Le long de Potash Road

Nous suivons la Potash Road, observant avec attention les falaises qui jouxtent la route. Nous dénichons de nombreux panneaux de pétroglyphes éparpillés entre les spots de grimpe.

De retour de Seven Mile Canyon et de Intestine Man Panel, nous partons explorer les bords du Colorado, via la Potash Road. Là encore, les souvenirs reviennent, dont celui du retour de notre périple pour aller voir les Gemini Bridges où, après plus de 52 km à VTT, il nous avait fallu rouler encore 23 km sur cette fameuse Potash Road avant de rejoindre la voiture. Sans parler de la chambre à air qu’il a fallu changer, chemin faisant.

La Potash Road, c’est également un site de grimpe. Éparpillées le long de la route, chacune des voies est prise d’assaut par les grimpeurs. Entre le pied des falaises et la route, 3 mètre tout au plus. La limite des 30 miles par heure n’est respectée que par les bons suisses que nous sommes. Nous roulons même plus lentement, toujours soucieux qu’un gamin ne surgisse en courant d’entre deux voitures garées sur le bas-côté.

Le premier site est situé en hauteur.

Je n’ai pas menti. La route est là, tout près.

Beaucoup de chèvres, là encore, quelques cerfs et des formes anthropomorphiques rectangulaires et triangulaires, dans la plus belle tradition du piquetage.

Pour le panneau suivant, nous n’avons pas ce recul. A moins de traverser la route ou rester au milieu, avec tous les risques que ça comporte.

Mais il est juste incroyable.

Les bonhommes au torse triangulaire (comme ci-dessus) se mélangent à ceux au torse rond car masqué par un bouclier.

Il y a également un magnifique guerrier, avec arc et flèche, dont la tête est ornée d’une large parure. Tout à côté, deux belles ribambelles.

Sans oublier cette belle collection de formes anthropomorphiques aux bras à angle droit et aux larges mains.

Nous sommes un peu choqués de la façon dont les panneaux de pétroglyphes sont annoncés : Indian writings. Le terme Indian n’est aujourd’hui que peu utilisé, certains le trouvant même insultant. Le terme Native Americans est privilégié car moins réducteur et surtout plus vrai. Heureusement ce panneau offre un séance de rattrapage.

De l’autre côté de la route…

The Bear Panel

C’est effectivement un ours, et un gros…

Nous aimons beaucoup les deux chasseurs, sous-dimensionnés, tentant de transpercer l’ours de leur flèche. Nous aimons également beaucoup les 5 doigts bien dessinés de chacune des pattes.

Nous partons voir un panneau de pétroglyphes, The Jug Handle Panel qui se situe à la sortie de John Canyon.

En revenant de The Jug Handle, en direction de Moab, (oui car tôt ou tard nous allons devoir aller prendre possession de notre chambre et surtout aller manger), un autre panneau de pétroglyphes attire notre attention.

Cette fois les pétroglyphes sont à hauteur d’homme, facilitant notre travail de photographe amateur.

A proximité une représentation de pied à six doigts. En faisant quelques googlings, j’apprends que de nos jours les personnes à 6 doigts (de pied, ou de main, ou les deux) représentent 2.4 pour 1000 de la population actuelle des Etats-Unis. Des sandales portant une extension pour un sixième doigt de pieds ont été retrouvées du côté de Chaco Canyon. 

18h15. Nous nous arrachons à notre contemplation et prenons la route de Moab. Moab, c’est bien, car nous y avons déjà notre cantine.

Flore du jour

Scarlet Globemallow – Sphaeralcea Coccinea
Scarlet Globemallow – Sphaeralcea Coccinea
Yellow Bee Plant - Cleome Lutea
Yellow Bee Plant – Cleome Lutea

Références externes

En anglais
 

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