La Baragne

A weekend exceptionnel, randonnée exceptionnelle. Nous partons plein d’enthousiasme à la découverte du pâturage de La Baragne. Nous y rencontrerons une personne tout aussi exceptionnelle. Une journée de tous les superlatifs.

On prend la même et on recommence.

Première photo de la journée : il est 10h28 et nous sommes sur le parking qui permet d’accéder aux Orgères.

Nous partons les yeux brillants de joie à l’idée de la journée qui nous attend. Elle ne peut qu’être parfaite, encore plus parfait que celle d’hier qui avait déjà placé la barre très très haut.

Nous suivons sagement la route puis la route forestière.

Après de 4 km, au lieu de bifurquer vers le sud ouest ver les Bioles, nous partons au nord est dans une combe. Il y a un vague sentier, que nous attribuons plus au passage de bêtes qu’au passage d’humains.

Nous arrivons au pied d’une falaise. Nous constatons avec joie que le pseudo sentier la suit au plus près.

Lorsque nous redescendons et quittons la forêt, nous arrivons en vue du Mondion. Nous sommes tout excités d’avoir découvert un nouveau passage. Nous nous promettons de repasser par ce sentier prochainement, au moins pour l’entretenir.

La Combe de la Valouse. Au fond, le Crêt de Grison.

Sans surprise, nous arrivons en vue de la buvette des Pralets et du Mont Sâla.

Stefano m’annonce que nous allons profiter de notre balade pour aller entretenir notre sentier secret qui monte au Mont Sâla. Chouette !

Le Pré des Pralets, là où précisément une vache a été un peu trop curieuse la semaine passée, me provoquant une belle frayeur.  Entre ce pré et le Mont Sâla, la forêt des Pralets. Ah si la géographique était toujours aussi simple !

Je ne fanfaronnerais pas quant la facilité de la montée. J’ai dû oublier de prévenir le cœur, les poumons ou les jambes. Ou les trois en même temps. Résultat : ce fût l’anarchie, avec à la clé, une MC huffant et puffant du bas jusqu’en haut.

Là déjà, Stefano se retourne, inquiet à l’idée de se faire poursuivre par un troupeau de vaches en colère. Mais non, Stefano, pas de panique. Ce n’est que ma respiration voyons !

Mais, tout est une question de temps et d’entêtement. Nous arrivons en haut, à la jonction du sentier qui vient du Mont Pelé. Le sentier qui mène au Mont Sâla est toujours aussi beau, nous offrant une vue magnifique sur le lac et la chaîne des Alpes. Nous croisons deux randonneurs… Enfin, deux promeneurs en basket. Un père et son fils, vraisemblablement. Nous leur demandons s’ils connaissent le sentier secret et nous répondent que non, c’est la première fois qu’ils passent par là. Nous les prévenons que la descente est assez technique et un peu aérienne.  En papotant un peu plus, il s’avère que lui est Annécien, une année plus jeune que moi. Nous n’avons pas fréquenté les mêmes collèges et lycées, lui étant en école privée. Lorsqu’ils avouent être un peu légers en terme d’équipement (y compris nourriture), nous leur offrons deux Clif bars. Nous les laissons et nous disons que si d’ici une heure ou deux nous n’avons pas entendu d’hélicoptère, c’est qu’ils sont arrivés sains et saufs en bas en entier.

En arrivant au sommet du Mont Tendre.

Vue sur les Pralets, et, au fond, Le Mondion.

Le sommet est pris d’assaut. Impossible de photographier la croix sans une ou deux grosses taches.

Nous quittons rapidement les lieux pour descendre vers le Couchant. Nous nous arrêtons à la Cabane des Électriciens pour y pique niquer.

Nous partons vers le nord, vers le Creux à la Neige. Du Creux de la neige, qui est un gouffre, nous ne verrons pas grand-chose… Un panneau, un trou béant et sombre entouré de barbelés, quelques belles couleurs et c’est tout.

Nous arrivons au pâturage dit de la Baragne.

C’est une belle combe, qui abrite plusieurs chalets d’alpage, dont certains à l’abandon.

Nous sommes en train d’admirer le magnifique toit rouillé d’un des chalets. Arrive alors un randonneur solitaire, sac à dos de trekking sur le dos. Nous engageons la conversation. Ce gars est une encyclopédie à lui tout seul. Non seulement il connaît la région comme sa poche mais il est incollable aussi question faune et histoire. Il nous donne ainsi le nom de l’oiseau qui vient de chanter : une chouette chevêchette. Il nous parle du loup, du grand tétra. Il nous confirme aussi qu’il n’y a pas de lapins dans le Jura, mais que des lièvres. Mais pas des lièvres variables, ajoute-il. Des lièvres d’Europe dont le pelage reste gris-brun en hiver. Nous pourrions rester des heures à l’écouter.

Le voilà d’ailleurs de dos, à côté de ce magnifique chalet.

Les chenaux sont en bois.

Un peu plus loin, un autre chalet. Celui-ci ne semble pas à l’abandon : son toit est très récent.

Encore plus loin, un abri. Une de ses façades est recouverte de tavillons, joliment alignés.

Nous arrivons au chalet de La Baragne, celui qui semble porter officiellement le nom du pâturage. C’est un chalet privé, appartenant à une famille française. Autrefois, la frontière passait à quelques mètres. Maintenant, suite au traité de la Vallée des Dappes de 1862, leur chalet se trouve en terres suisses, mais eux habitent toujours du côté français.

Devant nous, une belle montée, qui va nous mener au Crêt des Danses.

La croix du Crêt des Danses.

Il ne nous reste plus qu’à redescendre vers Le Croue, le Marais Rouge par des sentiers parfois improbable pour terminer par les Bioles avant d’arriver aux Orgères, presque 8 heures après les avoir quittés.

Autoportraits du jour

A la Cabane des Électriciens.

Références externes

En français

Galerie d’images