Hiver 2021-2022

Résumés en style télégraphique mais illustrés de nos balades, brèves ou conséquentes, dans notre Jura et ailleurs.

16 janvier 202215 janvier 202208 janvier 202212 Décembre 2021

16 janvier 2022

Nous partons un peu plus tôt qu’hier. Les parkings le long de la route sont pris d’assaut. Au parking de la Grande Rolat, une dizaine de voitures déjà, dont une qui était déjà là hier (en plus de la nôtre). Des skieurs, en train de se préparer. Qui nous disent avoir eu une belle journée hier, malgré une neige qui bottait sur le retour.

La neige s’est un peu transformée par endroit. De la parfaite neige poudreuse, légère et fine, nous passons à de la neige dure et verglacée.

Dans la forêt de la Grande Rolat, le soleil est peu présent et les arbres sont encore lourdement chargés de neige.

Après la Sèche de Gimel, nous quittons le confort du sentier tracé pour continuer vers la Sèche des Amburnex.

Personne.

Seuls les bossus du Jura et autres quadrupèdes ont laissé leur trace.

Et ici, les traces sont nombreuses. Celle du milieu, c’est la nôtre !

Le chalet de la Sèche des Amburnex.

En route pour le Pré aux Veaux.

Des pancartes avertissent les randonneur·se·s (écriture inclusive, s’il vous plait) que le coin est dangereux à cause du bétail rendu agressif par la présence du loup et suggèrent un détour. Jugeant que nous ne risquons rien, car le bétail est bien au chaud dans la plaine, nous ne dévions pas de notre route.

Le couvert de la Rionde Dessus.

De là nous montons vers la Petite Chaux. C’est la première montée digne de ce nom de la journée et mes jambes protestent. D’autant que, une fois arrivés sur le pâturage, le chalet est encore bien loin.

Enfin, le chalet.

Comme il est encore un peu tôt pour commencer le retour, je propose de pousser jusqu’aux Begnines et de revenir à la Place d’Armes par la route.

Proposition acceptée, même si, au cours de notre progression, nous réalisons que la route est probablement interdite, à cause de ce stupide gallinacé, le grand tétras. Tant pis. Pour nous consoler, nous nous disons que nous pique-niquerons aux Begnines, et donc que nous n’y serons pas montés pour rien.

Le pique-nique est fort apprécié, malgré un petit vent frisquet qui, innocent au départ, nous fait frissonner 15 minutes plus tard.

Une pancarte verte, montrant un randonneur à ski et un autre raquettes au pied, barrés, confirme nos craintes. Les anti-vax feraient fi de l’interdiction, dit Stefano. Mais nous, bons citoyens, repartons de là où nous sommes venus, par le même chemin. Tout au maudissant une fois de plus le stupide gallinacé.

De la Petit Chaux, la montée jusqu’à la Place d’Armes nous semble interminable.

Bon, nous sommes maintenant sur le chemin du retour, avec un itinéraire classique. D’abord la croix de la Vue de Genève, que nous louperons d’une vingtaine de mètres, n’ayant pas le courage de faire la trace pour y monter.

Ensuite, le chalet à Roch dessus.

Puis, le ranch de la Pierre à Lièvre avant de nous dépêcher pour attraper le couvert de la Sèche de Gimel alors qu’il est encore éclairé par les derniers rayons du soleil.

Mission accomplie.

Trois minutes plus tard, le soleil disparaît.

Il ne nous reste plus qu’à rejoindre le parking.

Le dernier kilomètre. Sur un sentier bien tracé, avec une neige dure mais douce. Heureusement, car nos gambettes, bien sollicitées aujourd’hui, ne sont plus toutes fraîches.

La lune se lève. La nuit arrive tout doucement.

Le ciel est jaune et l’horizon vire au rouge alors que nous rentrons à la maison. La chaîne des Alpes est parfaitement dessinée. Je repère au loin La Tournette, au dessus d’Annecy.

Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

A la Sèche des Amburnex.

Lorsque le déclencheur se déclenche trop vite !

Aux Begnines.

Non loin du couvert de la Sèche de Gimel.

Juste après avoir quitter le pâturage de la Sèche de Gimel.

15 janvier 2022

Le récit de la balade arrive !

Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

Au départ, à La Plate-Forme.

A la cabane du Bois Gentil.

Au Croton.

08 janvier 2022

Le récit de la balade arrive !

Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

Au Col de Porte, vers la cabane du ski club de Nyon. Nous nous sommes abrités contre le mur, le temps de manger une barre.

Au sommet de La Dôle. La boule est derrière nous. Si si, c’est vrai !

12 décembre 2021

Oui, je suis d’accord. En théorie, l’hiver ne commence que le 21 décembre. Mais en pratique l’hiver est là. En témoignent les crêtes du Jura toutes blanches. Pas que les crêtes d’ailleurs. Vendredi, il a neigé en plaine, 5 à 15 cm, suffisamment pour que ce soit la gabegie sur les routes et en ville.

Les prévisions météo sont un peu mitigées et nous ne sommes pas certains d’avoir beau temps. Néanmoins, aucune précipitation n’est annoncée. A peine quittons-nous notre village que les champs sont déjà blancs. Alors vous imaginez bien que plus nous montons, plus le blanc devient intense. Avec surprise, quelques taches de ciel bleu viennent ajouter un contraste du plus bel effet.

Gros ralentissement à la St-George, où, d’un coté, des skieurs de fond s’affairent et de l’autre des enfants dévalent la piste de luge, casqués, « lunettés » comme de vrais champions. La St-George, c’est le spot de luge de la région.

Nos petits parkings habituels, permettant de garer deux à trois voitures, sont soit inexistants, oubliés par le chasse-neige, soit déjà occupés. C’est donc face au Mont Blanc que nous nous arrêtons.

Voilà l’ambiance du jour. Not bad, hein ?

Le premier kilomètre se fait en suivant une trace. Ce qui nous laisse tout le loisir de nous extasier quant aux conditions. Idéales ! Magnifiques ! Magiques !

Mais toute bonne chose a une fin disait ma maman. La trace fait un grand virage avant de revenir sur elle-même. Du coup, plus de trace. Nous sommes livrés à nous même et le rythme se ralentit drastiquement.

J’entends le souffle de Stefano, ce qui est suffisamment rare pour le mentionner.

Très vite nous nous arrêtons afin qu’il puisse enlever une couche et les  gants.

Les Alpes.

Je remarque alors la neige qui dessine une apostrophe à partir d’un piquet solitaire. Les lois de la physique sont parfois impénétrables.

Seuls au monde.

Parce que j’insiste, Stefano me laisse passer devant lorsque la pente faiblit un peu, en arrivant à proximité du Chalet neuf. Après une centaine de mètres, Stefano m’entend à son tour souffler. Je suis sûre que même les Genevois m’entendent. Damn it! Ce n’est pas facile ! C’est une peu comme monter un escalier sans fin. Il faut lever la jambe très haut, la reposer en poussant dessus pour prendre appui et recommencer.

Au fond, le toit du petit chalet Le Malgré-Tout. Je serre les dents, bien décidée à ne pas renoncer.

Il est si chou. Nous nous rappelons que l’année passée, le 1er janvier, les propriétaires nous avaient donné rendez-vous pour l’année suivante.

« MA » trace !

Je laisse volontiers Stefano reprendre la première place.  Nous nous faufilons derrière Le Malgré Tout, longeons le mur et le traversons facilement par la brèche aménagée récemment.

Nous voici aux Monts de Bière Devant. La neige amoncelée sur le banc a rejoint celle du toit.

Près du mat où aucun drapeau ne flotte (quelle tristesse), deux randonneurs s’extasient sur le panorama. Ce sont ceux-là, en train d’y monter.

Personne ne s’est aventuré derrière le chalet, en direction des Monts de Bière derrière. C’est pourtant là que nous voulons aller.

A deux ou trois reprises, des sapins, taquins, se déchargent de leur neige à notre passage.

Mais nous leur pardonnons volontiers : c’est si beau !

A suivre ! Le récit n’est pas fini !

Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

Au parking du Point de Vue. Nous avons la banane, on se demande bien pourquoi !

Un peu plus loin, pour partager avec la famille. Quand je pense à mes collègues coincés derrière un PC pour cause de grosse mise en production, je me sens un peu traître et privilégiée en même temps.

Allez, ce n’est pas tous les hivers que nous avons des conditions pareilles. Alors nous sommes heureux et nous le montrons. Au Monts de Bière Devant.

A Pierre à Coutiau.

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À propos de Marie-Catherine

Randonneuse, blogueuse et photographe amateur chez Two Swiss Hikers.

En phase de préparation de voyage, je m'occupe du choix voire de l'achat du matos et organise les bagages. Ma principale activité consiste à me réjouir des vacances qui arrivent ! Je deviens plus active au retour : il faut trier les photos (et des photos, il y en a...) et rédiger les billets de ce blog.

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