La Palud

Petite virée qui devient grande au fil de la journée. Partis du Fort, au dessus de St-George, la balade commence par une descente qui nous amène à La Palud puis au Pré à la Dame avant de remonter à La Correntine, puis au Mont Tendre par le Pré de Ballens et de Mollens. Nous reviendrons à la voiture par le Pré de St-Livres.

Ca faisait longtemps. Longtemps que nous ne nous étions pas garés près du Fort.

Et encore plus longtemps que n’avions pas commencé une balade par une franche descente. La journée s’annonce extraordinaire.

Le premier chalet est La Palud. Vu une seule fois. La lumière n’est pas meilleure que dans nos souvenirs.

Il est désert, mais joliment entretenu.

La partie habitable ne représente qu’un quart de la surface.

Toujours en descendant, nous suivons une jolie combe, d’une vingtaine de mètres de large.

Combe qui nous amène au Pré à La Dame. Notre dernier passage ici date de 2011 (pour le billet, c’est ici) et son souvenir est encore vif. Nous avions terminé la randonnée à la nuit tombée, avec plus de 30 km au compteur et quelques belles ampoules aux pieds. C’est qu’à l’époque, nous étions des randonneurs novices et achetions nos chaussures trop petites. Et pour parfaire le tout, nous étions à la veille d’un voyage aux USA…

L’entrée au Pré à la Dame… La clôture n’est pas très hiker friendly.

Une bonne odeur de barbecue vient nous caresser les oreilles. Eh oui, y’en a qui ont vraiment de la chance !

Nous marchons gaiement sur une belle route forestière. Les arbres nous protègent du soleil et la température est agréable.

Cabane de chasseurs trouvée sur le bord du chemin.

Près de ces panneaux, la pente s’inverse.

Nous sommes au-dessus de Bière. C’est par là-même que nous avions essuyé des tirs d’artillerie, il y a quelques années. Nous en rions aujourd’hui mais je me rappelle que nous ne faisions pas les fiers.

Petit chalet sans nom.

Après un replat…

la montée se fait plus rude et nous arrivons à La Correntine.

Nous nous arrêtons quelques minutes dans la montée qui mène au Crêt de Mondisé. Moi pour enlever les petits cailloux qui se sont subrepticement invités dans mes sandales, et Stefano pour reposer ses épaules tout en procédant à un réglage des bretelles de son sac à dos.

Nous en profitons pour nous imprégner de la tranquillité ambiante. Le tintement des sonnailles est lointain tandis que le bourdonnement des insectes est très présent.

En descendant du Crêt de Mondisé, Stefano améliore encore le tracé qui nous permet de rejoindre le Pré de Ballens.

Trois personnes sont attablées sur la terrasse, terminant leur repas. Nous échangeons quelques mots et ils nous confirment que des travaux ont bien eu lieu au chalet de M’sieur Claude, justifiant ainsi que ce dernier n’est pas pu s’y installer pour l’été.

Bon, mais quand même. C’est triste un chalet vide. Surtout celui-ci !

Au chalet du Pré de Mollens, nous saluons Monsieur Olivier mais restons à bonne distance car il a des invités.

Stefano me parle d’aller pique-niquer à la cabane des Yarpes. Moi, innocemment, je lui demande : avons-nous le temps de monter au Mont Tendre ? Il me répond non, puis oui. Nous en profiterons pour boire un jus de pomme, ajoute-t-il.

Nous quittons donc la route qui mène à la cabane des Yarpes pour nous engager dans la montée, à travers le bois des Fayes.

Belle citerne fleurie.

Le terrain accidenté nous contraint à reprendre la piste qui mène au chalet Neuf du Mont Tendre.

Bien nous en prend. Alors que nous ouvrons-fermons une barrière, le berger nous entend et sort nous saluer. Nous faisons enfin sa connaissance. Il surveille 254 bêtes, des génisses et des vaches allaitantes. Le chalet est géré par le syndicat de Montrichier, qui gère également la buvette du Mont Tendre (enfin, si j’ai bien compris). Il nous confirme ce que les plaques minéralogiques de sa voiture nous avaient fait deviner : son pays d’origine est la Roumanie. Nous le quittons en nous disant : quel gars bonnard !

Nous avalons (c’est le mot !) 5 décis de jus de pomme à la buvette du Mont Tendre. Les tables sont envahies par les guêpes. Nous ne traînons pas et partons vers le point géodésique.

Des gens ont abandonné des drapeaux de prière. Ils terminerons éparpillés par le vent. Ce sont des futurs déchets. Triste.

C’est peut-être notre trentième, quarantième ? visite au Mont Tendre mais notre émerveillement reste celui du premier jour : c’est tellement beau !

Nous filons le long des Rochettes, faisant un petit détour par la cabane des Rochers.

Puis, par un sentier plus ou moins officiel, nous rejoignons le sentier qui même à L’Aurore.

Le voilà !

Au terme d’une longue descente, nous arrivons à la hauteur de La Corne, un pâturage entre Les Râpes et le Petit Pré.

Pour une fois, nous suivons sagement la route qui nous ramène à La Foirausaz. Nous traversons la route du col et empruntons le chemin à Marc qui nous ramène à la voiture.

Le Fort, dans la lumière du soir.

Un fois posés dans la voiture j’avoue à Stefano que je suis un peu fatiguée. Normal me dit-il. Nous avons parcourus presque 30 km pour un dénivelé de plus de 1’000 mètres. Rassurée, je m’exclame : ouf, tout va bien alors !

Flore du jour

Casque de Jupiter - Aconitum Napellus
Casque de Jupiter – Aconitum Napellus

Itinéraire du jour

C’est ici et c’est chez Suisse Mobile.

Autoportraits du jour

Hum, je ne me rappelle plus où c’est… Quelqu’un peut m’aider ?

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À propos de Marie-Catherine

Randonneuse, blogueuse et photographe amateur chez Two Swiss Hikers.

En phase de préparation de voyage, je m'occupe du choix voire de l'achat du matos et organise les bagages. Ma principale activité consiste à me réjouir des vacances qui arrivent ! Je deviens plus active au retour : il faut trier les photos (et des photos, il y en a...) et rédiger les billets de ce blog.

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