La Cabane du Rocher

La météo annoncée est incertaine. P’être qu’il fera beau, p’être qu’il ne fera pas beau. Stefano regarde les images fournies par la caméra de Saint-Cergue et ma foi, le soleil brille et le ciel est bleu. Let’s go then!

Comme il est midi (comme la semaine passée), nous partons pour le Marchairuz, évitant ainsi les bouchons potentiels de Saint-Cergue. Déjà que cette semaine c’est le salon de l’Auto…

12h15. Nous y sommes. Stefano me consulte pour connaître ma préférence : côté Mont Tendre ou côté Crêt de la Neuve. Je choisis le côté Mont Tendre.

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Le ciel n’est pas franchement bleu mais nous ne sommes pas à Saint-Cergue. La neige est abondante.

Le chemin, nous le connaissons bien. Mais tout comme nous avions plaisir à faire, refaire, re-refaire la même piste de snowboard, nous avons plaisir à repasser par les mêmes endroits. Endroits qui ne sont jamais les mêmes d’ailleurs : lumière différente, enneigement plus ou moins prononcé, il y a toujours un petit détail qui fait la différence.

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Le chalet des Monts de Bière Derrière.

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Nous filons au nord puis obliquons à l’est en direction du Grand Cunay. Nous sommes partis très vite, trop vite sans doute. 20 minutes et 118 mètres de dénivelé. Je dois m’arrêter quelques minutes au milieu, mon cardio s’est envolé. Je peine à reprendre mon souffle. Oooops, pas cool.

Mais ce n’est qu’un petit mauvais moment à passer, le Grand Cunay est en vue et le ciel est bien noir.

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Par moment d’ailleurs, il pleut des gouttes, des flocons de neige et des petites boules de grésil.

Nous rejoignons un couple, dépassé non loin de la voiture. Ils ont le sourire aux lèvres. Elle me dit : « Pour nous c’est un exploit : il y a un mois, mon mari était aux soins intensifs après une attaque ». Je les félicite. Ils s’arrêtent là et prennent le chemin du retour.

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Nous sommes maintenant sur la crête. Au loin, le Spoutnik de la Pierre à Coutiau.

Et comme vous pouvez le constater, par endroit, la neige se fait rare.

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Une borne, et au loin, le Jura français.

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Voici une vue de l’ensemble de la structure de la Pierre à Coutiau.

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La crête, c’est un peu comme des montagnes russes : ça monte, ça descend, pour mieux remonter ensuite.

Ici, c’est la descente, un peu dans la forêt, un peu dans les prés.

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Nous arrivons à la cabane du Cunay.

Côté cour, tout est calme. J’ai trouvé très joli le drapeau.

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Côté entrée, c’est un peu plus animé.

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Une petite montée plus  tard, nous sommes à la Pierre à Coutiau.

L’intégration de l’antenne dans son environnement est une réussite flagrante. Bel effort, messieurs les ingénieurs.

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Nous reprenons notre parcours ascendant et descendant. Le manque de neige nous oblige parfois à quelques détours.

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Notre objectif se dessine.

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Une vague de neige. Derrière, c’est la France.

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Stefano est derrière (pour une fois !) et photographie le ciel.

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Nous arrivons au sommet du Mont Tendre. Stefano s’agenouille, cadre méticuleusement et appuie sur le déclencheur.

Je l’entends dire, d’un air boudeur : « Vous avez gâché ma photo ». Je me retourne. Effectivement, deux grosses taches sont venues polluer la photo.

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Un couple, souriant, qui répond du tac au tac : « Quel accueil ! ». Nous engageons la conversation. Ils sont à ski, ces skis de back country dont nous parlions dans un billet précédent. Stefano leur offre une Clif Bar pour se faire pardonner. En retour, nous avons droits à un autoportrait.

Nous envoyons notre message SPOT du jour.

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Aujourd’hui la boucle n’aura pas la forme d’un O mais plutôt d’un I. Nous descendons quelques dizaines de mètres vers le lac Léman puis longeons la crête, quelques 200 mètres plus bas, en direction du col du Marchairuz.

Stefano veut reprendre quelques photos d’arbres morts que nous avons déjà immortalisés à 2 reprises.

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30 minutes après l’avoir quitté, le point géodésique n’est plus qu’un petit… point.

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Stefano se dirige vers une petite cabane, découverte lors de notre dernière sortie dans le coin. Nous ne l’avions vue que de loin mais là, nous allons nous en approcher.

La Cabane au Rocher. C’est un refuge. La porte n’est pas verrouillée. C’est vraiment tout tout petit.

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Mais, mais… que fait-il ou plutôt que dit-il ? Boum ! (regardez le panneau à ses pieds) (1). Nous allons vers l’Aurore (2).

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En arrière plan, on distingue la couche de neige encore importante qui recouvre le sol. Il y a en tout cas un bon mètre.

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L’Aurore.

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Et côté lac, le chalet de Druchaux.

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Cet arbre nous avait amusé.

Nous aimons sa forme tarabiscotée, son gros ventre et son écorce recouverte de mousse. Nous avons hâte de repasser ici cet été, lorsque ses branches seront recouvertes de feuilles.

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Un abri sans nom, pas même marqué sur la carte.

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Nous rejoignons nos traces et arrivons au chalet des Monts de Bière Derrière.

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Côté météo, quelque chose se prépare, c’est certain.

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Stefano réussi à trouver un sentier parallèle, histoire de prolonger la boucle.

Nous découvrons des empreintes d’un animal étrange, aux pattes de canard. Partant du fait que chaque empreinte mesure entre 40 et 50 cm, nous prions pour ne pas croiser son chemin.

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Nous arrivons à la voiture à 17h20, soit 5 heures après l’avoir quittée.

Lorsque nous démarrons, une, puis deux puis une multitude de gouttes de pluie mêlée de neige viennent marquer le pare-brise. Lorsque nous arrivons à Saint-George, il pleut franchement.

Quel timing !

Autoportraits du jour

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Au Mont Tendre.

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Galerie d’images