La Dôle – 2017

Jour de Noël. Nous allons saluer le radôme de La Dôle. Nous sommes surpris d’y trouver tant de monde. Le ciel se voile en cours de journée et les nuages lui confèrent une beauté tout particulière. Nous faisons un détour par La Barillette et ses antennes que certains qualifient de hideuses mais que nous trouvons presque belles.

Nous avions gardé cette destination pour le jour de Noël en nous disant que nous n’y verrions personne. A 11h15, nous sommes garés à St-Cergue, sur la route du Télésiège. D’ordinaire, nous poussons jusqu’à la cabane des chiens de traîneau mais un panneau « Circulation interdite – Sauf Riverains » nous oblige à renoncer. Tiens, soit ce panneau à poussé durant nos 5 années d’exil, soit nous ne l’avions jamais vu.

Je vais avoir droit à 20 minutes de plus d’échauffement ce qui en soit n’est pas si mal. En parlant d’échauffement, même si nous sommes encore à l’ombre, voilà notre première pause.

Nous suivons un moment une piste de chiens de traîneau puis commençons les choses sérieuses, à savoir une belle montée face à la pente.

Nous suivons des traces qui restent sur le flanc de la Pointe de Fin Château puis de la Point de Poêle Chaud.

Une des deux pointes.

Nous rejoignons le sentier qui mène au Chalet des Apprentis.

Au bout de la pente… notre objectif.

Nous allons regarder de plus près le Chalet des Apprentis, construit par des apprentis en 1964 et rénové en 1995.

La Dôle, depuis un petit coin caché, à l’abri des regards indiscrets, si vous voyez ce que je veux dire…

La mélasse, au dessus du bassin lémanique.

La Dôle, depuis le Chalet des Apprentis.

Nous décidons d’attaquer La Dôle par le Col de Porte. Nous savons ce qui nous attendons : une belle montée en dévers.

A certains endroits, la trace que nous suivons devient si étroite que nous devons marcher comme des mannequins et poser un pied sur la même ligne que l’autre. La neige est molle et mouillée, la pente étant exposée en plein soleil.

J’ai un petit moment de doute, surtout lorsque les arbres se raréfient en réalisant qu’une glissade dans la pente nous amènerait tout en bas.

La vue depuis le Col de Porte. 

Chalet au Col de Porte.

Nous sommes surpris pas la fréquentation des lieux. En ce jour de Noël, nombreux sont ceux qui ont renoncé au traditionnel repas pour prendre une grande bouffée d’air pur. Le remonte pente déverse moult skieurs et snowboarders et les doigts des deux mains ne suffisent plus à compter les randonneurs en ski ou raquettes.

La croix du Col de Porte.

Le dernier raidillon nous met en nage mais le vent frisquet nous oblige à nous arrêter pour ajouter une couche de vêtement.

La Dôle, un 25 décembre.

Nous trouvons un petit coin à l’abri du vent et pique-niquons. Nous apprécions le thé bien chaud.

Comme nous voulons redescendre par le côté sud-ouest, nous nous remettons très vite en route. Le temps pour Stefano d’envoyer quelques photos à sa famille et à nos amis argentins, restés à Houston. Ces amis argentins sont pour moi la représentation idéale et parfaite de la famille : du bonheur à l’état pur.

Symbole de la randonnée pédestre en suisse.

En descendant…

Quelques minutes suffisent à peine pour que La Dôle ne soit plus qu’une petite boule. Se confondant avec les pierres (sauf pour celui affalé sur la neige), un troupeau de chamois. Une quinzaine d’individus, voire plus.

Nous les observons durant un long moment. Lorsque nous nous remettons en route, sur notre droite, à moins de cent mètres, d’autres spécimens nous regardent calmement.

Nous cherchons vainement les traces de l’étoile qui brille depuis le 1er décembre. C’est toujours un bonheur de la voir illuminée, lorsque le ciel est clair. Merci à Stéphane Richard et à toute son équipe de bénévoles pour leur engagement et pour illuminer nos nuits. Je repère ce qui pourrait être un fil, mais n’en suis pas certaine.

Nous décidons de faire un détour par La Barillette. Elle a l’air tout près mais nous ne la rejoignons qu’au terme d’une longue montée.

La voilà, façon triptyque !

Stefano, en pleine prise de vue de ladite antenne.

De là, il ne nous reste plus qu’à redescendre à la voiture. La pente devient très vite abrupte. Nous suivons la trace de deux raquetteurs, trace qui vire brusquement, à quelques pas d’une barre rocheuse. Stefano choisit de remonter d’une vingtaine de mètres, ce qui n’est pas aisé lorsque la pente est à plus de 60%, encombrée d’arbres et de branches. Mais nous arrivons en bas en un seul morceau (enfin deux gros morceaux, pour deux Swiss Hikers).

La TSH mobile, que nous atteignons à 17 heures passées de 2 minutes. Parfait timing.

Autoportraits du jour

A proximité du Chalet des Apprentis.

Même endroit, autre orientation.

A La Dôle ; on voit un petit bout de la boule.

En descendant de La Dôle.

Références externes

  • https://www.24heures.ch/vaud-regions/L-homme-qui-fait-briller-une-etoile-au-sommet-de-la-Dole/story/26571300
  • http://www.etoiledeladole.ch/

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