Hidden Valley

Hidden Valley. Une oasis au mileu du désert. Un lieu improbable. Nous la découvrons pour aller revoir des pétroglyphes vus en 2012. Par contre, comme la marche d’approche est plus courte, nous aurons beaucoup de temps pour explorer. Notre obstination va porter ces fruits : nous découvrons un panneau confidentiel.

Le départ du sentier ce matin est à moins de 2 kilomètres de l’hôtel. Nous retournons voir des des pétroglyphes découverts en 2012, alors que nous suivons une piste de jeep, The Moab Rim Trail. Aujourd’hui, nous allons suivre un autre itinéraire, via un sentier cette fois qui va nous faire découvrir Hidden Valley. Accessoirement, nous espérons bien trouver d’autres pétroglyphes.

Hidden Valley, c’est quelque part derrière cette barre rocheuse. Ça veut dire que pour y accéder, nous avons droit à une petite montée bien raide, histoire de nous chauffer un peu. Ce matin, Dieu merci, mon moteur diesel ne se fait pas prier et chauffe très très vite.

Le sentier nous dirige vers ce col.

40 minutes plus tard, nous y sommes.

Je tombe instantanément amoureuse de Hidden Valley. Au grand désespoir de Stefano qui sait ce qui l’attend : m’entendre s’exclamer sans relâche que c’est l’endroit le plus merveilleux de la terre. Dans la série des lieux dont je suis tombée amoureuse, il y a eu, par exemple, St Helens Lake.

Il faut imaginer un vaste plateau herbeux, délimité à droite par une falaise de roche rouge et traversé par une piste de sable rouge.

L’endroit est tout simplement magique. Surtout que, par endroit, le sol est recouvert de petites fleurs violettes.

Après un tout petit peu moins que deux kilomètres, nous arrivons au bout de Hidden Valley, face à un éperon rocheux. Nous le contournons par le sud et longeons le pied des falaises.

Le premier panneau de pétroglyphes ne se fait pas attendre.

Il y a de tout : grue ou héron, ce qui ressemble à un gros insecte, chèvre et empreintes d’ours.

On dirait que ce personnage a dérangé certains qui auraient tenté de l’effacer. Des traces d’abrasion sont visibles.

Un peu plus loin nous retrouvons des chèvres…

et des empreintes. Humains, ours, impossible de vraiment décider.

Serait-ce un flocon de neige ?

Le prochain panneau est situé plus haut sur la falaise et il nous faut trouver un moyen de nous mettre à sa hauteur.

Il y a une belle ribambelle (voir plus haut), un magnifique cerf et quelques formes anthropomorphiques intéressantes.

Cette bête à quatre pattes est assez différentes de ce que nous avons pu voir et malheureusement très peu visible.

Nous poursuivons notre exploration, longeant toujours la falaise. Nous voyons maintenant la piste de jeep que nous avions suivie en 2012.

Voici ce que nous découvrons quelques minutes plus tard.

C’est beau, non ? Tout comme, d’ailleurs, cette scène de chasse à proximité.

Juste à côté, peut-être plus anciens, ces pétroglyphes très épurés.

Toujours sur cette même longueur de falaise, nous retrouvons un bel alignement de chèvres.

Stefano est encore obligé de jouer au chamois pour pouvoir s’en approcher.

Mais le résultat est là. Ces chèvres sont magnifiques.

Les prochaines ne sont pas mal non plus. Nous sommes vraiment gâtés.

Nous arrivons au bout du mur de falaises. Au centre, dans ce creux, se trouvent les pétroglyphes que nous avions vu en 2012. C’est notre prochaine destination.

Mais avant, nous savons que sur une mesa, il y a les restes d’une ancienne tour d’observation. Je parviens à m’y hisser, via une espèce de cheminée, juste le temps de faire une photo.

Nous voici à la cassure de la falaise. Un panneau de pétroglyphes est visible, sur la partie droite, éclairée par le soleil.

Je vous le donne en mille. Que trouvons nous ? Des chèvres et des chiens.

Non loin, d’autres chèvres, des kokopellis et des chasseurs armés d’arc.

Stefano en recherche d’angle parfait.

Nous sommes vraiment gâtés. L’endroit recèle de nombreuses belles choses.

Dont une procession de kokopellis. Du jamais vu !

Nous redescendons de notre perchoir.

Nous palabrons un moment pour décider de ce que nous allons faire et optons pour partir en terres inconnues, à savoir, le prochain mur de falaises.

Peut-être aurons-nous de la chance ? Qui sait ?

Nous sommes tout contents de trouver ces dessins.

Nous sommes partis au hasard et avons été récompensés. Ils sont forcément confidentiels car aucun sentier n’y mène.

Nous remontons la falaise, dans l’idée d’arriver au bord du rim et de le longer afin de rejoindre Hidden Valley. Ca, c’est la théorie. Nous verrons bien sur place si le terrain nous le permet.

C’est alors que nous trouvons… le graal.

Un cerf immense, gravé dans la falaise. Wow, et quel cerf ! Le style de la tête est assez différent de ce que nous avons l’habitude de voir.

Nous sommes tout simplement aux anges.

Que dire ? Notre entêtement nous a récompensé. Nous n’osons pas penser à tout ce que nous avons pu manquer durant toutes nos explorations.

Nous continuons à remonter le long de la falaise, afin de rejoindre l’entrée de Hidden Valley.

Tiens, encore un !

Nous voilà au bout de la mesa. Hidden Valley commence là où se trouve la partie sombre de la photo ci-dessous. Au fond, les La Sal Mountains, encore enneigées.

Derrière nous, quelque part, se trouve notre cerf géant.

Hidden Valley.

La traversée est aussi agréable qu’à l’aller. La descente à la voiture se fait tranquillement, en regardant bien où nous (enfin, je surtout) mettons les pieds. Ce serait dommage de tomber et de se faire mal.

Lorsque nous arrivons à la voiture, il est à peine 15h. Stefano me propose d’aller voir Dump Panels, une série de panneaux non loin d’une décharge à ciel ouvert.

Flore du jour

Roese Heath – Chaetopappa Ericoides
Roese Heath – Chaetopappa Ericoides

Autoportraits du jour

Ouf, pas facile de faire tenir Two Swiss Hikers (de la tête au pied) et une partie du panneau. Le tout avec l’horizon … horizontal.

Hidden Valley - Moab - Utah

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