Pierre à Coutiau

Il nous a manqué une heure pour pousser jusqu’au Mont Tendre. Nous nous arrêtons à la Pierre à Coutiau. Les crêtes ont été soufflées et des plaques d’herbes sont présentes. Au soleil la neige est lourde et mouillée. La vue sur le bassin lémanique et sa mer de nuages est extraordinaire.

Même topo qu’hier. Nuages au-dessus de nos têtes au réveil. Mais promesse d’un soleil éclatant pour les courageux qui monteront sur les hauteurs du Jura.

Hier, nous avons trouvé la neige un peu trop mouillée, sans compter quelques trous d’herbe et de pierre que nous avons dû contourner, voire traverser. Pour toutes ces raisons nous décidons de partir de plus haut aujourd’hui, du côté du col du Marchairuz. Les places sont chères. C’est finalement au col même que nous trouvons une place qui se libère alors que nous arrivons. Le parking est animé. Un groupe d’une quinzaine de personnes se prépare bruyamment. Les bouteilles de vin sont visibles dans les poches extérieures des sacs à dos. Gros pique nique en vue.

Nous nous sommes garés du côté droit de la route. Nous partirons donc dans la direction du Mont Tendre. Côté gauche, ça aurait été plutôt la Sèche des Amburnex ou celle de Gimel.

Rejoindre le point A au point B en faisant le plus de détours possibles n’a pas de secret pour Stefano.  Oui, les Monts de Bière Derrière feront bien partis de la balade du jour, mais nous commencerons par une longue marche dans la forêt où nous zigzaguons avec plaisir, suivant tantôt un sentier de neige bien tassée, tantôt des traces de raquettes ou de ski esseulées.

Nous sommes à l’ombre et il fait frais. D’ailleurs Stefano a même mis ses gants. C’est dire…

La neige, même s’il a plu, reste assez souple. Nous arrivons au Pré sans Nom, mon pré préféré. Nous aimons y pique niquer en été.

Une heure et vingt minutes après avoir quitté la voiture, nous arrivons aux Monts de Bière Devant.

La vue y est magnifique. Tellement magnifique que nous y restons quelques minutes, le temps de pique niquer et de faire quelques autoportraits. Il ne faudrait pas rater une si belle occasion et un si bel arrière plan.

Le chalet des Monts de Bière Devant. Mis au ban, lâchement abandonné. Ce qui irrite très fortement Stefano car des hommes ont sué sang et eau pour défricher ce pâturage.

Monts de Bière Devant - Vaud - Suisse

En repartant…

Les Monts de Bière Derrière… De loin…

Devant nous, une belle montée et au bout, Le Grand Cunay.

Nous choisissons de tirer sur la diagonale droite, ce qui va nous mener à la Cabane du Grand Cunay. J’enlève une couche et me retrouve en tee-shirt. Malgré cela, je termine la montée en suant à grosses gouttes.

La Cabane du Grand Cunay.

Cabane du Grand Cunay - Vaud - Suisse
Cabane du Grand Cunay – Vaud – Suisse

Nous continuons notre progression. Stefano m’a déjà dit que nous n’aurons pas le temps de pousser jusqu’au Mont Tendre. Il espère pouvoir aller jusqu’à la Pierre à Coutiau.

Les installations à proximité de la Pierre à Coutiau. Selon les dires de Dwight Clark Peck, Jr (voir son billet A few views of Mont Tendre in Octobre), cette antenne est un radar de réserve de l’aéroport de Genève. Il aurait dû être placé sur le Mont Tendre mais des oppositions auraient fait capoter le projet. J’utilise le conditionnel car à part le fameux billet que je cite en référence, aucun googling ne m’a donné une quelconque autre information ou même permis de vérifier quoique ce soit.

Oui, ce n’est pas très joli mais il y a quand même un peu de recherche architecturale.

C’est là que nous faisons demi-tour.

La pente est exposée plein sud et la neige ressemble à de la neige de printemps.

Le Grand Cunay, avec quelques tâches.

Panorama sur le bassin lémanique et la chaîne des Alpes.

Sans surprise, nous arrivons aux Monts de Bière Derrière. Les lieux ont été fort fréquentés

Stefano regarde sa montre : il est moins de 16h. Nous avons donc une heure pour rentrer à la voiture. Là encore, nous allons soigneusement éviter les lignes droites et le sentier trop bien tracé.

Une trace solitaire part dans la forêt. Nous la voyons nous faire un clin d’oeil. Si si, c’est vrai. Bien nous en prend : nous arrivons à un couvert que nous n’avions jamais encore vu.

C’est un abri à machine agricole ou à bétail, c’est selon, mais c’est aussi un endroit pour recueillir la pluie et la stocker soigneusement dans la citerne.

La lumière baisse lentement mais surement.

Étonnamment, la neige ici est très douce et légère. Rien à voir avec la neige que nous avons plus en altitude.

Dernier rayon de soleil…

Nous arrivons à la voiture un peu avant 17h. Quelques voitures sont encore sur le parking.

Nous sommes extrêmement contents de notre journée : beau temps, douceur, neige en abondance (même si parfois un peu collante et lourde). Nous estimons que nous sommes prêts pour un bon repas (nous sommes quand même le 24 décembre) et surtout pour tenter de monter à la Dôle demain.

Autoportraits du jour

Aux Monts de Bière Devant.

Sans le contre-jour, mais toujours aux Monts de Bière Devant.

En arrivant aux Monts de Bière Derrière. C’est même Stefano qui me montre le piquet dont le sommet est bien plat, idéal pour poser un appareil photo.

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