Hiver 2019-2020

Résumés en style télégraphique mais illustrés de nos balades, brèves ou conséquentes, dans notre Jura enneigé.

15 février 2020 - 25 janvier 2020 - 19 janvier 2020 - 18 janvier 2020 - 11 janvier 2020 - 5 janvier 2020 - 4 janvier 2020 - 2 janvier 2020 - 1er janvier 2020 - 30 décembre 2019

15 février 2020

Wow... Presque trois semaines se sont écoulées depuis notre dernière sortie. La faute à une météo exécrable (et c'est un euphémisme) et bon, avouons-le, au voyage interminable de ma moitié au pays des hamburgers. En début de semaine il a plu des torrents jusqu'à 2'000 mètres. Jeudi, la neige était de retour en basse altitude. Un peu chicken, j'ai commencé la préparation des affaires ce matin en omettant la partie décisive, à savoir les chaussures. Lorsque Stefano lance "ski ou raquette", j'élude la réponse. Ce matin, le coup d’œil que j'ai jeté sur les crêtes n'était guère encourageant. Quelques minutes plus tard, la décision sort : ce sera du ski. Espérons que nous ne le regretterons pas.

La couche de neige commence a être conséquente à moins de 800 mètres du col. Nous nous voyions déjà buvant un chocolat chaud à l'hôtel du Marchairuz histoire de rentabiliser le déplacement avant de redescendre. Il est presque midi et les places se paient cher. Alors que nous arrivons en vue du Pré d'Aubonne, les feux de recul d'une des deux voitures garées s'allument. Yes! Cette place est pour nous.

Très vite, nous nous retrouvons à faire la trace. Si on peut parler de trace d'ailleurs. La neige est dure et seule une fine couche de neige fraîche la recouvre. A l'ombre, nous parlons de moins de 5 mm. Au soleil, un peu plus. Ce qui nous force à rester dans la pente, les skis glissant lorsque nous marchons en dévers.

Mais l'accroche est bonne, et même sacrément bonne. Nous pouvons sans effort attaquer de belles pentes.

Après un petit tour hors sentier dans la forêt, nous arrivons au couvert des Monts de Bière Derrière.

Une Clif bar plus tard, nous descendons vers le chalet des Monts de Bière Derrière. Nous mettons en pratique la bonne vieille technique du chasse-neige vue que les carres n'ont pas de prise sur la neige. De là, nous partons vers le Grand Cunay où nous n'irons pas, vu le flanc pelé pour y accéder.

Il est tellement chou ce petit couvert.

Nous partons vers la cabane du Grand Cunay que nous n'apercevrons que de loin.

Nous avons de moments de pur bonheur : nos foulées nous propulsent silencieusement sur la neige, sans effort. Ah, cette sensation de glisse, quel bonheur !

Nous rejoignons la route qui descend au Pré aux Biches.

Là, la neige un peu plus profonde nous permet de nous essayer à des virages.

Arrivés à proximité du couvert de la Foirausaz, je propose à Stefano de partir vers le Pré de St-Livre. Proposition acceptée, pour mon plus grand bonheur.

A cet endroit même nous croisons un monsieur à ski de fond, qui m'assure m'avoir déjà rencontrée. Me reviens alors à l'esprit la rencontre avec un skieur, lors de ma virée en solo au Mont Tendre. J'avais suivi ces traces pendant un bon bout.

Le chalet de la Foirausaz.

Moment de bonheur absolu.

Cette souche me rappelle les milliers voire les centaines de millier de souches à proximité du Mount St-Helens.

Arrivée au chalet du Pré de St-Livre.

Un groupe de skieurs est attroupé près de La Glacière.  Nous nous retrouvons tous au pied du sentier qui nous ramène tout au sud du Pré aux Biches. Ils nous laissent ouvrir la marche, ce que nous apprécions beaucoup. Stefano part d'un bon pas, ou plutôt d'une belle foulée et cinq minutes plus tard ils sont à bonne distance et nous ne les entendons plus.

Nous retrouvons nos traces de tout à l'heure. Certes, la bouche ne sera pas parfaite en terme de forme mais elle le sera en terme de sensations.

 

Itinéraire du billet

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Autoportrait du billet

Au couvert du Grand Cunay.

Près du chalet de la Foirausaz.

 

 

25 janvier 2020

Même s'il a fait froid toute la semaine, la couche neigeuse a bien diminué. Ce que nous avons anticipé en mettant les raquettes dans la voiture.

Un de nos deux places de parc fétiche de l'hiver 2019-2020 : la route qui mène au Pré de d'Aubonne.

Stefano, qui pense déjà au retour, nous déporte tout de suite vers le nord, avant de redescendre un peu pour rejoindre le Chalet Neuf. Le Chalet Neuf, c'est un peu le passage obligé.

Repartis résolument vers le nord, suivant des traces plus ou moins récentes, je suis toute surprise d'arriver au couvert des Monts de Bière Derrière.

L'éclaircie promise dans l'après-midi reste pour l'instant à l'état de promesse.

Descente vers Les Monts de Bière Derrière...

...suivie par une seconde descente vers le Pré de Denens. Ou, comme nous avons coutume de l'appeler, La Colonie (nous trouvons que le chalet ressemble à un bâtiment conçu pour accueillir des colonies de vacances).

Bars, le chat résident, vient nous saluer en miaulant.

Hommage à la fontaine, datant de 1870. Quand même...

Le chalet des Combes.

Nous décidons de pousser jusqu'à la cabane du Servan. En ce moment, notre billet Cabane du Servan figure parmi les top premiers consultés.

Stefano accélère la pas car l'heure tourne.

Juste avant de quitter la route qui monte à Pierre à Coutiau, un joli reste d'arbre.

Nous nous enfonçons dans une combe boisée et arrivons au petit chalet/refuge sans nom repéré il y a deux ans : il n'a toujours pas de nom.

Arrivée à la cabane du Servan, à 14:51 : nous sommes affamés.

Pause pique-nique rapide terminée par quelques cubes au malt Eimalzin (l'Ovomaltine de la Migros) : c'est bon et ça colle aux dents.

La remise en route est énergique, un peu trop pour mes jambes qui protestent avec véhémence. Petit détour par La Pivette...

... puis par Le Sorcier.

Nous rejoignons le sentier qui mène à Pierre à Coutiau en suivant des traces qui nous emmènent entre les sapins, en une succession de petites montées et de petites descentes, telles un roller-coaster. Nous restons religieusement sur les traces, et non pas à côté, car le coin est parsemé de trous.

Pour éviter la remontée vers le Grand Cunay (où de toute manière les pentes sont dénudées), nous louvoyons sur le flanc, toujours guidés par des traces, et arrivons aux Monts de Bière Devant avant de rejoindre le Malgré Tout. Lui aussi, c'est un peu un passage obligé : il est si chou.

A partir de la Pierre à Coutiau Stefano m'avait promis qu'il n'y aurait plus de montée : mensonge (tout comme l'éclaircie supposée du jour). Je cale (comprenez ralentis) dans la petite montée qui nous amène au niveau du chalet du Pré d'Aubonne. Stefano est hilare et me taquine.

Arrivée à la voiture à 17h33 alors que le ciel rougeoie un peu.

Itinéraire du billet

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Autoportraits du billet

A la cabane du Servan.

En arrivant aux Monts de Bière Devant.

Et comme j'aime les deux, je partage les deux.

19 janvier 2020

Stefano est un peu glauque au réveil. Après le café, les yeux toujours un peu endormis mais il me dit : le froid polaire finira de me réveiller. Je prends cette phrase comme une métaphore mais lorsque nous sortons de la voiture, je comprends son sens exact : il fait réellement un froid polaire. Stefano m'annonce -7°, le ressenti étant sans doute encore moindre, à cause de la bise qui souffle violemment.

C'est la première fois que je vois Stefano souffler dans ses mains pour tenter de les réchauffer. Et ce à plusieurs reprises.

Forts du résultat de ma reconnaissance d'hier, nous avons pris les skis.

La sous-couche glacée mise à nue par le vent nous fait, un court instant, craindre de ne pas avoir choisi le meilleur moyen de locomotion.

Mais après quelques dizaines de mètres, les skis s'enfoncent agréablement dans une petite couche de neige légère. La sensation de glisse est parfaite.

Avant de partir, Stefano m'a demandé si j'avais eu la bonté de lui laisser un peu de neige immaculée : la réponse est oui et il a donc le plaisir de laisser sa trace.

Petit arrêt au Chalet Neuf, histoire de rectifier l'empilement de nos couches.

Je jubile en entendant chantonner Stefano devant moi. Car Stefano il est transparent : quand ça va bien il chante, quand ça va un peu moins bien, il souffle !

Arrivée aux Monts de Bière Devant alors que nous n'avons vu encore personne. En même temps, sortir par ce froid requiert un peu beaucoup de courage.

Nous retrouvons le sentier pour rejoindre le couvert des Monts de Bière Derrière.

Descendus aux Monts de Bière Derrière, nous louvoyons dans la neige fraîche pour rejoindre le couvert du Grand Cunay.

Elle est pas belle, la vie ?

La faim nous emmène au Petit Cunay où nous avons la bonne surprise de trouver la porte non verrouillée.

Nous apprécions de pouvoir pique-niquer à l'abri du vent.

Avant de partir, Stefano donne un coup de balai pour laisser la pièce encore plus propre qu'avant. Mais, même à l'abri, cette petite pause nous a refroidi et c'est emmitouflés que nous quittons notre abri. Nous trottinons même sur quelques mètres pour nous réchauffer.

Le tronçon qui nous emmène vers le Pré aux Biches est un pur bonheur. Chaque pas que nous faisons est allongé par une bonne glissade du ski. Arrivés au couvert, une belle descente nous attend et nous nous essayons aux virages en télémark, avec plus ou moins de succès. Mais comme la pente est douce, nous n'allons pas très vite et nos erreurs ne se paient pas par une chute.

Comme hier, nous allons presque jusqu'à La Foirausaz avant de remonter vers les Monts de Bière Devant.

Près du Malgré Tout.

Encore une belle descente.

Nous arrivons à la voiture vers 17h00, les joues rougies par la bise mais le sourire jusqu'aux oreilles (gelées, d'ailleurs). Quelle merveilleuse sortie !

Itinéraire du billet

Le tracé n'est pas tout à fait complet, les batteries du GPS ayant rendu l'âme à cause du froid.

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Autoportraits du billet

Merci à Polarr, sur la photo originale il n'y avait qu'une grosse tache.

Au Malgré Tout.

18 janvier 2020

Il a neigé vendredi. Pas beaucoup, si l'on en croit la webcam de l'hôtel du Marchairuz.

Une seule solution : se rendre sur place afin d'évaluer les conditions et préparer ainsi la balade de demain. Si Stefano, qui rentre de voyage ce soir, n'est pas trop décalé.

A 9 heures, je suis garée à la Maison du Cantonnier. Durant toute la montée, j'ai craint de devoir redescendre tant l'absence de neige est criante. Mais après avoir passé le Sapin à Siméon la couche s'épaissit un peu.

Une couche de neige fraîche épaisse de 10 cm recouvre la neige dure et glacée.

Au fond, la TSH mobile. Et là, ce sont mes traces ! Oui, j'ai pris mes skis.

En voilà encore !

Arrivée aux Monts de Bière Derrière, je descends vers le chalet des Combes. Je suis à l'ombre, il fait froid, mais l'atmosphère est extraordinaire.

La récompense au terme d'une belle montée : un peu de soleil.

Pour l'instant, je n'ai vu encore personne. Seules mes traces viennent marquer la neige immaculée.

De combe en combe, j'arrive en vue du chalet de Yens.

Je le dépasse et regarde la grande pente qui monte au Mont Tendre. Peut-être que c'est faisable. Je progresse à coup de longues traversées et arrive facilement au col.

Là, c'est un peu plus délicat, la neige ayant été soufflée. Mais en contournant l'abri, la couche de neige reste praticable.

Tadam !

Le vent est glacial et je ne reste que quelques minutes. La descente se fait également via de longues traversées. Les virages se font soit en chasse-neige, soit en conversion.

Retour sur le chalet de Yens.

Arrivée à la cabane du Servan, je croise la première âme de la journée. J'en profite pour suivre ses traces qui m'emmène au Pré aux Biches, via La Pivette et L'Aurore. Je prends la route qui descend à La Foirausaz puis remonte aux Monts de Bière Devant avant de rejoindre la voiture.

Mission de reconnaissance accomplie : demain, nous pourrons sortir à skis.

Itinéraire du billet

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11 janvier 2020

Garés au Pré de Bière, nous commençons la balade à 11h40. Nous sommes loin de la foule du weekend passé.

La couche neigeuse s'amenuise de weekend en weekend.

Dans la forêt entre le Pré d'Aubonne et le pâturage du Chalet Neuf, je vois détaler un lièvre. Il laisse de belles traces dans la neige, pas trop dure à cet endroit.

Le Chalet Neuf.

Ombres et lumières.

En route vers Les Monts de Bière Devant.

Nous restons à l'écart du chalet, histoire de d'avoir une porte de sortie pour le retour. Le brouillard qui recouvre le plateau monte et descend et nous passons d'un beau ciel bleu à une atmosphère ouatinée.

Le manque de neige est bien visible.

Le couvert des Monts de Bière Derrière. C'est beau, hein ?

Par endroit, comme ici, nous regrettons un peu les skis. Hum, nous aurions laissé une belle trace.

Grand moment d'interrogation : mais où allons-nous nous diriger ?

Vers Pierre à Coutiau, voyons !

Bon, je reconnais, y'a eu un grand blanc entre le couvert des Monts de Bière Derrière et maintenant.

C'est tout simplement parce que j'ai failli mourir de faim ! Je trouve une pierre sèche au pied du mur et me jette sur mon sandwich, tel un requin sur un steak haché.

Le ventre plein, la vie est plus belle et je peux reprendre le gaspillage de pixels. Nous descendons vers la Cabane du Cunay.

Elle est ouverte. C'est en regardant la cabane que nous nous disons que nous pourrions devenir membre du CAS. Plus pour les soutenir que pour participer. Ce sera chose fait prochainement.

Passage rapide au Pré aux Biches...

... avant de rallier Les Monts de Bière Devant.

Les toilettes du Malgré Tout.

Leur taille est proportionnelle à celle du chalet.

Chalet Malgré Tout - Gimel - Vaud - Suisse

Le brouillard envahit la place.

Retour à la voiture par la Citerne du Couloir.

Le Pré d'Aubonne entre ombre et brouillard.

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Pierre à Coutiau.

5 janvier 2020

The early bird catches the worm dira Stefano alors que nous cherchons, parking après parking, une place où laisser la voiture. Les parkings débordent et les voitures sont garées en double file, attendant qu'une place se libère. Le parking utilisé hier, plus ou moins à la même heure, et où nous étions les premiers, est saturé. Quel succès !

Nous descendons encore et encore, en direction du Brassus, jusqu'à trouver un emplacement libre, ce qui arrivera forcément.

Enfin, une ouverture : nous nous faufilons là où un chasse neige est rentré en poussant de la neige. Il y a juste de la place pour deux voitures.

Prêts à partir.

Très vite nous oublions la foule en nous éloignant des sentiers principaux.

Vers La Plateforme, un groupe se dore au soleil, nous obligeant à garder nos distances et à renoncer aux photos. Mais La Perrause est déserte et nous en profitons.

La neige est croûtée et les traces nombreuses. Stefano sait exactement où il veut aller et nous suivons de manière très opportuniste quelques sentiers laissés par des randonneurs en raquettes ou à ski.

Je ne suis pas très surprise lorsque nous arrivons au refuge du Bois Carré, même si, toute seule, j'aurais été incapable de m'y diriger. Nous nous remémorons notre dernier passage ici, alors que nous cherchions à nous abriter de la pluie et de l'orage.

De là, nous suivons le sentier qui monte vers la Combe du Cerf.

Ciel bleu d'Utah.

Nous traversons la Combe du Cerf et arrivons aux Chalets des Combes.

Ici aussi, nous nous étions mis à l'abri lors d'une pause sandwich.

En contrebas, une autre combe sur laquelle se discernent les traces de ski de notre dernière sortie. Non loin, il y a ce petit arbuste si photogénique.

Notre objectif du jour est de retourner vers le chalet privé L'Eglantier. Je me réjouis déjà du festin de baies qui m'attend.

Désespoir ! Le buisson d'églantier, visible sur la photo ci-dessus, à droite de la fenêtre, a été taillé et ne porte aucun fruit. Mais heureusement, le banc est toujours là, offrant un endroit sec où poser nos sacs et nos fesses.

Nous poussons jusqu'au Croset au Boucher...

et songeons au retour.

Un peu au hasard, nous tombons sur la Citerne du Buron et avons droit à une magnifique lumière.

Diable, il faut vraiment qu'il re-neige un peu !

Nous continuons notre descente pour atteindre le Petit Croset.

Un tracteur y ait monté récemment.

Les Quatres Puits : au fond, les crêtes qui mènent au Mont Tendre, la lune et les sillons laissés par le tracteur. En premier plan, le premier puits.

Nous perdons le sentier un petit moment pour le retrouver aux abords de L'Arbalète.

Qui pourrait deviner que les parkings débordaient de voitures ? Nous n'avons vu encore personne.

La Chanterelle et ses jolis volets jaunes.

Au sud, Le Grand Croset Dessous.

Faute de temps, nous renonçons à un petit détour vers le Couvert de Poêle chaud et continuons en ligne droite vers la voiture. Ligne droite qui nous amène aux Grandes Chaumilles.

Aujourd'hui la boucle sera parfaite. Après La Plateforme...

... Stefano nous trouve un itinéraire dans les sapins qui nous ramène directement à la voiture. Trop fort le Stefano !

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A L'Eglantier.

4 janvier 2020

Il était question de se garer au départ de la route qui mène au Pré de St-Livres mais une voiture a eu la bonne idée de se poser au beau milieu de la route. Impossible de passer de manière sécuritaire : un dérapage se traduirait pas une aile froissée. Nous n'insistons donc pas, et partons nous garer plus loin, tout en pestant et en proférant toutes sortes de malédictions.

Nous laissons la voiture près du départ du sentier qui conduit au refuge L'intercommunal. Des barrières réduisent la surface du parking afin de conserver (c'est ce qui est écrit) des réserves de neige pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse 2020 dont la ville de Lausanne est l'organisatrice. Les épreuves de ski de fond vont se dérouler au Brassus et les conditions d'enneigement ne sont pas extraordinaires. Mais soyons optimistes, il reste encore 14 jours pour que la neige tombe.

Nous partons à travers bois en suivant de vagues traces.

Et puisque nous sommes dans les parages, nous poussons jusqu'au refuge La Pierre Tournante.

Dommage que les gens se croient obligés de laisser leur nom ou autre inscription sur les murs.

Cette nuit, le ciel est resté couvert et la température n'est pas descendue : la neige est donc mouillée et lourde. Nous avons tout intérêt à privilégier les traces existantes.

La météo nous a promis une éclaircie dans l'après-midi, inutile de dire que nous l'attendons avec impatience car pour l'instant, c'est un peu glauque et monochrome.

Vu que nous n'avons pas pu aller là où nous voulions, nous décidons de faire la tournée des refuges du coin.

Après La Pierre Tournante, ce sera La Joratte. Bonnet blanc ou blanc bonnet, vous connaissez ?

Au passage, petit crochet par le chalet de la Croix.

Du chalet, nous partons dans les sapins pour rejoindre le sentier en contrebas, ce qui 1/ nous éviterait de revenir sur nos pas 2/ nous ferait découvrir un nouvel itinéraire (que nous avions d'ailleurs déjà tenté cet été sans succès). Après deux tentatives, la présence des myrtilliers et d'un trou dans la neige nous font renoncer.

Nous irons donc au refuge Pierre à Écusson par le sentier officiel.

J'ai cru déceler un coin de ciel bleu... mais c'était un rêve !

Pierre à Écusson avec un rayon de soleil.

N'ayant pas le temps de pousser jusqu'au Ranch de la Pierre à Lièvre, nous partons en direction des Trois Chalet par le chemin des Illanches.

Réserve de bois.

Nous laissons Trois Chalet sur notre droite pour suivre une petite combe.

Cette petite combe nous amène à la Sèche des Amburnex.

Pause sandwich en vue !

Cet été, ici, des vaches menaçantes nous ont obligés à faire un détour.

Nous ne pouvions passer ici sans faire un détour par le couvert.

Le couvert de la Sèche de Gimel.

Retour à la voiture par L'Intercommunal.

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A la Sèche des Amburnex.

Au chalet de la Sèche des Amburnex.

2 janvier 2020

Hier, notre tentative pour se garer au départ de la route qui mène au Pré de St-Livres s'est soldée par une glissade et un abandon. Aujourd'hui, Stefano est fermement décidé à réessayer. Le second essai sera le bon. Comme je dirai plus tard à Stefano, c'est la première fois en deux ans et demi que je regrette de ne pas avoir un 4x4. Il n'était donc pas vraiment nécessaire.

Le chalet privé Sans Souci.

Depuis notre première sortie dans la neige du 27 décembre, nous avons eu à chaque fois une neige différente : aujourd'hui, elle est plutôt dure, et très légèrement croûtée.

Le couvert de la Foirausaz.

Lorsque Stefano me demande où je veux aller, je lui réponds : le plus loin et le plus haut possible. S'en suit alors une série de chalets.

La Foirausaz.

Puis le chalet du Pré de St-Livres.

Les chalets sont définitivement plus photogéniques l'hiver : tout le ch'ni qui traîne habituellement dehors (abreuvoir, tracteur, voiture, ...) a été rangé.

Il est presque 14h lorsque nous arrivons au Pré aux Biches pour notre pause sandwich. Un petit air frais s'est levé, que nous sentons même le dos collé aux pierres chaudes du mur.

Petit flou (non artistique) en montant vers la cabane du Cunay (ski club du Brassus). C'est très rare que nous passions par là.

La cabane du Cunay.

Nous rejoignons le couvert des Monts de Bière Derrière avant de rejoindre les Monts de Bière Devant. Chemin faisant, nous rencontrons un couple avec un magnifique collie à poil long. Nous papotons un peu et dans la conversation racontons qu'hier nous étions à La Neuve. Ah, dit-il, je connais bien, j'y habite l'été. Nous venons donc de rencontrer M. et Mme Dubois, l'amodiataire de l'alpage de La Neuve depuis 3 ans (après 10 ans à Les Amburnex). Nous leur promettons de venir lui rendre visite cet été.

De là, nous retrouvons la route puis suivons une trace qui nous mène directement à l'extrémité sud du pâturage de La Foirausaz.

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Autoportraits du billet

Au retour, aux Monts de Bière Devant.

1er janvier 2020

Nous commençons l'année 2020 par ce que nous aimons le plus : une balade à deux.

Ça suffit pour nous rendre heureux. Après, l'expérience s'enrichit en fonction d'éléments additionnels : géographie (notre Jura bien aimé), météo (beau ciel bleu alors que le plateau est dans la poisse) et moyen de locomotion (raquettes à neige).

Heureuse année 2020 à vous tous !

Le parking du Sapin à Siméon est plein et boueux. Mais comme nous arrivons aux alentours de midi (nous avons pris notre temps...), les voitures vont et viennent et nous occupons la place libre du moment.

L'objectif de la balade est de faire une photo du Crêt de la Neuve. Et comme tous les chemins du Jura mènent au Crêt de la Neuve, nous avons l'embarras du choix.

Commençons par le Pré de Rolle. Après, nous verrons.

Le chalet du Pré de Rolle.

Joli petit arbre en descendant vers le couvert.

Près du couvert du Pré de Rolle, nous dépassons une famille. Le père, dépité, nous raconte qu'il tente de montrer à sa fille d'une dizaine d'année comment se repérer sur une carte mais qu'elle n'en a visiblement que faire... Déception !

La montée vers le Petit Pré de Rolle tient ses promesses. Nous notons qu'il serait possible de la faire à ski, à condition qu'il ait bien neigé. Dans le sens de la montée bien sûr ; la descente risquerait d'être plus problématique.

Le chalet du Petit Pré de Rolle.

Non, ce n'est pas une demande en mariage, c'est juste une prise de photo.

La marche dans la petite combe qui mène au chalet des Echadex est très très agréable, même si la neige botte.

Le chalet des Echadex.

Nous rattrapons la route qui va jusqu'à la Perroude de Marchissy. Je décline l'option de monter par le sentier du Coq. Dos au soleil, nous prenons une bonne suée.

La Perroude de Marchissy.

Suée qui continue dans la montée vers le Crêt de la Neuve.

Au Crêt de la Neuve, la croix est libre de toute tache.

Il nous faut attendre un peu pour que le drapeau se libère.

Un peu en contrebas, un bouquet de buisson d'églantier m'offre des fruits mûrs à point.

Nous descendons à La Neuve.

Nous restons ensuite sur la crête jusqu'à trouver l'embranchement vers la Fontaine Valier.

La trace que nous suivons monte et descend et serpente entre les sapins.

Nous passons la Fontaine Valier et arrivons sur le Pré de Rolle.

Sur le parking, l'activité est la même que tout à l'heure. Malgré l'heure tardive (il n'y a plus de soleil), des voitures arrivent et patientent pour qu'une place se libère. Un peu plus bas, le point de vue sur le Mont Blanc est lui aussi pris d'assaut.

Itinéraire du billet

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Autoportraits du billet

Au Petit Pré de Rolle.

A la Fontaine Valier.

30 décembre 2019

Ravis de notre expérience d'avant-hier, nous remettons ça aujourd'hui. Et fidèlement. Ce qui veut dire que nous nous garons à proximité de la Maison du Cantonnier. Mais cette fois nous descendons attraper la route qui mène au chalet du Pré d'Aubonne.

Parce que nous apprenons vite de nos erreurs, nous collons les peaux avant de démarrer la balade du jour. Quelques mètres et trois kilos de neige collés sous les skis, nous le regrettons déjà !

Nous les enlevons dans la montée vers Les Monts de Bière Devant.

Quelle différence par rapport à il y a deux jours où nous avions laissé nos traces !

Des Monts de Bière Devant, nous filons directement aux Monts de Bière Derrière. Les descentes se font avec précaution car il n'y a plus vraiment d'espaces vierges de traces.

Nous nous offrons la montée puis la descente vers le couvert du Grand Cunay. Pour éviter de prendre trop de vitesse, nous mettons en oeuvre la technique du chasse neige, une valeur sûre qui a fait ses preuves.

La neige de la pente menant au Grand Cunay a été soufflée. Nous nous déportons sur la gauche. Nous nous retrouvons seul, au milieu des sapins, sans une seule trace. La neige colle puis se décolle par paquet. Par endroit, les skis glissent sur la pente verglacée. Un petit goût d'aventure flotte de même qu'une atmosphère d'expédition.

L'idée est maintenant de rejoindre le chalet des Combes. Pour y arriver, une petite (enfin, tout est relatif) descente dans les sapins s'impose.

Lorsque la pente devient trop raide et qu'il n'y a pas moyen de faire de grandes traversées, nous descendons en escalier.

Mais sitôt que nous sortons de la forêt les descentes deviennent plus accessibles et nous commençons à nous amuser.

La citerne du chalet des Combes.

Le chalet des Combes et son petit arbre, toujours aussi photogénique.

Nous enchaînons ensuite descente et montée jusqu'à récupérer la route qui mène aux Monts de Bière Derrière.

Nous y faisons notre pause sandwich : il est 15h09.

Remontée vers le couvert des Monts de Bière Derrière.

La neige est bien transformée.

Le couvert des Monts de Bière Derrière.

Commence alors la descente vers la voiture.

Le sentier a été profondément tracé par des cohortes de randonneurs. Sitôt que la pente s'accentue, nous devons en sortir pour retrouver une neige meuble et pouvoir ainsi freiner.

Alors que les sapins se resserrent, nous préférons enlever nos skis et les porter sur quelques dizaines de mètres. Better safe than sorry. La récompense arrive sous la forme d'une longue descente douce où nous avons tout le temps d'apprécier la sensation de glisse.

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Lézardant sur le banc du chalet des Monts de Bière Derrière.

En arrivant à la voiture ; en fond, la maison du Cantonnier.

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À propos de Marie-Catherine

Randonneuse, blogueuse et photographe amateur chez Two Swiss Hikers.

En phase de préparation de voyage, je m'occupe du choix voire de l'achat du matos et organise les bagages. Ma principale activité consiste à me réjouir des vacances qui arrivent ! Je deviens plus active au retour : il faut trier les photos (et des photos, il y en a...) et rédiger les billets de ce blog.

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