Potraux

Voici notre retour numérique après plus d’un mois d’absence. Ce n’est pas que nous n’avons rien fait. Entre aujourd’hui et notre dernière balade publiée, nous avons usé quelques millimètres de semelles sur les sentiers de notre Jura bien aimé. La Dôle promet d’être magnifique aujourd’hui.

Nous voici de retour. Pour une petite montée dominicale à La Dôle, via Potraux.

Non, ce n’est pas que nous n’avons rien fait depuis le Mont d’Or. Bien sûr que non. Mais nous avons été fainéants côté photo, la principale cause étant le manque d’envie de se trimbaler un appareil photo par ces grosses chaleurs. Et pour faire chaud il a fait chaud. Nos 3 litres de flotte embarqués dans nos Camelbak ont souvent été vidés avant le retour à la voiture.

Pour tout vous dire, depuis le 07 juillet, nous avons marché plus de 166 km, pour un dénivelé positif de 5’347 mètres, le tout en 45h. La plus courte balade a été le weekend passé, samedi. Nous étions partis plein d’entrain pour le Mont Tendre mais Monsieur Météo en a décidé autrement. L’orage s’est calé au-dessus de nos têtes, faisant plus de bruit que d’eau. Coincés au Petit Cunay durant une bonne heure et lasses d’attendre qu’il se décide à aller voir ailleurs, la sagesse nous a fait redescendre par là où nous étions venus. Arrivés au Pré de St-Livre, nous nous sommes dirigés vers le chalet avec l’intention de nous abriter sous l’avant-toit. C’était sans compter sur l’hospitalité de Pierre, le gardien du troupeau qui nous a accueilli dans son chalet, nous a fait du feu et nous a fait goûter un fromage de chèvre de production locale. Merci, Pierre, nous avons passé un moment très très agréable. La plus longue randonnée date d’hier, un poil moins que 30 km pour 7h47 de pur bonheur et 857 mètres de dénivelé (positif, s’entend).

Mais revenons à notre balade du jour. Ce matin, en quittant la maison, Stefano n’a pas laissé la voiture se diriger vers  le nord-est. Un coup de volant nous emmène au sud-ouest, vers la Rippe puis Bonmont. C’est de là que nous partirons pour La Dôle.

Et voilà la TSH Mobile, affublée du symbole du randonneur suisse. J’ai eu la révélation en descendant du Mont d’Or.

Le ciel est radieux. Pas un nuage. Nous commençons par suivre la route (histoire que mon moteur diesel ait un peu le temps de chauffer), puis suivons les sentiers fréquentés par les chevaux avant de retrouver le Sentier des Crêtes.

Le Sentier des Crêtes… Certaines de ses portions suivent des routes forestières, où la déclivité est raisonnable. D’autres portions sont vraiment élitistes, de part la raideur de la pente (tant pour la descente que pour la montée) et la nature du terrain. Nous suivons la Combe de la Joie puis partons vers le sud-ouest en direction de la Gerlaz.

Le pâturage de la Gerlaz. Le bétail est réfugié à l’ombre, sous les arbres.

Nous nous retournons. Le lac et la chaîne des Alpes, un peu embrumée.

Vue sur le lac et la chaîne des Alpes, depuis le haut de La Gerle.

En sortant du pâturage, nous suivons La Piste à Vincent. On ne sait pas trop où est la piste ou ce que Vincent a fait pour mériter la postérité mais… nous suivons un magnifique sentier qui nous emmène en direction de Potraux par un sous-bois recouvert de fougères.

Le sentier rejoint la route forestière, juste devant la barrière qui ferme le pâturage.

Le pâturage de Potraux est un peu moins bien entretenu que le pâturage de la Gerlaz. Les gentianes envahissent le terrain. Nous sommes entourés d’une vingtaine de mouches qui semblent nous confondre avec des vaches. Tiens, d’ailleurs, y’en a même une qui fait du photo bombing !

Ici, les vachettes ont des cornes.

Quelques vaches envahies par les mouches, rencontrées vers le chalet de Potraux.

Nous pique-niquons à proximité du chalet. Chalet que voilà, d’ailleurs.

Le chalet de l'alpage de Potraux.

Alors que nous sommes tranquillement en train de déguster notre sandwich au roast-beef (c’est suffisamment rare pour que je le mentionne), les vaches se rassemblent et s’avancent vers nous. Nous n’attendons même pas de deviner le pourquoi du comment et fermons la barrière (ou plutôt tirons le barbelé qui sert de barrière). Better safe than sorry.

Nous nous remettons en route et je dois maltraiter mes jambes et leur promettre 1’000 sévices pour qu’elles daignent envisager de collaborer. Y’a de la mauvaise volonté affichée et certaine…

Nous arrivons bientôt en vue de notre objectif.

Au loin, La Dôle, et, en avant-plan, un joli mur en pierre sèche.

Les vaches sont également présentes.

Les Creux, près de La Dôle, et son mur qui délimite le pâturage.

En marchant sur la crête. A gauche, le chalet de La Dôle.

Le sommet est pris d’assaut. Nous nous arrêtons quelques minutes le temps de déguster un gel et entamons la descente. Heureusement que Stefano pense à prendre quelques photos.

Bon moi aussi, quand même. En hiver, cette portion est notre pire cauchemar car elle nous force à marcher comme des dahus.

Le chalet de La Dôle.

En descendant vers le Chalet des Apprentis. Au loin, le Chalet de la Dôle.

Près du chalet des apprentis, nous avons un moment d’hésitation : où allons-nous ? Le choix est vaste.

Ce sera La Barillette.

Nous nous retournons une dernière fois.

Vue de La Dôle depuis le sentier qui mène à La Barillette.

Peu commun, ce passage de mur de pierres sèches.

L’antenne de La Barillette. Sa sœur, née en 1955, a été dynamitée le 25 mai dernier. La vidéo du dynamitage peut se voir sur YouTube.

La nouvelle antenne de Swisscom de La Barillette. L'ancienne a été dynamitée le 24 mai 2018.

Il ne nous reste plus qu’à descendre. Nous suivons un moment la route forestière/sentier du tracé de la Course de la Barillette. La prochaine édition aura lieu bientôt, à la fin du mois d’août. Nous avons participé à cette course une ou deux fois, il y a une vingtaine d’année, alors que nous habitions à la Rippe. Nous évoquons nos souvenirs respectifs.

Un sous-bois pas très très propre. Une étincelle y ferait pas mal de dégâts.

Un peu avant d’arriver à la voiture, nous rejoignons un couple. Le sentier était devenu étroit et plus sombre et Stefano avait lancé quelques cris inquiétants, cris qui avaient eu leur écho. Ils sont hilares et nous aussi. Nous engageons la conversation et nous disent qu’ils se sont tout récemment convertis à la randonnée. Nous les félicitons pour leur choix et leur souhaitons plein de belles aventures et beaucoup de plaisir.

Nous arrivons à la voiture vers 18h45, ravis de notre journée et de notre week-end.

Itinéraire du jour

C’est ici et c’est chez Suisse Mobile.

Flore du jour

Carline Sans Tige - Carlina Acaulis
Carline Sans Tige – Carlina Acaulis
Carline Sans Tige - Carlina Acaulis
Carline Sans Tige – Carlina Acaulis

Autoportraits du jour

Potraux, lors de la pause déjeuner syndicale. Jolie la marque du chapeau, hein ?

Stefano et Marie-Catherine devant le chalet de Potraux, commune de La Rippe.

En mode ombres chinoises.

Toujours à Potraux, 3ème et dernier essai.

Galerie d’images