Hiver 2019-2020

Résumés en style télégraphique mais illustrés de nos balades, brèves ou conséquentes, dans notre Jura enneigé.

15 mars 202014 mars 202023 février 202022 février 202015 février 202025 janvier 202019 janvier 202018 janvier 202011 janvier 20205 janvier 20204 janvier 20202 janvier 20201er janvier 202030 décembre 2019

15 mars 2020

Bon, puisque nous avons un peu abusé hier, aujourd’hui ce sera repos. Quoi de mieux qu’une « petite » Dôle pour se reposer ? Rien.

D’autant que Stefano a en tête de monter d’abord à la Barillette avec de rejoindre la dame à la boule. Une première. Nous quittons la voiture raquettes en main pour cause de manque de neige et nous sentons bien que ce ne sera pas la seule fois. La couche de neige s’amenuise de jour en jour.

En allant vers L’Archette, après avoir dépassé un joli petit chalet privé où Monsieur est confortablement installé sur une chaise longue tandis que Madame s’affaire dans le jardin.

L’Archette.

La montée vers La Barilette est sèche d’autant plus que, plutôt que de marcher en dévers, nous préférons monter face à la pente. Nous croisons une adhérente du fitness où je donne des cours qui, pour cause de coronavirus, se dépense comme elle peut (les fitness sont fermés jusqu’à nouvel ordre).

Si si, on dirait pas, mais c’est raide !

L’itinéraire choisi par Stefano nous permet de découvrir l’ancien départ du télésiège de La Barillette. Depuis le temps que nous écumons le coin, nous ne l’avions encore jamais vu même si nous en avions entendu parler à plusieurs reprises.

Inauguré le 13 juin 1948, il a cessé ces activés à la fin de l’hiver 1990 car il ne répondait plus aux normes de sécurité. Équipé de sièges monoplaces suspendus à des pylônes de bois, il fonctionnait été comme hiver.

L’antenne de La Barillette et le chalet de la Barillette.

Le même chalet, vu du haut.

La nouvelle antenne de La Barillette, inaugurée le 25 mai 2019.

Nous ne perdons pas de vue notre objectif du jour : La Dôle. 

Le chalet de la Dôle. Nous venons de voir une coulée de neige dévaler la pente. Pas bien grosse, certes, mais suffisante pour emporter quelques skieurs imprudents. Heureusement, ceux que nous avons observés il y a quelques minutes sont déjà en bas.

De droite à gauche : les fils de la cabine qui approvisionne les travailleurs de La Dôle, La Barillette et le chalet de la Dôle.

J’ai un moment de doute lorsque nous nous retrouvons face à la montée. Doute que Stefano balaie vite fait en me disant : si c’est trop raide, tu me dis, on redescend. Mais avant de renoncer, il s’agit d’essayer. Nous mettons nos cales. Un pas après l’autre… Gauche, droit, gauche, droit et avant même que j’ai réalisé le mur est déjà derrière nous.

La petite montée qui reste, c’est du pipi du chat.

Un vent bien frais nous accueille et c’est à l’abri du bâtiment sur lequel est perchée la grosse boule que nous pique-niquons, le dos au soleil.

En repartant, nous ne savons pas encore très bien par où nous allons descendre : Cuvaloup ou le col de Porte ou la Pointe de Fin Château.

La croix du col de Porte.

Au col de Porte, c’est l’embarras du choix.

Comme la montée vers La Glutte semble nous permettre de rester dans la neige, Stefano choisit cette option.

La Glutte.

Juste avant d’arriver à la Pointe de Fin Château, nous nous engageons dans la descente finale. Descente qui se fera dans la forêt en majorité, en suivant de vagues traces.

Une fois en bas, nous suivons la piste des chiens de traîneaux, laissée ouverte aux marcheurs.

La dernière partie se fait sur la route goudronnée, raquettes à la main. A 18h16, nous sommes à la voiture.

Itinéraire du billet

C’est ici et c’est chez Suisse Mobile.

Autoportrait du billet

Au pique-nique.

Un peu avant d’arriver à la voiture.

14 mars 2020

Nous garons la voiture là où, quelques semaines auparavant, des barrières protégeaient des réserves de neige en prévision des Jeux Olympiques de la Jeunesse.

Nous espérons que la neige sur laquelle nous avons soigneusement posée la voiture tiendra la journée sans quoi, ce soir, nous pataugerons dans la boue. Qui vivra verra comme dirait l’autre.

Nous partons d’un pas allègre, raquettes aux pieds pour une balade dont seul Stefano a le secret : le point de départ est connu, le point d’arrivée également (si possible le même que le précédent) et au milieu… place à l’aventure. Aujourd’hui néanmoins, j’ai un petit indice : cette semaine un googling involontaire (si si ca arrive) nous a montré que des sentiers avaient été ouverts dans la zone de tranquillité du Noirmont et qu’il était désormais possible d’aller jusqu’aux Begnines.

Petit crochet par L’Intercommunal.

De raccourci en raccourci, nous arrivons très vite en vue du couvert de la Sèche de Gimel et plus particulièrement près du chalet Ma Chaumine.

Un passage étroit a été aménagé pour passer le mur mais il est tellement étroit qu’une raquette ne passe pas.

Stefano enlève ses raquettes tandis que moi, fainéante, m’assied sur le mur et pivote, raquettes en l’air.

La face la moins photogénique du couvert de la Sèche de Gimel.

Voici celle plus familière, indéniablement plus esthétique.

Nous suivons le mur nord du pâturage, traversons deux autres murs et arrivons au Ranch de la Pierre à Lièvre. Ça tient dans une phrase mais, entre le couvert de la Sèche de Gimel et le ranch, il y a 3 bons kilomètres avec quelques belles montées, tantôt dans les prés, tantôt dans les bois. Nous papotons de choses et d’autres lorsque nous arrivons à marcher côte à côte ou sinon reprenons à tour de rôle des chansons de kwiick et de lapin.

Nous nous remémorons notre rencontre avec les propriétaires qui nous avaient fait visiter les lieux avec beaucoup de fierté puis également, beaucoup plus loin dans le temps, un pique nique où nous nous étions collés au mur pour cause de pluie et d’orage, observés voir épiés par des vaches curieuses.

Quelques minutes plus tard nous arrivons au Chalet à Roch Dessus.

Chalet à Roch Dessus - Le Chenit - Vaud - Suisse

Lui aussi est désert.

Au chalet Le Caprice, un banc généreusement laissé dehors nous invite au pique-nique.

La montée vers la Vue de Genève ralentit notre digestion mais nous réchauffe. Cette petite pause, durant laquelle le soleil a été particulièrement timide, nous a refroidis.

A moins de 100 mètres de la croix, le chalet privé Les Planes.

Stefano s’aventure dans la pente pour une belle photo de la façade sud.

En continuant vers la Place d’Armes.

Place d’Armes que voici.

C’est là que les choses intéressantes commencent. Nous sommes au bord de la zone de tranquillité. Les panneaux illustrant que l’endroit est interdit aux skieurs, randonneurs en raquettes (mais pas aux randonneurs à pied) sont encore là. Mais nous en faisons fi, car la carte consultée hier sur map.geo.admin est claire.

Nous arrivons en vue de la Petite Chaux.

Nous regardons avec délectation l’immensité du pâturage.

Entre les deux pâturage. Le mur est enseveli par la neige.

Les Begnines.

Stefano me donne le choix : aller voir les deux chalets à proximité (Le Fossile et Les Cytises) ou pousser jusqu’au chalet Le Couchant. Je choisis ce dernier afin de prolonger le plaisir de continuer la marche dans la combe.

C’est beau, hein ? Le Couchant.

Il est presque 14h00 et nous avons parcouru 11km. Il est grand temps de commencer le retour. Stefano prévoit une arrivée à la voiture à la nuit tombée. Nous verrons. Peut-être une première exéprience de marche en raquette à la frontale ?

Nous revenons sur nos pas pour attraper le sentier vers La Bassine. C’est là que je me rends compte de la distance qu’il nous reste à parcourir pour rejoindre la voiture. Wow.

Nous longeons à bonne distance la piste de ski de fond. La configuration de certains endroits nous ramène sur son bord. Nous nous faisons tout petits.

Après la Combe des Puits, nous partons à travers la forêt vers la Rionde Dessus.

S’ensuit le Pré aux Veaux nommé ainsi car c’était le pré dans lesquels les veaux, séparés de leur mère, étaient mis à la pâture.

Pré aux Veaux - Le Chenit - Vaud - Suisse

Km 18. Nous commençons à sentir la fatigue. Les plantes de pied sont douloureuses. Nous ralentissons mais faisons néanmoins un petit crochet par le chalet de La Sèche des Amburnex, magnifique dans la lumière du soir.

Arbre solitaire.

Pour finir nous arriverons à la voiture à 18h14 au terme d’une randonnée de 22.9 km ce qui est notre record de longueur pour une randonnée en raquettes. Les quatre roues de la voiture sont encore posées sur la neige. Yeah ! J’en connais deux qui vont bien dormir cette nuit !

Itinéraire du billet

C’est ici et c’est chez Suisse Mobile.

Autoportrait du billet

Au chalet privé Le Caprice.

23 février 2020

16° annoncés en plaine. Dans les jardins, les jonquilles se préparent alors que les crocus sont déjà dehors.

Nous passons le col du Marchairuz. Le Pré de Denens est encore plus pelé qu’hier. Et comme la veille, les parkings sont pris d’assaut. A Fontaine Froide, nous trouvons néanmoins une petite place. Dans la boue. Tout se paie.

Nous partons vers Les Amburnex. Une première à ski.

Nous évoluons dans des petites combes, parallèles à la piste de ski de fond.

La neige est mouillée mais les conditions restent idéales pour du ski de randonnée nordique. L’accroche est excellente. Un seul regret peut-être : notre vitesse dans les descentes est moindre et il nous est difficile de manœuvrer pour cause de neige trop lourde.

Arrivée sur le chalet des Amburnex.

Après une Clif Bar, une belle montée nous attend.

Passage du mur qui sépare le pâturage des Amburnex de celui des Trois Chalets. A gauche, la cabane de l’Ecureil.

La cabane de l’Ecureil, où quelques randonneurs profitent de la douceur de l’air.

En quittant le chalet des Amburnex, nous louvoyons entre les plaques d’herbe.

Les Trois Chalets.

Quelques minutes plus tard nous sommes au Pré aux Veaux. Nous nous remémorons un jus de pomme délicieux bu ici, d’autant plus apprécié que nous étions arrivés 3 minutes avant la fermeture.

Malgré la fréquentation des lieux et la proximité de la piste de ski de fond, nous avons parfois l’impression d’être seuls au monde.

Juste avant d’arriver à la Rionde Dessus, en contrebas de la route, une quinzaine de chiens sont affalés autour de trois traîneaux. Trois personnes sont assises autour d’un réchaud, dégustant une fondue… Nous ce n’est pas une fondue que nous allons déguster, mais un bon sandwich à la truite fumée. C’est d’ailleurs pour cela que nous allons à la Rionde.

La Rionde Dessous. Un petit vent frais nous oblige à ajouter une couche, même si nous sentons la chaleur du soleil.

Plusieurs tentatives sont nécessaires pour que nous puissions rejoindre la route de la Bassine.

La tentative n° 3 est la bonne : les langues de neige sont continues.

Nous parvenons à nos fins et retrouvons la piste de ski de fond que nous sommes obligés de suivre sur une cinquantaine de mètres. Nous n’en menons pas large car nous n’avons théoriquement pas le passe magique. L’année prochaine, c’est décidé : nous achèterons la carte de saison pour le Jura de la Suisse Romande.

Sitôt que le relief nous le permet, nous partons dans la forêt, en direction de la Rionde Dessus.

Le ciel est incroyable

La citerne.

Nous faisons un détour par le couvert de la Rionde Derrière.

C’est très rare que nous y passions l’hiver, d’autant que pas loin commence la zone de tranquillité du Noirmont, zone interdite d’accès en hiver. En théorie. Vu la quantité de traces de ski et de raquette qui montent vers la zone interdite.

De pâturages boisés en combes boisées, nous arrivons à La Sèche des Amburnex. Le soleil, caché par les nuages depuis un long moment, nous fait le bonheur d’en sortir.

Emptiness.

La citerne.

Nous contemplons de loin le couvert de la Sèche de Gimel. Nous n’aurons pas le temps de nous en approcher.

Par contre, nous passons par La Sèche de Gimel.

Sèche de Gimel - Le Chenit - Vaud - Suisse

Le même chalet, à contre-jour.

Le dernier chalet du jour sera celui du Joux de Bière. Comme dit Stefano, il semble être fait de bric et de broc.

Nous arrivons à la voiture juste après 17:30. La voiture est seule sur le parking boueux.

Nous rentrons à Prangins accompagnés d’un magnifique coucher de soleil.

Itinéraire du billet

C’est ici et c’est chez Suisse Mobile.

Autoportrait du billet

Au Pré au Veau. Nous avons profité d’un beau piquet de métal au sommet bien plat.

C’est pas nous, ce sont nos rallonges à pescionn (pied) . Ne cherchez pas, private joke.

la Sèches des Amburnex.

22 février 2020

Nous décidons de prendre les skis sur mes conseils : j’ai observé toute la semaine le panorama du parking du restaurant du Marchairuz grâce à sa web cam et constaté quelques centimètres tombés un peu chaque jour.

Lorsque nous arrivons à proximité du restaurant, Stefano en conclut qu’il y a de la triche et que des petits malins s’amusent à « photoshoper » les images renvoyées par la caméra en leur rajoutant une couche de neige.

Le Pré de Bière est dans un état pitoyable.

Jugez plutôt !

Le chalet du Pré de Denens. Nous regardons avec intérêt le traîneau à chiens s’approcher de nous. J’interpelle le conducteur en lui disant que son attelage est une merveille à contempler. Il me répond, avec un grand sourire et les yeux brillants, que la pratique est encore plus chouette. Certainement. Mais 6 chiens à nourrir et à sortir, diable, c’est un travail à plein temps !

Nous partons vers les Grandes Chaumilles histoire d’aller voir des chalets que nous voyons rarement l’hiver, encore moins lors de balade à ski.

Voici le chaletAleff y Kass.

Chalet privé Aleff y Kass - Le Chenit - Vaud - Suisse

Le suivant n’a pas de nom. Au chalet Le Bouvreuil (autour duquel, l’été, poussent des lys Martagon), nous retrouvons un couple que nous connaissons du fitness. Ils sont en t-shirt et peaufinent leur bronzage de leur récent voyage aux Maldives. Car aujourd’hui, le soleil est généreux. Il fait une chaleur de printemps.

Le prochain répond au doux nom de Le Chardon Bleu. Nous le connaissons mais c’est la première fois que nous le photographions.

A moins de cent mètre du Chardon Bleu se trouve La Petite Gentiane. Petit est un adjectif tout à fait approprié.

En arrivant au couvert des Grands Crosets. Elle est pas belle la vie ?

Le couvert.

Nous ne pouvions venir dans le coin sans faire un détour par le chalet Mon Petiot. Nous avons un faible pour lui. C’est une des plus beaux chalets privés du Jura (si ce n’est le plus beau).

Nous apprécions les zones d’ombre et le petit vent frais qui font que la chaleur n’est pas insupportable.

Au loin, les crêtes du Mont Tendre.

Un passage un peu difficile dans la forêt nous fait dessiner un gros gribouillis sur notre tracé. En raquette nous serions passés tout droit mais à ski les descentes un peu sèches entre les sapins restent (et resterons encore longtemps) un problème.

Arrivé au couvert du Chef.

Il est tout petit et tout chou.

Aux 4 Puits.

Durant la montée au Petit Croset, je suis tenaillée par la faim. Nous progressons chacun dans la trace d’une roue de tracteur.

C’est là que nous pique-niquons pendant que nos skis se débarrassent de la neige mouillée qui les encombre.

Le ventre plein, nous amorçons le retour.

Le Chalet des Combes

Pour rallonger un peu la balade, nous faisons un petit détour par Les Monts de Bière Derrière, ce qui nous vaut une belle montée…

… suivie d’une longue descente qui nous ramène à la route, à quelques centaines de mètres de la voiture.

Itinéraire du billet

C’est ici et c’est chez Suisse Mobile.

Autoportrait du billet

Au Petit Croset.

Au chalet des Combes.

Chalet des Combes - Le Chenit - Vaud - Suisse

15 février 2020

Wow… Presque trois semaines se sont écoulées depuis notre dernière sortie. La faute à une météo exécrable (et c’est un euphémisme) et bon, avouons-le, au voyage interminable de ma moitié au pays des hamburgers. En début de semaine il a plu des torrents jusqu’à 2’000 mètres. Jeudi, la neige était de retour en basse altitude. Un peu chicken, j’ai commencé la préparation des affaires ce matin en omettant la partie décisive, à savoir les chaussures. Lorsque Stefano lance « ski ou raquette », j’élude la réponse. Ce matin, le coup d’œil que j’ai jeté sur les crêtes n’était guère encourageant. Quelques minutes plus tard, la décision sort : ce sera du ski. Espérons que nous ne le regretterons pas.

La couche de neige commence a être conséquente à moins de 800 mètres du col. Nous nous voyions déjà buvant un chocolat chaud à l’hôtel du Marchairuz histoire de rentabiliser le déplacement avant de redescendre. Il est presque midi et les places se paient cher. Alors que nous arrivons en vue du Pré d’Aubonne, les feux de recul d’une des deux voitures garées s’allument. Yes! Cette place est pour nous.

Très vite, nous nous retrouvons à faire la trace. Si on peut parler de trace d’ailleurs. La neige est dure et seule une fine couche de neige fraîche la recouvre. A l’ombre, nous parlons de moins de 5 mm. Au soleil, un peu plus. Ce qui nous force à rester dans la pente, les skis glissant lorsque nous marchons en dévers.

Mais l’accroche est bonne, et même sacrément bonne. Nous pouvons sans effort attaquer de belles pentes.

Après un petit tour hors sentier dans la forêt, nous arrivons au couvert des Monts de Bière Derrière.

Une Clif bar plus tard, nous descendons vers le chalet des Monts de Bière Derrière. Nous mettons en pratique la bonne vieille technique du chasse-neige vue que les carres n’ont pas de prise sur la neige. De là, nous partons vers le Grand Cunay où nous n’irons pas, vu le flanc pelé pour y accéder.

Il est tellement chou ce petit couvert.

Nous partons vers la cabane du Grand Cunay que nous n’apercevrons que de loin.

Nous avons de moments de pur bonheur : nos foulées nous propulsent silencieusement sur la neige, sans effort. Ah, cette sensation de glisse, quel bonheur !

Nous rejoignons la route qui descend au Pré aux Biches.

Là, la neige un peu plus profonde nous permet de nous essayer à des virages.

Arrivés à proximité du couvert de la Foirausaz, je propose à Stefano de partir vers le Pré de St-Livre. Proposition acceptée, pour mon plus grand bonheur.

A cet endroit même nous croisons un monsieur à ski de fond, qui m’assure m’avoir déjà rencontrée. Me reviens alors à l’esprit la rencontre avec un skieur, lors de ma virée en solo au Mont Tendre. J’avais suivi ces traces pendant un bon bout.

Le chalet de la Foirausaz.

Moment de bonheur absolu.

Cette souche me rappelle les milliers voire les centaines de millier de souches à proximité du Mount St-Helens.

Arrivée au chalet du Pré de St-Livre.

Un groupe de skieurs est attroupé près de La Glacière.  Nous nous retrouvons tous au pied du sentier qui nous ramène tout au sud du Pré aux Biches. Ils nous laissent ouvrir la marche, ce que nous apprécions beaucoup. Stefano part d’un bon pas, ou plutôt d’une belle foulée et cinq minutes plus tard ils sont à bonne distance et nous ne les entendons plus.

Nous retrouvons nos traces de tout à l’heure. Certes, la bouche ne sera pas parfaite en terme de forme mais elle le sera en terme de sensations.

Pour éviter de trop repasser sur nos traces, nous improvisons une visite aux Monts de Bière Devant. Une partie de l’approche se fait par une route puis nous coupons à travers la forêt où la technique de l’escalier ou de la marche en canard font à nouveau leurs preuves. Après une bonne suée, nous arrivons en vue du mât.

Maintenant, à nous la descente. Aidés par nos bâtons, nous nous laissons glisser dans les prés.

Le Malgré Tout.

Arrivée à la voiture à 16h39 et high five pour terminer en beauté cette magnifique journée.

Itinéraire du billet

C’est ici et c’est chez Suisse Mobile.

Autoportrait du billet

Au couvert du Grand Cunay.

Près du chalet de la Foirausaz.

25 janvier 2020

Même s’il a fait froid toute la semaine, la couche neigeuse a bien diminué. Ce que nous avons anticipé en mettant les raquettes dans la voiture.

Un de nos deux places de parc fétiche de l’hiver 2019-2020 : la route qui mène au Pré de d’Aubonne.

Stefano, qui pense déjà au retour, nous déporte tout de suite vers le nord, avant de redescendre un peu pour rejoindre le Chalet Neuf. Le Chalet Neuf, c’est un peu le passage obligé.

Repartis résolument vers le nord, suivant des traces plus ou moins récentes, je suis toute surprise d’arriver au couvert des Monts de Bière Derrière.

L’éclaircie promise dans l’après-midi reste pour l’instant à l’état de promesse.

Descente vers Les Monts de Bière Derrière

…suivie par une seconde descente vers le Pré de Denens. Ou, comme nous avons coutume de l’appeler, La Colonie (nous trouvons que le chalet ressemble à un bâtiment conçu pour accueillir des colonies de vacances).

Bars, le chat résident, vient nous saluer en miaulant.

Hommage à la fontaine, datant de 1870. Quand même…

Le chalet des Combes.

Nous décidons de pousser jusqu’à la cabane du Servan. En ce moment, notre billet Cabane du Servan figure parmi les top premiers consultés.

Stefano accélère la pas car l’heure tourne.

Juste avant de quitter la route qui monte à Pierre à Coutiau, un joli reste d’arbre.

Nous nous enfonçons dans une combe boisée et arrivons au petit chalet/refuge sans nom repéré il y a deux ans : il n’a toujours pas de nom.

Arrivée à la cabane du Servan, à 14:51 : nous sommes affamés.

Pause pique-nique rapide terminée par quelques cubes au malt Eimalzin (l’Ovomaltine de la Migros) : c’est bon et ça colle aux dents.

La remise en route est énergique, un peu trop pour mes jambes qui protestent avec véhémence. Petit détour par La Pivette

… puis par Le Sorcier.

Nous rejoignons le sentier qui mène à Pierre à Coutiau en suivant des traces qui nous emmènent entre les sapins, en une succession de petites montées et de petites descentes, telles un roller-coaster. Nous restons religieusement sur les traces, et non pas à côté, car le coin est parsemé de trous.

Pour éviter la remontée vers le Grand Cunay (où de toute manière les pentes sont dénudées), nous louvoyons sur le flanc, toujours guidés par des traces, et arrivons aux Monts de Bière Devant avant de rejoindre le Malgré Tout. Lui aussi, c’est un peu un passage obligé : il est si chou.

A partir de la Pierre à Coutiau Stefano m’avait promis qu’il n’y aurait plus de montée : mensonge (tout comme l’éclaircie supposée du jour). Je cale (comprenez ralentis) dans la petite montée qui nous amène au niveau du chalet du Pré d’Aubonne. Stefano est hilare et me taquine.

Arrivée à la voiture à 17h33 alors que le ciel rougeoie un peu.

Itinéraire du billet

C’est ici et c’est chez Suisse Mobile.

Autoportraits du billet

A la cabane du Servan.

En arrivant aux Monts de Bière Devant.

Et comme j’aime les deux, je partage les deux.

19 janvier 2020

Stefano est un peu glauque au réveil. Après le café, les yeux toujours un peu endormis mais il me dit : le froid polaire finira de me réveiller. Je prends cette phrase comme une métaphore mais lorsque nous sortons de la voiture, je comprends son sens exact : il fait réellement un froid polaire. Stefano m’annonce -7°, le ressenti étant sans doute encore moindre, à cause de la bise qui souffle violemment.

C’est la première fois que je vois Stefano souffler dans ses mains pour tenter de les réchauffer. Et ce à plusieurs reprises.

Forts du résultat de ma reconnaissance d’hier, nous avons pris les skis.

La sous-couche glacée mise à nue par le vent nous fait, un court instant, craindre de ne pas avoir choisi le meilleur moyen de locomotion.

Mais après quelques dizaines de mètres, les skis s’enfoncent agréablement dans une petite couche de neige légère. La sensation de glisse est parfaite.

Avant de partir, Stefano m’a demandé si j’avais eu la bonté de lui laisser un peu de neige immaculée : la réponse est oui et il a donc le plaisir de laisser sa trace.

Petit arrêt au Chalet Neuf, histoire de rectifier l’empilement de nos couches.

Je jubile en entendant chantonner Stefano devant moi. Car Stefano il est transparent : quand ça va bien il chante, quand ça va un peu moins bien, il souffle !

Arrivée aux Monts de Bière Devant alors que nous n’avons vu encore personne. En même temps, sortir par ce froid requiert un peu beaucoup de courage.

Nous retrouvons le sentier pour rejoindre le couvert des Monts de Bière Derrière.

Descendus aux Monts de Bière Derrière, nous louvoyons dans la neige fraîche pour rejoindre le couvert du Grand Cunay.

Elle est pas belle, la vie ?

La faim nous emmène au Petit Cunay où nous avons la bonne surprise de trouver la porte non verrouillée.

Nous apprécions de pouvoir pique-niquer à l’abri du vent.

Avant de partir, Stefano donne un coup de balai pour laisser la pièce encore plus propre qu’avant. Mais, même à l’abri, cette petite pause nous a refroidi et c’est emmitouflés que nous quittons notre abri. Nous trottinons même sur quelques mètres pour nous réchauffer.

Le tronçon qui nous emmène vers le Pré aux Biches est un pur bonheur. Chaque pas que nous faisons est allongé par une bonne glissade du ski. Arrivés au couvert, une belle descente nous attend et nous nous essayons aux virages en télémark, avec plus ou moins de succès. Mais comme la pente est douce, nous n’allons pas très vite et nos erreurs ne se paient pas par une chute.

Comme hier, nous allons presque jusqu’à La Foirausaz avant de remonter vers les Monts de Bière Devant.

Près du Malgré Tout.

Encore une belle descente.

Nous arrivons à la voiture vers 17h00, les joues rougies par la bise mais le sourire jusqu’aux oreilles (gelées, d’ailleurs). Quelle merveilleuse sortie !

Itinéraire du billet

Le tracé n’est pas tout à fait complet, les batteries du GPS ayant rendu l’âme à cause du froid.

C’est ici et c’est chez Suisse Mobile.

Autoportraits du billet

Merci à Polarr, sur la photo originale il n’y avait qu’une grosse tache.

Au Malgré Tout.

18 janvier 2020

Il a neigé vendredi. Pas beaucoup, si l’on en croit la webcam de l’hôtel du Marchairuz.

Une seule solution : se rendre sur place afin d’évaluer les conditions et préparer ainsi la balade de demain. Si Stefano, qui rentre de voyage ce soir, n’est pas trop décalé.

A 9 heures, je suis garée à la Maison du Cantonnier. Durant toute la montée, j’ai craint de devoir redescendre tant l’absence de neige est criante. Mais après avoir passé le Sapin à Siméon la couche s’épaissit un peu.

Une couche de neige fraîche épaisse de 10 cm recouvre la neige dure et glacée.

Au fond, la TSH mobile. Et là, ce sont mes traces ! Oui, j’ai pris mes skis.

En voilà encore !

Arrivée aux Monts de Bière Derrière, je descends vers le chalet des Combes. Je suis à l’ombre, il fait froid, mais l’atmosphère est extraordinaire.

La récompense au terme d’une belle montée : un peu de soleil.

Pour l’instant, je n’ai vu encore personne. Seules mes traces viennent marquer la neige immaculée.

De combe en combe, j’arrive en vue du chalet de Yens.

Je le dépasse et regarde la grande pente qui monte au Mont Tendre. Peut-être que c’est faisable. Je progresse à coup de longues traversées et arrive facilement au col.

Là, c’est un peu plus délicat, la neige ayant été soufflée. Mais en contournant l’abri, la couche de neige reste praticable.

Tadam !

Le vent est glacial et je ne reste que quelques minutes. La descente se fait également via de longues traversées. Les virages se font soit en chasse-neige, soit en conversion.

Retour sur le chalet de Yens.

Arrivée à la cabane du Servan, je croise la première âme de la journée. J’en profite pour suivre ses traces qui m’emmène au Pré aux Biches, via La Pivette et L’Aurore. Je prends la route qui descend à La Foirausaz puis remonte aux Monts de Bière Devant avant de rejoindre la voiture.

Mission de reconnaissance accomplie : demain, nous pourrons sortir à skis.

Itinéraire du billet

C’est ici et c’est chez Suisse Mobile.

11 janvier 2020

Garés au Pré de Bière, nous commençons la balade à 11h40. Nous sommes loin de la foule du weekend passé.

La couche neigeuse s’amenuise de weekend en weekend.

Dans la forêt entre le Pré d’Aubonne et le pâturage du Chalet Neuf, je vois détaler un lièvre. Il laisse de belles traces dans la neige, pas trop dure à cet endroit.

Le Chalet Neuf.

Ombres et lumières.

En route vers Les Monts de Bière Devant.

Nous restons à l’écart du chalet, histoire de d’avoir une porte de sortie pour le retour. Le brouillard qui recouvre le plateau monte et descend et nous passons d’un beau ciel bleu à une atmosphère ouatinée.

Le manque de neige est bien visible.

Le couvert des Monts de Bière Derrière. C’est beau, hein ?

Par endroit, comme ici, nous regrettons un peu les skis. Hum, nous aurions laissé une belle trace.

Grand moment d’interrogation : mais où allons-nous nous diriger ?

Vers Pierre à Coutiau, voyons !

Bon, je reconnais, y’a eu un grand blanc entre le couvert des Monts de Bière Derrière et maintenant.

C’est tout simplement parce que j’ai failli mourir de faim ! Je trouve une pierre sèche au pied du mur et me jette sur mon sandwich, tel un requin sur un steak haché.

Le ventre plein, la vie est plus belle et je peux reprendre le gaspillage de pixels. Nous descendons vers la Cabane du Cunay.

Elle est ouverte. C’est en regardant la cabane que nous nous disons que nous pourrions devenir membre du CAS. Plus pour les soutenir que pour participer. Ce sera chose fait prochainement.

Passage rapide au Pré aux Biches

… avant de rallier Les Monts de Bière Devant.

Les toilettes du Malgré Tout.

Leur taille est proportionnelle à celle du chalet.

Chalet Malgré Tout - Gimel - Vaud - Suisse

Le brouillard envahit la place.

Retour à la voiture par la Citerne du Couloir.

Le Pré d’Aubonne entre ombre et brouillard.

Itinéraire du billet

C’est ici et c’est chez Suisse Mobile.

Autoportraits du billet

Pierre à Coutiau.

5 janvier 2020

The early bird catches the worm dira Stefano alors que nous cherchons, parking après parking, une place où laisser la voiture. Les parkings débordent et les voitures sont garées en double file, attendant qu’une place se libère. Le parking utilisé hier, plus ou moins à la même heure, et où nous étions les premiers, est saturé. Quel succès !

Nous descendons encore et encore, en direction du Brassus, jusqu’à trouver un emplacement libre, ce qui arrivera forcément.

Enfin, une ouverture : nous nous faufilons là où un chasse neige est rentré en poussant de la neige. Il y a juste de la place pour deux voitures.

Prêts à partir.

Très vite nous oublions la foule en nous éloignant des sentiers principaux.

Vers La Plateforme, un groupe se dore au soleil, nous obligeant à garder nos distances et à renoncer aux photos. Mais La Perrause est déserte et nous en profitons.

La neige est croûtée et les traces nombreuses. Stefano sait exactement où il veut aller et nous suivons de manière très opportuniste quelques sentiers laissés par des randonneurs en raquettes ou à ski.

Je ne suis pas très surprise lorsque nous arrivons au refuge du Bois Carré, même si, toute seule, j’aurais été incapable de m’y diriger. Nous nous remémorons notre dernier passage ici, alors que nous cherchions à nous abriter de la pluie et de l’orage.

De là, nous suivons le sentier qui monte vers la Combe du Cerf.

Ciel bleu d’Utah.

Nous traversons la Combe du Cerf et arrivons aux Chalets des Combes.

Ici aussi, nous nous étions mis à l’abri lors d’une pause sandwich.

En contrebas, une autre combe sur laquelle se discernent les traces de ski de notre dernière sortie. Non loin, il y a ce petit arbuste si photogénique.

Notre objectif du jour est de retourner vers le chalet privé L’Eglantier. Je me réjouis déjà du festin de baies qui m’attend.

Désespoir ! Le buisson d’églantier, visible sur la photo ci-dessus, à droite de la fenêtre, a été taillé et ne porte aucun fruit. Mais heureusement, le banc est toujours là, offrant un endroit sec où poser nos sacs et nos fesses.

Nous poussons jusqu’au Croset au Boucher…

et songeons au retour.

Un peu au hasard, nous tombons sur la Citerne du Buron et avons droit à une magnifique lumière.

Diable, il faut vraiment qu’il re-neige un peu !

Nous continuons notre descente pour atteindre le Petit Croset.

Un tracteur y ait monté récemment.

Les Quatres Puits : au fond, les crêtes qui mènent au Mont Tendre, la lune et les sillons laissés par le tracteur. En premier plan, le premier puits.

Nous perdons le sentier un petit moment pour le retrouver aux abords de L’Arbalète.

Qui pourrait deviner que les parkings débordaient de voitures ? Nous n’avons vu encore personne.

La Chanterelle et ses jolis volets jaunes.

Au sud, Le Grand Croset Dessous.

Faute de temps, nous renonçons à un petit détour vers le Couvert de Poêle chaud et continuons en ligne droite vers la voiture. Ligne droite qui nous amène aux Grandes Chaumilles.

Aujourd’hui la boucle sera parfaite. Après La Plateforme

… Stefano nous trouve un itinéraire dans les sapins qui nous ramène directement à la voiture. Trop fort le Stefano !

Itinéraire du billet

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A L’Eglantier.

4 janvier 2020

Il était question de se garer au départ de la route qui mène au Pré de St-Livres mais une voiture a eu la bonne idée de se poser au beau milieu de la route. Impossible de passer de manière sécuritaire : un dérapage se traduirait pas une aile froissée. Nous n’insistons donc pas, et partons nous garer plus loin, tout en pestant et en proférant toutes sortes de malédictions.

Nous laissons la voiture près du départ du sentier qui conduit au refuge L’intercommunal. Des barrières réduisent la surface du parking afin de conserver (c’est ce qui est écrit) des réserves de neige pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse 2020 dont la ville de Lausanne est l’organisatrice. Les épreuves de ski de fond vont se dérouler au Brassus et les conditions d’enneigement ne sont pas extraordinaires. Mais soyons optimistes, il reste encore 14 jours pour que la neige tombe.

Nous partons à travers bois en suivant de vagues traces.

Et puisque nous sommes dans les parages, nous poussons jusqu’au refuge La Pierre Tournante.

Dommage que les gens se croient obligés de laisser leur nom ou autre inscription sur les murs.

Cette nuit, le ciel est resté couvert et la température n’est pas descendue : la neige est donc mouillée et lourde. Nous avons tout intérêt à privilégier les traces existantes.

La météo nous a promis une éclaircie dans l’après-midi, inutile de dire que nous l’attendons avec impatience car pour l’instant, c’est un peu glauque et monochrome.

Vu que nous n’avons pas pu aller là où nous voulions, nous décidons de faire la tournée des refuges du coin.

Après La Pierre Tournante, ce sera La Joratte. Bonnet blanc ou blanc bonnet, vous connaissez ?

Au passage, petit crochet par le chalet de la Croix.

Du chalet, nous partons dans les sapins pour rejoindre le sentier en contrebas, ce qui 1/ nous éviterait de revenir sur nos pas 2/ nous ferait découvrir un nouvel itinéraire (que nous avions d’ailleurs déjà tenté cet été sans succès). Après deux tentatives, la présence des myrtilliers et d’un trou dans la neige nous font renoncer.

Nous irons donc au refuge Pierre à Écusson par le sentier officiel.

J’ai cru déceler un coin de ciel bleu… mais c’était un rêve !

Pierre à Écusson avec un rayon de soleil.

N’ayant pas le temps de pousser jusqu’au Ranch de la Pierre à Lièvre, nous partons en direction des Trois Chalet par le chemin des Illanches.

Réserve de bois.

Nous laissons Trois Chalet sur notre droite pour suivre une petite combe.

Cette petite combe nous amène à la Sèche des Amburnex.

Pause sandwich en vue !

Cet été, ici, des vaches menaçantes nous ont obligés à faire un détour.

Nous ne pouvions passer ici sans faire un détour par le couvert.

Le couvert de la Sèche de Gimel.

Retour à la voiture par L’Intercommunal.

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A la Sèche des Amburnex.

Au chalet de la Sèche des Amburnex.

2 janvier 2020

Hier, notre tentative pour se garer au départ de la route qui mène au Pré de St-Livres s’est soldée par une glissade et un abandon. Aujourd’hui, Stefano est fermement décidé à réessayer. Le second essai sera le bon. Comme je dirai plus tard à Stefano, c’est la première fois en deux ans et demi que je regrette de ne pas avoir un 4×4. Il n’était donc pas vraiment nécessaire.

Le chalet privé Sans Souci.

Depuis notre première sortie dans la neige du 27 décembre, nous avons eu à chaque fois une neige différente : aujourd’hui, elle est plutôt dure, et très légèrement croûtée.

Le couvert de la Foirausaz.

Lorsque Stefano me demande où je veux aller, je lui réponds : le plus loin et le plus haut possible. S’en suit alors une série de chalets.

La Foirausaz.

Puis le chalet du Pré de St-Livres.

Les chalets sont définitivement plus photogéniques l’hiver : tout le ch’ni qui traîne habituellement dehors (abreuvoir, tracteur, voiture, …) a été rangé.

Il est presque 14h lorsque nous arrivons au Pré aux Biches pour notre pause sandwich. Un petit air frais s’est levé, que nous sentons même le dos collé aux pierres chaudes du mur.

Petit flou (non artistique) en montant vers la cabane du Cunay (ski club du Brassus). C’est très rare que nous passions par là.

La cabane du Cunay.

Nous rejoignons le couvert des Monts de Bière Derrière avant de rejoindre les Monts de Bière Devant. Chemin faisant, nous rencontrons un couple avec un magnifique collie à poil long. Nous papotons un peu et dans la conversation racontons qu’hier nous étions à La Neuve. Ah, dit-il, je connais bien, j’y habite l’été. Nous venons donc de rencontrer M. et Mme Dubois, l’amodiataire de l’alpage de La Neuve depuis 3 ans (après 10 ans à Les Amburnex). Nous leur promettons de venir lui rendre visite cet été.

De là, nous retrouvons la route puis suivons une trace qui nous mène directement à l’extrémité sud du pâturage de La Foirausaz.

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Au retour, aux Monts de Bière Devant.

1er janvier 2020

Nous commençons l’année 2020 par ce que nous aimons le plus : une balade à deux.

Ça suffit pour nous rendre heureux. Après, l’expérience s’enrichit en fonction d’éléments additionnels : géographie (notre Jura bien aimé), météo (beau ciel bleu alors que le plateau est dans la poisse) et moyen de locomotion (raquettes à neige).

Heureuse année 2020 à vous tous !

Le parking du Sapin à Siméon est plein et boueux. Mais comme nous arrivons aux alentours de midi (nous avons pris notre temps…), les voitures vont et viennent et nous occupons la place libre du moment.

L’objectif de la balade est de faire une photo du Crêt de la Neuve. Et comme tous les chemins du Jura mènent au Crêt de la Neuve, nous avons l’embarras du choix.

Commençons par le Pré de Rolle. Après, nous verrons.

Le chalet du Pré de Rolle.

Joli petit arbre en descendant vers le couvert.

Près du couvert du Pré de Rolle, nous dépassons une famille. Le père, dépité, nous raconte qu’il tente de montrer à sa fille d’une dizaine d’année comment se repérer sur une carte mais qu’elle n’en a visiblement que faire… Déception !

La montée vers le Petit Pré de Rolle tient ses promesses. Nous notons qu’il serait possible de la faire à ski, à condition qu’il ait bien neigé. Dans le sens de la montée bien sûr ; la descente risquerait d’être plus problématique.

Le chalet du Petit Pré de Rolle.

Non, ce n’est pas une demande en mariage, c’est juste une prise de photo.

La marche dans la petite combe qui mène au chalet des Echadex est très très agréable, même si la neige botte.

Le chalet des Echadex.

Nous rattrapons la route qui va jusqu’à la Perroude de Marchissy. Je décline l’option de monter par le sentier du Coq. Dos au soleil, nous prenons une bonne suée.

La Perroude de Marchissy.

Suée qui continue dans la montée vers le Crêt de la Neuve.

Au Crêt de la Neuve, la croix est libre de toute tache.

Il nous faut attendre un peu pour que le drapeau se libère.

Un peu en contrebas, un bouquet de buisson d’églantier m’offre des fruits mûrs à point.

Nous descendons à La Neuve.

Nous restons ensuite sur la crête jusqu’à trouver l’embranchement vers la Fontaine Valier.

La trace que nous suivons monte et descend et serpente entre les sapins.

Nous passons la Fontaine Valier et arrivons sur le Pré de Rolle.

Sur le parking, l’activité est la même que tout à l’heure. Malgré l’heure tardive (il n’y a plus de soleil), des voitures arrivent et patientent pour qu’une place se libère. Un peu plus bas, le point de vue sur le Mont Blanc est lui aussi pris d’assaut.

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Au Petit Pré de Rolle.

A la Fontaine Valier.

30 décembre 2019

Ravis de notre expérience d’avant-hier, nous remettons ça aujourd’hui. Et fidèlement. Ce qui veut dire que nous nous garons à proximité de la Maison du Cantonnier. Mais cette fois nous descendons attraper la route qui mène au chalet du Pré d’Aubonne.

Parce que nous apprenons vite de nos erreurs, nous collons les peaux avant de démarrer la balade du jour. Quelques mètres et trois kilos de neige collés sous les skis, nous le regrettons déjà !

Nous les enlevons dans la montée vers Les Monts de Bière Devant.

Quelle différence par rapport à il y a deux jours où nous avions laissé nos traces !

Des Monts de Bière Devant, nous filons directement aux Monts de Bière Derrière. Les descentes se font avec précaution car il n’y a plus vraiment d’espaces vierges de traces.

Nous nous offrons la montée puis la descente vers le couvert du Grand Cunay. Pour éviter de prendre trop de vitesse, nous mettons en oeuvre la technique du chasse neige, une valeur sûre qui a fait ses preuves.

La neige de la pente menant au Grand Cunay a été soufflée. Nous nous déportons sur la gauche. Nous nous retrouvons seul, au milieu des sapins, sans une seule trace. La neige colle puis se décolle par paquet. Par endroit, les skis glissent sur la pente verglacée. Un petit goût d’aventure flotte de même qu’une atmosphère d’expédition.

L’idée est maintenant de rejoindre le chalet des Combes. Pour y arriver, une petite (enfin, tout est relatif) descente dans les sapins s’impose.

Lorsque la pente devient trop raide et qu’il n’y a pas moyen de faire de grandes traversées, nous descendons en escalier.

Mais sitôt que nous sortons de la forêt les descentes deviennent plus accessibles et nous commençons à nous amuser.

La citerne du chalet des Combes.

Le chalet des Combes et son petit arbre, toujours aussi photogénique.

Nous enchaînons ensuite descente et montée jusqu’à récupérer la route qui mène aux Monts de Bière Derrière.

Nous y faisons notre pause sandwich : il est 15h09.

Remontée vers le couvert des Monts de Bière Derrière.

La neige est bien transformée.

Le couvert des Monts de Bière Derrière.

Commence alors la descente vers la voiture.

Le sentier a été profondément tracé par des cohortes de randonneurs. Sitôt que la pente s’accentue, nous devons en sortir pour retrouver une neige meuble et pouvoir ainsi freiner.

Alors que les sapins se resserrent, nous préférons enlever nos skis et les porter sur quelques dizaines de mètres. Better safe than sorry. La récompense arrive sous la forme d’une longue descente douce où nous avons tout le temps d’apprécier la sensation de glisse.

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Lézardant sur le banc du chalet des Monts de Bière Derrière.

En arrivant à la voiture ; en fond, la maison du Cantonnier.

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À propos de Marie-Catherine

Randonneuse, blogueuse et photographe amateur chez Two Swiss Hikers.

En phase de préparation de voyage, je m'occupe du choix voire de l'achat du matos et organise les bagages. Ma principale activité consiste à me réjouir des vacances qui arrivent ! Je deviens plus active au retour : il faut trier les photos (et des photos, il y en a...) et rédiger les billets de ce blog.

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