Printemps 2022

Résumés en style télégraphique mais illustrés de nos balades, brèves ou conséquentes, dans notre Jura et ailleurs.

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22 mai 2022

La balade du jour arrive.

Flore du jour

Aujourd’hui, c’est la fête.

Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

Au chalet de M’sieur Claude.

Au Mont Tendre.

21 mai 2022

Le récit de la balade arrive !

Flore du jour
Orchis Mâle - Orchis Mascula
Orchis Mâle – Orchis Mascula
Campanule en Thyrse - Campanula Thyrsoides
Campanule en Thyrse – Campanula Thyrsoides
Campanule en Thyrse - Campanula Thyrsoides
Campanule en Thyrse – Campanula Thyrsoides
Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

Ça tangue à la cabane des Electriciens. Alors on se penche de l’autre côté pour éviter de chavirer.

Au Mont Sâla.

15 mai 2022

Départ du parking en-dessous de La Pessette.

La Dunanche, vue du parking.

Le pâturage de La Pessette, toujours vu du parking. On en voit des choses depuis ce parking, hein ? A noter un joli banc tout neuf accolé au panneau d’information. Il fait face à La Dunanche, et confortablement installée pour mettre mes chaussures, je contemple également La Dôle où nous étions hier.

Stefano me fait grâce de la montée au Planet et c’est tout tranquillement que nous marchons sur une piste forestière à peine vallonée qui nous mène au chalet Les Chenevières en passant par un lieu-dit Les Indévis qui, à part figurer sur la carte, n’est mentionné nulle part ailleurs.

Le pré des Fornets : une belle combe, au vert presque fluorescent.

A l’extrémité nord du pré des Fornets, un passage alambiqué heureusement inutile car un tourniquet permet un franchissement aisé du mur avant d’arriver au lieu-dit Les Fornets.

Celui que nous avions baptisé le couvert des Echadex et qui s’appelle en réalité Citerne couverte du Pré de Villars. Rien que ça.

Les Echadex.

Les grondements de nos ventres commençant à réveiller les animaux sauvages des forêts profondes et menaçantes du Jura, nous nous arrêtons au pré de Rolle pour les satisfaire.

Un des objectifs du jour étant de monter au crêt de la Neuve, nous essayons de faire une pierre deux coups avec notre second objectif : trouver et photographier des gentianes acaules. Mais même dans la dernière petite montée rocailleuse qui mène au crêt, elles ne sont pas là. Ni même au bas de la croix. Déception.

En revanche, le drapeau qui flotte est tout neuf et nous aimons à penser que notre récent don à l’Association des intérêts de la commune de Longirod y est pour quelque chose.

Nous sommes au point du retour. Qui se fera par les deux Perroudaz.

Parvenus sur la route qui descend à Le Vaud, nous partons vers Le Planet.

En descendant tout droit, nous arriverions à la voiture en un clin d’œil. Comme il est encore tôt – à peine 14h30 -, nous faisons un crochet par la cabane de Peney. La dernière fois que nous sommes passés ici, il y avait encore de la neige, beaucoup de neige.

Nous rejoignons Le Mondion tant bien que mal par le pâturage. Les sangliers l’ont massacré. Bientôt le bétail continuera le travail.

Alors que la voiture est en vue, Stefano me propose d’aller voir s’il reste quelques dents de chien dans le pré en contrebas de La Dunanche. Bien que soupçonnant qu’il soit bien trop tard dans la saison, nous partons vérifier. Nos soupçons sont fondés mais notre visite nous permet de trouver une plante avec ses graines (voir Flore du jour).

Je profite du banc tout neuf pour m’y allonger quelques minutes en regardant le ciel. Life is good. Encore une fois, un joli week-end est derrière nous. Vivement le bureau pour reposer nos gambettes.

Flore du jour
Gesse printanière - Lathyrus vernus
Gesse printanière – Lathyrus vernus
Géranium des Bois - Geranium Sylvaticum
Géranium des Bois – Geranium Sylvaticum
Gaillet Odorant - Galium Odoratum
Gaillet Odorant – Galium Odoratum
Orchis Mâle - Orchis Mascula
Orchis Mâle – Orchis Mascula
Oxalis petite Oseille - Oxalis Acetosella
Oxalis petite Oseille – Oxalis Acetosella
Lamier Rouge - Lamium Purpureum
Lamier Rouge – Lamium Purpureum
Compagnon Rouge - Silene Dioica
Compagnon Rouge – Silene Dioica
Myosotis des Champs - Myosotis Arvensis
Myosotis des Champs – Myosotis Arvensis
Myosotis des Champs - Myosotis Arvensis
Myosotis des Champs – Myosotis Arvensis
Trolle d'Europe - Trollius Europaeus
Trolle d’Europe – Trollius Europaeus
Valériane des montagnes - Valeriana Montana
Valériane des montagnes – Valeriana Montana
Centaurée des montagnes - Centaurea Montana
Centaurée des montagnes – Centaurea Montana
Centaurée des Montagnes - Centaurea Montana
Centaurée des Montagnes – Centaurea Montana
Centaurée des Montagnes - Centaurea Montana
Centaurée des Montagnes – Centaurea Montana
Dent de Chien - Erythronium Dens Canis
Dent de Chien – Erythronium Dens Canis
Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

Au chalet du Pré de Rolle.

14 mai 2022

Cette semaine, un peu par hasard, en cherchant des infos sur la plaque « Pierre à Vogler » vissée sur une gros rocher près du chalet Le Vuarne, je suis tombée sur un itinéraire qui parlait des Rochers de Pierre Lente. Itinéraire que j’ai transmis à Stefano qui en a préparé une variante qui doit nous mener au sommet de La Dôle. Prévue pour aujourd’hui.

Hier soir, nous avons dîné avec un oncle de Stefano et sa nièce – Alice -, que nous n’avions pas vus depuis… depuis… depuis 10 ans au moins. Honte à nous, alors qu’ils habitent à quelques kilomètres. Je ne sais plus vraiment comment nous en sommes arrivés là mais demain, la balade à La Dôle se fera à trois : nous aurons une invitée !

Ce matin, donc, nous faisons un petit crochet à la gare et partons vers St-Cergue. Nous confirmons avec Alice le dénivelé envisagé afin que la balade reste un plaisir et nous nous garons un tout petit peu plus haut que le parking au-dessus du marais de La Tropaz.

Le premier objectif est d’arriver à la baraque à Kufer. Elle est ouverte et des convives sont attablés autour d’une grosse table de bois. Puis, au lieu de rejoindre la route comme nous le faisons d’habitude, nous partons vers la droite, sur une piste forestière, que nos pieds n’ont jamais foulée. Et c’est là que nous arrivons au bas des falaises des Rochers de Pierre Lente.

La piste forestière s’arrête net. Un sentier s’en détache, d’abord timide mais très vite bien marqué.

Nous longeons ainsi le bas des falaises sur environ 200 mètres avant de nous retrouver dans la forêt, sur un sentier étroit, mais facile.

Une jonction de sentier nous stoppe un moment, le temps de vérifier la direction à prendre.

A droite, nous irions à Guinfard, un hameau au sud de St-Cergue. A gauche, le sentier s’enfonce dans la forêt en montant abruptement, ce qui est évidemment un bon indice : c’est par là que nous devons aller. Une belle flèche orange achève de balayer nos doutes.

Après une belle montée face à la montagne, nous traversons un mur et, à ma grande surprise, nous retrouvons le sentier no 116. Une portion du mur est en train d’être réhabilitée. Nous en profitons pour montrer à Alice les deux épaisseurs de pierre, comblées au centre par des pierre de plus petite taille.

L’antenne de La Barillette, alors que le ciel se colore de noir au gré des nuages.

Parvenus au col du Vuarne, nous laissons notre invitée choisir le sentier – parmi les quatre – qu’elle souhaite emprunter pour arriver à la boule. Elle opte pour celui qui passe par Les Creux.

Nous descendons donc au chalet de la Dôle, que je décrète lieu idéal pour le pique-nique. D’autant que la table et le banc, devant la porte, sont libres et que la cheminée ne crache pas de fumée. Notre sandwich habituel est amélioré par des jolis morceaux de gruyère et des tranches de bresaola offerts par Alice. Miam…

En cours de montée nous croisons plusieurs familles avec des jeunes enfants. Deux petites jumelles sont toutes fières de nous annoncer qu’elles ont autant d’années que de doigts levées (elles en lèvent quatre) et qu’elles sont montées toutes seules au sommet. La maman nous avoue qu’elles commencent à être fatiguées et qu’il est temps qu’elles arrivent.

La Dôle. Pour la 4ème fois en 3 semaines.

Nous descendons en direction du col de Porte.

Le chalet du ski club de Nyon est ouvert et nous en profitons pour acheter de l’eau. Nous avons été un peu juste avec la quantité. Les gardiens sont charmants mais nous avons hâte de re-sortir au grand air, la température de la pièce maintenue bien trop haute par le poêle ronronnant.

Le retour à la voiture se fait par la piste forestière du tracé de la course de VTT. Nous papotons de chose et d’autre, de souvenirs d’enfance, de colonie de vacances, de biscuits subrepticement mangés… Nous apprenons ainsi à mieux nous connaître. Ou plutôt nous nous découvrons, car entre la petite enfance et aujourd’hui, il y a eu un trou d’au moins d’une bonne vingtaine d’années.

Rendez-vous est pris pour le courant du mois de juillet pour une autre randonnée à trois. Nous nous réjouissons déjà ! Et bravo à Alice pour ses belles performances : près de 24 km de randonnée pour plus de 1’200 mètres de dénivelé positif.

Flore du jour
Orchis Mâle - Orchis Mascula
Orchis Mâle – Orchis Mascula
Orchis à Odeur de Sureau - Dactylorhiza Sambucina
Orchis à Odeur de Sureau – Dactylorhiza Sambucina
Mélitte à Feuilles de Mélisse - Melittis Melissophyllum
Mélitte à Feuilles de Mélisse – Melittis Melissophyllum
Céphalanthère à longues Feuilles - Cephalanthera Longifolia
Céphalanthère à longues Feuilles – Cephalanthera Longifolia
Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

A La Dôle. Avec notre invitée…

Et là, on se la joue « Djeuns 2.o ». Comme Luana l’aurait prise. De travers.

La Dôle - Gingins - Vaud - Suisse

08 mai 2022

Suite de notre entraînement d’hier.

Nous partons du lieu-dit Les Pralies, en bordure de la route qui mène au village des Rousses. Nous suivons la route qui mène au petit hameau dit Couvaloup de St-Cergue. Très rapidement, nous retrouvons le sentier qui monte en direction de la Pointe de Fin Château. Nous le perdons deux ou trois fois mais la direction générale reste facile à trouver : il faut monter, de préférence face à la pente.

Parvenus au sommet, nous sommes surpris de voir arriver un groupe de randonneurs venant du côté est. Celui qui semble être le guide nous dit qu’ils ont suivi un sentier tracé. Une des participantes, encore rouge de l’effort, ajoute : et il monte comme ça, mettant sa main quasiment à la verticale.

Nous notons l’information dans un coin de notre tête.

La Dôle, vue de la Pointe de Fin Château.

Nous revenons au petit col par lequel nous sommes arrivés et partons vers La Glutte.

Qui est d’ailleurs occupée. Nos doutes sont confirmés : le seul accès à l’intérieur se fait par une fenêtre. Pas très pratique.

Fenêtre que l’on distingue à peine sur ce côté droit.

Comme hier, le froid nous accueille au sommet de La Dôle. Les bonnets sont de mise. Nous descendons par Les Creux. Nous croisons un papa avec deux petits. Le garçonnet – Marius – doit avoir à peine 4 ans et son papa, très fier, nous annonce que Marius est monté tout seul, sans assistance. Bravo. Le prix à payer, ajoute-t-il en rigolant, sont les arrêts fréquents pour les laisser jouer. Là, ils sont en train de patauger dans une vieille plaque de neige.

Nous pique-niquons près de la fontaine, au bas des Creux. Un coureur se prépare pour la montée. Surpris, nous le voyons s’attaquer à la partie la plus raide. Nous finissons nos sandwichs alors qu’il est presque en haut.

Comme il est tôt, je propose à Stefano de remonter au col de Porte par le sentier qui longe la falaise. L’idée est de parvenir à un dénivelé positif d’au moins 1’000 mètres. Arrivés en haut, nous partons vers le chalet des Apprentis, puis vers La Barillette pour descendre jusqu’au chalet Le Vuarne.

L’ancienne arrivée du télésiège de La Barillette.

Et là, comme il est encore tôt, Stefano me propose de remonter à nouveau au col de Porte, puis à la Pointe de Fin Château pour redescendre par là où nous sommes venus.

J’avoue que l’idée ne me tente pas trop. Je préfèrerais plutôt chercher le sentier dont on nous a parlé ce matin. Justement, devant nous, une voiture se gare. Comme rouler ici n’est pas autorisé à tout le monde, je demande au gars s’il connaît le sentier qui monte en direction de la Pointe de Fin Château. Il nous répond par l’affirmative, nous disant de suivre la route jusqu’au Vuarne pour ensuite trouver le sentier.

Le Vuarne.

La route qui mène au Vuarne se termine en piste forestière. En partant vers la droite (à l’ouest), la route continue pour rejoindre le sentier qui monte au col de Porte. Nous la connaissons. Nous partons donc vers la gauche (le nord). Quelques mètres plus loin, la piste s’arrête nette, au niveau d’un arbre tombé. Nous revenons sur nos pas. Et là, près d’un mur, une marque rouge au sol. Puis une autre à quelques mètres, sur un sapin. Nous avons trouvé le sentier ! Un sentier où même un chamois refuserait de passer tellement il est raide. Néanmoins il est terriblement efficace et en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, nous voici en haut, tout joyeux et un peu haletants, il faut le reconnaître. Ce n’est pas tous les jours que nous découvrons un nouveau sentier.

Nous perdons nos traces du matin et en profitons pour explorer un peu. Nous tombons sur de vieux tonneaux rouillés, témoin d’une activité aujourd’hui disparue.

C’est étonnant que l’endroit n’ait pas été débarrassé. Il y a même ce qui ressemble à une vieille chaudière.

Nous voyons furtivement deux motos cross passer sur le sentier. Vu l’absence du bruit, nous en déduisons qu’elles sont électriques.

Malgré tous nos tours et détours, nous arrivons à la voiture relativement tôt, vers 17h30. L’objectif du jour est atteint : le GPS annonce plus de 1’000 mètres de dénivelé positif.

Flore du jour
Populage des Marais - Caltha Palustris
Populage des Marais – Caltha Palustris
Populage des Marais - Caltha Palustris
Populage des Marais – Caltha Palustris

Un bourdon gourmand en train de butiner tous les crocus du coin.

Crocus - Crocus Albiflorus
Crocus – Crocus Albiflorus
Orchis Mâle - Orchis Mascula
Orchis Mâle – Orchis Mascula
Cardamine à Sept Folioles - Cardamine Heptaphylla
Cardamine à Sept Folioles – Cardamine Heptaphylla
Cardamine à Sept Folioles - Cardamine Heptaphylla
Cardamine à Sept Folioles – Cardamine Heptaphylla
Cardamine des Prés - Cardamine Pratensis
Cardamine des Prés – Cardamine Pratensis
Cardamine des Prés - Cardamine Pratensis
Cardamine des Prés – Cardamine Pratensis
Cardamine des Prés - Cardamine Pratensis
Cardamine des Prés – Cardamine Pratensis
Soldanelle des Alpes - Soldanella Alpina
Soldanelle des Alpes – Soldanella Alpina
Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

A la Pointe de Fin Chateau. Pas un de mes meilleurs autoportraits. Mais il existe.

La Dôle.

Photos prises au même moment, l’une avec le bras gauche de Stefano, l’autre avec mon bras droit. Et bien sûr deux moyens différents.

07 mai 2022

Départ depuis l’Abbaye de Bonmont. Nous avions dépassé en voiture une randonneuse solitaire qui nous rejoint alors que nous nous préparons. Elle est en itinérance jusqu’à Zürich. Son programme du jour est le sommet de La Dôle avant nuit à St-Cergue. Demain, ce sera le col du Marchairuz, puis celui du Mollendruz. Et le surlendemain, Ste-Croix. Elle chercher à parler français et n’hésite pas à nous demander de traduire un ou deux mots qu’elle ne sait dire. Elle est tout sourire et enthousiaste. Nous ne pourrons faire un bout de chemin avec elle, désireux de ne pas monter directement à La Dôle comme la semaine passée, mais de faire un détour par Potraux.

Nous montons de route en piste forestière, retrouvant parfois, pour de courtes longueurs, le sentier des crêtes.

L’arbre du garde Ami Girod. Impossible de trouver un quelconque renseignement sur ce fameux garde Ami Girod.

Le Privé d’Amour, qui doit son nom aux travailleurs forestiers esseulés.

Piquenique à Potraux. Le vent souffle et en l’absence de soleil, il fait froid. Néanmoins la pause est agréable.

Nous retrouvons un peu de monde lorsque nous passons le mur qui délimite le pâturage de La Dôle. Car depuis notre randonneuse du matin, nous n’avons croisé âme qui vive.

L’arrivée à La Dôle se fait sous les nuages et un vent conséquent. Les randonneurs déjà présents sont collés aux différents murs, cherchant à s’abriter du vent.

Le chalet du ski club de Nyon avec son drapeau flottant au vent.

Nous descendons par le sentier qui borde la falaise puis celui qui descend directement au chalet de la Dôle.

Le chalet de La Dôle, d’où s’échappe de la fumée, preuve irréfutable d’une présence humaine.

Sur son parking trône un magnifique « copain ». En ce moment, nous appelons « copains » tous les vans aménagés que nous croisons. D’ailleurs, pas plus tard qu’hier soir, nous sommes allés voir une exposition de « copains » à Gland qui nous a donné de quoi rêver pour les prochaines nuits. Celui-ci sort de l’ordinaire du fait de sa couleur. Jugez plutôt :

N’est-il pas incroyablement beau ? Nous tournons autour, tentant de discerner son aménagement intérieur par les vitres et de mesurer sa longueur en comptant nos pas.

Nous optons pour la descente par le sentier des crêtes. Contrairement à la semaine passée, nous évitons les raccourcis tracés par les VTT, encore plus raides que le sentier officiel.

Alors que le sentier rejoint la route pour la traverser et reprendre de plus belle, à 20 mètres de nous, arrive notre « copain ». Je fais de grands signes et me mets au milieu de la route. L’intention est claire et eux, à l’intérieur, doivent se dire : mais c’est quoi cette folle (en allemand, car les plaques sont allemandes). De mes souvenirs de 8 ans de cours d’allemand, ce pourrait donner : Was ist diese Dumkopf. Pas brillant, je vous l’accorde, mais ça n’a pas été googlé.

Le van s’arrête, le moteur se coupe et la fenêtre s’ouvre. Le conducteur demande : did we do something wrong? Mais non ! Je lui explique que nous avons admiré son van garé là-haut. Je demande, à lui et à sa femme, quelle est la longueur du van (6.36), l’habilleur (Pössl), s’ils sont contents de leur achat. Il répond qu’il y a certains détails qui l’énervent, surtout dans les finitions. Fiat, remarque-t-il. En rigolant je le préviens que, attention, Stefano est italien. Puis vient la proposition tant attendue : voulez-vous voir l’intérieur ? J’accepte avec joie mais elle sera de courte durée : une voiture arrive et comme le van occupe toute la largeur de la route il va falloir qu’il déguerpisse. Stefano me fait gagner quelques secondes en allant dire à la conductrice de la voiture que le van s’est arrêté pour un renseignement. C’est ce qu’on appelle un white lie qui a le mérite de relaxer tout le monde qui se quitte avec de grands gestes de main amicaux.

Quelle était la probabilité que nous le recroisions dans la descente, alors que nous n’avons traversé que cinq fois la route sur 1h30 de temps et un peu moins de 6 km de sentier ? Et que chaque traversée de route prend environ 10 secondes ? Faible, très faible…

Une des jolies portions de sentier.

Un des bâtiments de La Bauloz, sous le soleil. Soleil qui devient plus présent au fur et à mesure que nous nous éloignons des crêtes. Maudit pays, ronchonne Stefano.

Arrivée à la voiture un peu avant 18h. Encore un bel entraînement en prévision de nos prochaines vacances au Tessin.

Flore du jour
Bugle rampante - Ajuga Reptans
Bugle rampante – Ajuga Reptans
Bugle rampante - Ajuga Reptans
Bugle rampante – Ajuga Reptans
Ail des Ours - Allium Ursinum
Ail des Ours – Allium Ursinum
Euphorbe des Hêtraies - Euphorbia Amygdaloides
Euphorbe des Hêtraies – Euphorbia Amygdaloides
Cardamine à Sept Folioles - Cardamine Heptaphylla
Cardamine à Sept Folioles – Cardamine Heptaphylla
Cardamine à Sept Folioles - Cardamine Heptaphylla
Cardamine à Sept Folioles – Cardamine Heptaphylla
Hellébore Fétide - Helleborus Foetidus
Hellébore Fétide – Helleborus Foetidus
Hellébore Fétide - Helleborus Foetidus
Hellébore Fétide – Helleborus Foetidus
Hellébore Fétide - Helleborus Foetidus
Hellébore Fétide – Helleborus Foetidus
Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

A Potraux.

La Dôle.

30 avril 2022

Levés tard, avec une météo incertaine, nous traînons puis nous décidons à sortir pour une petite grimpée (à prononcer avec un fort accent vaudois) à La Dôle depuis le parking de la Tropaz.

Non loin du parking, un marécage, éponyme. Stefano l’a découvert en voulant nommer l’endroit où nous laissons la voiture, près d’un stock de bois soi-disant piégé. Nous ne voyons pas comment du bois peut être piégé sans risquer d’y mettre le feu.

Comme nous n’avons pas énormément de temps, nous décidons de suivre le sentier balisé.

La Bauloz, là où nous avions rencontré l’ancien postier de La Rippe.

Nous avions même eu droit à une visite guidée des dortoirs.

Le sentier est un non-sens. Il part direct dans la pente, sans un virage, dans les cailloux, dans les racines, raide et presque insipide. Arrivés au chalet de la Dôle, il se met à pleuvoir. Quelques gouttes d’abord, puis elles deviennent si insistantes que nous devons nous couvrir. Le ciel est noir. Nous montons par la gauche, là aussi, par la variante la plus raide. Vous me direz, au point où nous en sommes… Une bavante de plus ou de moins ! Les chamois sont tranquillement allongés sur une des dernières plaques de neige. Ils profitent de la fraîcheur.

Nous arrivons au sommet de La Dôle en sueur car évidemment la pluie s’est arrêtée et les Gore-Tex se sont fait un malin plaisir à empêcher l’air de circuler. Les sandwichs étant restés dans le frigo, – le pain dans le sachet, le beurre dans son emballage et le jambon itou – nous ne nous arrêtons que pour la barre Ovomaltine – bien méritée – et entamons la descente. Les nuages se sont agglutinés et nous avons entendu un coup de tonnerre.

Le chalet des Apprentis.

Nous pensions redescendre en rejoignant La Barillette puis en suivant la piste de VTT. Les nuages et les coups de tonnerre nous en dissuadent tout en nous persuadant de faire au plus court. Ce sera donc retour vers le chalet de La Dôle avant de marcher sur nos traces du matin.

La descente achève de nous convaincre du non-intérêt du sentier. Avouons que nous empruntons en plus quelques raccourcis tracés par les VTT, encore plus raides que le sentier de base. Ce qui n’est pas peu dire. C’est sous un rayon de soleil que nous arrivons à la voiture. L’orage est maintenant au-dessus du lac. Un énorme éclair zèbre le ciel.

Flore du jour
Lunaire Vivace - Lunaria Rediviva
Lunaire Vivace – Lunaria Rediviva
Lunaire Vivace - Lunaria Rediviva
Lunaire Vivace – Lunaria Rediviva
Lunaire Vivace - Lunaria Rediviva
Lunaire Vivace – Lunaria Rediviva
Cardamine à Sept Folioles - Cardamine Heptaphylla
Cardamine à Sept Folioles – Cardamine Heptaphylla
Cardamine à Sept Folioles - Cardamine Heptaphylla
Cardamine à Sept Folioles – Cardamine Heptaphylla
Bugle rampante - Ajuga Reptans
Bugle rampante – Ajuga Reptans
Bugle rampante - Ajuga Reptans
Bugle rampante – Ajuga Reptans
Valériane de Montagne - Valeriana Montana
Valériane de Montagne – Valeriana Montana
Cardamine à Sept Folioles - Cardamine Heptaphylla
Cardamine à Sept Folioles – Cardamine Heptaphylla
Cardamine à Sept Folioles - Cardamine Heptaphylla
Cardamine à Sept Folioles – Cardamine Heptaphylla
Valériane de Montagne - Valeriana Montana
Valériane de Montagne – Valeriana Montana

La star du jour

Soldanelle des Alpes - Soldanella Alpina
Soldanelle des Alpes – Soldanella Alpina
Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

La Dôle.

C’était où nos têtes en entier, ou la boule en entier !

18 avril 2022

Nous commençons la balade du jour depuis le parking du Creux des Abériaux. Quatrième jour de beau temps, même si le ciel est légèrement voilé. Nous suivons la route qui mène à l’église des Biolles par le haut et redescendons au chalet privé La Bâme par une route forestière tombée dans l’oubli.

Le sentier qui mène au chalet Les Pralets a été à nouveau massacré par des engins forestiers. Ces derniers ont remis une couche, et une belle. Le chemin n’est plus que deux ornières boueuses, profondes parfois de plus de 50 centimètres. Un désastre.

Le chalet Les Pralets est fermé, durant les quelques semaines où l’hiver tire à sa fin et l’été n’est pas encore là. Devant, son pré de fauche.

Nous décidons de tenter le chemin secret qui monte au faux Mont Pelé. En réalité il n’est plus si secret que ça. Des traits de peinture rouge le balisent, à intervalle rapproché. Impossible de se perdre.

Je dis à Stefano que, à ce train-là, dans quelques années il sera balisé de jaune. Stefano parle d’une main courante. Main courante qui, à notre plus grande surprise, est effectivement là !

C’est LE passage un peu technique du sentier.

Arrivée sur le fake summit du Mont Pelé. Les cytises ne sont pas en fleur. Ils n’ont même pas mis encore leurs feuilles.

Comme nous avons mangé une barre avant la montée, Stefano me propose de prendre notre pause au crêt des Danses. Le sentier qui traverse le cimetière des Bourguignons est encore bien enneigé.

Le chalet Le Croue, encore en travaux.

Par rapport à hier, une douce chaleur règne. Les gants resteront très certainement au fond du sac.

La plaque de neige à la sortie du creux du Croue ne nous inspire pas et nous décidons de monter au Noirmont des Français par la crête.

La montée est rude mais je ne faiblis pas.

Les Trois Suisses.

Le Noirmont tout court. Par opposition, c’est celui des Suisses.

De là, la cabane du Carroz est visible. J’insiste pour qu’on y passe, ce qui nous rallonge drastiquement la balade. La descente se fait en free style. Nous essayons de retrouver un vieux sentier que nous avions découvert l’année passée mais il reste impossible à trouver.

L’Arzière.

La cabane du Carroz.

C’est là que nous réalisons que nous nous sommes vraiment éloignés de la bonne direction. Nous ne sommes vraiment pas loin de La Givrine.

Passer par les Fruitières de Nyon nous semble la meilleure option. Pour cela, nous devons, depuis le Haut Mont, remonter vers la cabane de Rochefort.

Cabane Rochefort - Arzier-Le Muids - Vaud - Suisse

Les Fruitières de Nyon. Je marche maintenant au peu au radar.

Vue depuis Les Fruitières.

Descente vers le Mont Roux.

Mont Roux que voilà.

Il ne nous reste plus qu’à rejoindre la route et à descendre. Voilà encore une belle journée, un peu moins physique qu’hier, avec seulement 28.8 km et 1’250 mètres de dénivelés. Demain, retour au bureau et, pour ma part, je serais bien contente de reposer mes jambes.

Flore du jour
Tabouret des Bois - Noccaea Caerulescens
Tabouret des Bois – Noccaea Caerulescens
Tabouret des Bois - Noccaea Caerulescens
Tabouret des Bois – Noccaea Caerulescens
Pétasite Blanc - Petasites Albus
Pétasite Blanc – Petasites Albus
Crocus - Crocus Albiflorus
Crocus – Crocus Albiflorus
Crocus - Crocus Albiflorus
Crocus – Crocus Albiflorus
Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

Au Crêt des Danses.

Au Crêt des Danses.

Aux Fruitières de Nyon.

17 avril 2022

Hier, d’un commun accord (oui oui, j’ai donné mon consentement, folle que je suis) nous avons décidé de nous lever vers 7h30 pour démarrer la balade du jour depuis Montricher.

Et si le réveil n’était pas assez difficile, la montée vers le lieu-dit Point de vue s’est assurée de me faire regretter mon choix (bien sûr, je rigole). En réalité, c’était easy-peasy.

A partir de là, nous continuons sur la route afin de pouvoir attraper le sentier qui monte à la combe de la Verrière.

Car, à la combe de la Verrière, il y a les toblerones. Constatant qu’ils commencent sérieusement à s’effriter, nous échafaudons des théories d’entrepreneur véreux ayant dosé à son avantage le mélange sable-béton. Ça ne sert à rien et justement, à cause de cela, c’est drôle !

Un des blocs de béton fait même office de nurserie. Longue vie au petit sapin.

Le chalet Les Ordons est ouvert tandis qu’un de ses occupants farniente sur une chaise longue. Nous profitons pour lui demander si ce chalet était avant une maison fortifiée, comme le laisse penser l’épaisseur de ces murs. Il nous répond par la négative, en nous disant que le bâtiment a été construit avec vocation de maison de vacances.

Arrivée au couvert des Aruffens.

Surprenant. Personne ne gravite autour la croix de Châtel. En fait, nous sommes arrivés à temps car en descendant vers la buvette, nous croisons plusieurs groupes de promeneurs.

La buvette n’est pas encore ouverte.

Stefano m’offre deux options pour monter au Mont Tendre : la montée vers Le Risel ou le sentier des crêtes. Ni l’une ni l’autre dis-je. Et si nous montions vers La Biole pour passer vers La Blondinette, puis Le Bucley pour arriver au pré d’Etoy?

Le choix fait est illustré ci-dessous : La Biole.

Ah, j’ai oublié de vous parler de la température. Vous avez sans doute vu que le ciel est bien bleu, que le soleil brille. Mais, comme disait ma maman, en avril ne te découvre pas d’un fil. Et aujourd’hui, ce dicton est réellement d’actualité. Figurez-vous que nous regrettons (mais regrettons vraiment) d’avoir laissé les gants dans la voiture. Oui oui oui. Et ce, à cause d’une forte bise bien froide qui balaie les crêtes.

C’est donc les mains tant bien que mal cachées dans les manches que nous arrivons au Sapelet Dessus.

La Blondinette, qui maintenant ressemble plus à une brunette. Seuls les gonds des volets sont encore jaunes.

Nous nous arrêtons au pré d’Etoy pour manger. Nous dédaignons la terrasse pour aller nous réfugier à l’abri du vent. Confortablement assis sur des tuyaux de béton, le dos collé au mur tiède, nous réchauffons nos mains sur la pierre.

Nous nous remettons en route, repus à défaut d’être réchauffés.

Le mur de séparation entre le pré d’Etoy et celui de La Racine.

Pas loin, le refuge Bon Accueil.

Il ne nous reste plus qu’à monter vers le chalet de Yens.

Les jonquilles y sont en fleur, au milieu des crocus.

Vu le vent et le froid ambiant, le sommet du Mont Tendre est relativement désert.

La vue sur le Mont Blanc est imprenable.

Parce qu’il n’est que 15h30 et que nous avons encore au moins 3 heures devant nous, nous ignorons la possibilité de redescendre à Montricher par le pré Anselme. Nous préférons retourner vers le pré de l’Haut. Ensuite, nous verrons.

La buvette du Mont Tendre. Encore quelques semaines avant le bourdonnement continu du générateur.

En allant vers Le Rizel.

Le Rizel, justement.

Et le pré de l’Haut. Là, nous faisons un peu moins les malins. Il est 17h et l’arrivée à la voiture est prévue… un peu tard !

Nous descendons par la combe de la Verrière, mais cette fois en suivant la piste forestière. Ce qui nous permet de nous rendre compte qu’il y a en réalité deux combes parallèles, chacune contenant des toblerones. Nous nous promettons d’aller explorer l’autre, lors de notre prochaine venue.

La Fougère.

Les dernières centaines de mètres, sur les coulisses, ses constructions de pierre sur lesquelles étaient posées de « tuyaux » qui acheminaient l’eau. A noter que les doudounes sont de sortie.

Et voilà une belle journée comme nous les aimons : 8h30 de marche, presque 30 km parcourus pour un dénivelé de 1368 mètres. Un bel entraînement en préparation à nos 10 jours de randonnée au Tessin, dans à peu près 2 mois.

Flore du jour
Petite pervenche - Vinca Minor
Petite pervenche – Vinca Minor
Violette des Forêts - Viola Reichenbachiana Boreau
Violette des Forêts – Viola Reichenbachiana Boreau
Cardamine à Sept Folioles - Cardamine Heptaphylla
Cardamine à Sept Folioles – Cardamine Heptaphylla
Gesse printanière - Lathyrus vernus
Gesse printanière – Lathyrus vernus
Jonquille - Narcissus Jonquilla
Jonquille – Narcissus Jonquilla
Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

A la Combe de la Verrière.

A la croix de Châtel.

Au Pré d’Etoy.

Au Mont Tendre.

16 avril 2022

Joli ciel bleu ce matin au réveil, rafraichit par une légère bise.

Nous partons depuis le parking en contrebas du chalet Le Crot car, au-delà, la route n’est ouverte qu’à partir du 1er juin.

Sur la route qui mène au chalet Le Crot.

Et, le chalet du Crot. En personne !

En arrivant au Planet, allez savoir pourquoi, mais nous avons un peu chaud !

La jolie combe, entre le chalet et la Perroude du Vaud.

Les amis de Stefano qui libèrent les pâturages des sapins parasites. En occurrence, ici, c’est un tronc de feuillu.

Le pâturage de la Perroude du Vaud a été ravagé par les sangliers. Que va manger le bétail dans quelques semaines ?

A la Perroude de Marchissy, ce sont plutôt les campagnols qui ont fait des dégâts.

Arrivée au crêt de la Neuve.

Le drapeau a vu des jours meilleurs. Il est tout effiloché. C’est le moment d’en sponsoriser un nouveau.

La neige est encore bien présente dans les zones à l’ombre ou sur les versants moins exposés.

La Neuve.

De La Neuve, nous partons vers les deux Riondes. Là encore, la combe est magnifique.

La petite annexe de La Rionde Dessous.

Nous nous installons au soleil, sous l’avant toit, légèrement à l’abri du vent, le temps d’un sandwich.

Repus mais refroidis, nous partons vers l’autre Rionde. Stefano m’a dévoilé ses plans : monter aux Begnines puis au Mont Sâla.

Le petit couvert. L’herbe est encore aplatie et jaune.

La montée vers La Petite Chaux.

Pas un nuage dans le ciel. La Petite Chaux.

Au loin, très loin, l’antenne de Pierre à Coutiau. Il faut vraiment savoir qu’elle est là pour la distinguer.

Le chalet Les Begnines.

Petite pensée au propriétaire du chalet privé Le Fossile. Nous espérons qu’il a bien passé l’hiver et nous réjouissons déjà de le retrouver cet été.

Pour tenter la boucle, je propose à Stefano de monter au mont Sâla par la cabane des Electriciens et de revenir par Le Couchant. Proposition acceptée.

Nous partons donc à travers champ.

La cabane des Electriciens, avec une belle perspective sur Le Couchant, tout à droite et Les Begnines, tout au fond.

La croix du mont Sâla et la chaîne des Alpes. Le Mont Blanc est magnifique.

Descente vers Le Couchant. Mission accomplie. Nous ne croiserons pas nos traces de tout à l’heure.

Le Couchant. Claudy, le berger, arrive dans environ un mois.

Arrivée au parking de La Bassine d’où nous suivons sagement la route jusqu’à la voiture.

Flore du jour
Tussilage - Tussilago Farfara
Tussilage – Tussilago Farfara
Gentiane Printanière - Gentiana Verna
Gentiane Printanière – Gentiana Verna
Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

Au Crêt de la Neuve.

A la Rionde Dessous.

Au Mont Sâla.

15 avril 2022

Premier jour d’un long weekend pascal qui s’annonce beau. Alors, comme nous avons 4 jours devant nous, nous commençons par profiter et nous nous levons à une heure presque indue.

Ce qui, évidemment rétrécie drastiquement la journée et donc la longueur de la balade, d’autant que ce soir nous devons être à Genève vers 18h, si nos tests Covid ne présentent qu’une seule barre.

Dans ces conditions-là, la gagnante est toujours Madame La Dôle.

Nous partons de St-Cergue, de la route du Télésiège.

Le refuge de la Barillette, ancien départ du télésiège.

Et pourquoi ne pas monter directement jusqu’à l’arrivée ?

Voilà qui est fait !

Le restaurant est fermé, le soleil pas trop présent. Le vent fait chanter l’antenne.

Devant le chalet de la Combe gelée, l’écureuil de bois sculpté n’est plus. Le tronc sur lequel il trônait n’a pas résisté aux affres de l’hiver.

Pour tenter un semblant de boucle, nous descendons vers le chalet de la Dôle et montons au col de Porte par le petit sentier qui longe la falaise.

Nous pique-niquons rapidement au pied du mat, sur la plateforme en béton. Pas trop de vue aujourd’hui et beaucoup de vent.

La croix du col de Porte, le chalet du ski-club de Nyon, et tout en haut, l’éolienne de La Glutte.

La descente au chalet des Apprentis se fait par le sentier supérieur, beaucoup plus facile que celui du bas, et beaucoup moins fréquenté.

Le chalet Le Vuarne.

Arrivée à 16h30 à la voiture, retour à la maison et tests Covid dont l’un s’avère positif. Nous resterons donc sagement chez nous ce soir. Le challenge du jour n’est in fine pas la montée à La Dôle mais la préparation d’un dîner non prévu avec un frigo vide.

Flore du jour
Crocus - Crocus Albiflorus
Crocus – Crocus Albiflorus
Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

A La Dôle.

27 mars 2022

Même point de départ qu’hier. Nous travaillons notre côté français, à savoir braver les interdits !

Par contre, nous partons du côté opposé, à travers les bois d’Oujon.

Le sous-bois est propre et moussu et nous aimons bien le parcourir.

La Conriéry.

Près du couvert des Prés d’en Haut, un tracteur aère le sol, traînant un scarificateur géant.

Plus efficace qu’une balance, le passage étroit entre le pâturage du Mont Roux  et les Fruitières de Nyon. Nous arrivons encore à le franchir de face.

Les Fruitières de Nyon.

En allant vers le Derry, ou le chalet Derrière.

Nous n’avions pas vraiment l’intention de nous arrêter à la cabane de Rochefort, ayant contribué hier à l’économie locale avec notre arrêt aux Pralets. Mais le second drapeau nous interpelle. Mais que font donc les couleurs du canton de Glaris hissées au sommet du mât ? Qu’une seule solution : aller demander.

Les gardiens du refuge sont tout contents que quelqu’un ait remarqué leur clin d’œil à leur canton d’origine. Et comme ni nous, ni eux ne connaissons l’origine du moine Saint Fridolin, un convive nous lit un extrait de wikipedia, extrait que voici :

Saint Fridolin de Säckingen est un moine et missionnaire chrétien, surnommé l’« Apôtre de l’Alémanie ». Né en Irlande, abbé de Saint-Hilaire à Poitiers, il se rend à Säckingen sur le Rhin près de Bâle, où il fonde une église et un monastère. Il est le saint patron du canton suisse de Glaris dont le blason le représente en pèlerin. Mort vers 538, il est fêté le 6 mars1.

Un jus de pomme plus tard, nous continuons notre balade et pique-niquons au Haut Mont.

En route vers Le Vermeilley, nous croisons d’abord un scout poussons péniblement son vélo dans la neige, suivi d’un autre scout portant de lourds sacs de course. Puis deux groupes de trois filles, dont l’une nous dit qu’ils sont en course d’orientation. Ce que nous appelions nous un jeu de piste. Je parle à Stefano de cette collection Signe de piste dont nous étions fans, mes frères et moi, à l’adolescence. Des histoires de scout, la saga du Prince Eric, les aventures du Chat Tigre, avec de belles illustrations signées Pierre Joubert. Mon mammouth de frère en a encore quelques exemplaires, si ce n’est toute la collection. Souvenir souvenir.

Aujourd’hui encore, nous lézardons, suivant paresseusement les routes ou pistes forestières. En cause, les sentiers détrempés, boueux ou neigeux, glissants.

Petit arrêt près de La Bûcheronne.

Stefano modifie un peu le tracé pour nous faire passer non loin des Orgères. Nous pourrons ainsi aller voir la progression des travaux de notre muretier, Eric Jeanneaux, rencontré hier.

Il reste encore une brèche d’une cinquantaine de centimètres mais le résultat est là : c’est tout beau et tout propre. Bravo !

Les Orgères et son gogant.

Stefano est aussi surpris que moi lorsqu’il annonce que nous avons marché plus de 20 kilomètres. Et puisque ce soir nous sortons fêter mon anniversaire, nous nous offrons, comme hier, une petite sieste réparatrice avant de reprendre la route.

Itinéraire du jour

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Flore du jour

Elles sont précoces, cette année !

Gentiane Printanière - Gentiana Verna
Gentiane Printanière – Gentiana Verna
Eranthe d'hiver - Eranthis hyemalis
Eranthe d’hiver – Eranthis hyemalis
Eranthe d'hiver - Eranthis hyemalis
Eranthe d’hiver – Eranthis hyemalis
Crocus - Crocus Albiflorus
Crocus – Crocus Albiflorus
Autoportraits du jour

26 mars 2022

Nous partons du creux des Abériaux et, pour ce faire, bravons l’interdit du panneau qui proscrit toute circulation jusqu’au 1er avril, soit dans 5 jours. Philippe S. serait fier de nous ! Et puis en même temps, 1er avril, mais de quelle année ? Hein ?

Nous montons vers Les Orgères, contemplant les restes du gogant, abattu l’année passée.

Une voiture est garée, dans le pré, à gauche de la route. Nous y voyons un homme travailler près d’un mur. Non, travailler sur un mur ! Un muretier. Je convaincs Stefano de nous approcher et engage ainsi la conversation : bonjour, nous sommes curieux… Et le monsieur de répondre, un grand sourire aux lèvres : mais la curiosité est une bien belle chose. Nous sommes en présence de Eric Jeanneaux, muretier de profession. Bien sûr, à cet instant, je ne le sais pas. Mais aujourd’hui, à l’aire d’internet, la combinaison des mots « muretier » et « arzier » me donne comme résultat un rapport de gestion de 2020 de la commune d’Arzier qui mentionne :

Murets en pierres sèches
… Pendant ce temps, M. Jeanneaux, muretier indépendant, a assuré un suivi efficace de certains tronçons en réparant quelques brèches. L’aide financière accordée par le Fond Suisse du Paysage et gérée par le PNRJV paraît assez minime mais c’est tout de même une contribution intéressante. Nous avons, régulièrement, des félicitations de randonneurs pour la conservation et l’entretien de ce patrimoine.

Puis je dégote le reportage Jamy dans le Parc Jura vaudois ! (à partir de la minute 22:30) qui confirme l’identité de notre muretier. Monsieur Jeanneaux travaille sur une portion de mur d’une vingtaine de mètres. Il nous confie que s’il arrive à déconstruire et reconstruire deux mètres linéaires de mur en une journée alors c’est une bonne journée. Lorsque nous voyons la taille de certaines pierres, nous avons de la peine à imaginer qu’il puisse les déplacer tout seul. Mais la barre à mine est un des ses outils de prédilection et, pour les plus lourdes, il utilise un tronc d’arbre et un treuil. La partie du mur sur laquelle il travaille n’est pas encore terminée. Nous pouvons ainsi constater qu’il y a bien deux rangées distinctes de pierre, d’où le terme de mur à double parements. L’épaisseur du mur est large à la base et se rétrécit au fur et à mesure de 80 ou 90 cm de hauteur. Les interstices sont comblés avec des pierres de petites tailles, ramassées ça et là. Plus le mur est compact, plus il sera solide. La dernière couche est composée des pierres dites « des couvertes », qui recouvrent le mur et lui confèrent, par leur poids, la touche de solidité finale.

Avant que nous ne partions, il nous dit quelque chose de très touchant. Peut-être que mon travail est moins valorisant que certains autres, mais lorsque je quitte un site, je me retourne, regarde le fruit de mon labeur en me disant que dans cent ans, il sera encore là.

Le souvenir de notre conversation arrive presque à me faire oublier la montée un peu rude qui s’en suit, à travers le pré, pour rejoindre le sentier, que nous aurions pu atteindre en suivant tout simplement la route. N’est-ce pas Stefano ?

La neige est encore bien présente.

Les Frasses

Nous continuons et dévions vers Le Crot.

Et arrivés au Crot, à moins de rebrousser chemin (ce que nous détestons faire), il ne nous reste plus qu’à monter jusqu’au Planet.

Deux groupes distincts de randonneurs ont choisi le pâturage du Planet pour leur pause déjeuner. Jamais deux sans trois, dit le dicton. Nous investissons donc les abords du chalet, inoccupés. Non loin, des éclats de rire fusent.

Nous descendons vers la cabane du Peney tout en sachant pertinemment qu’il risque d’y avoir de la neige, la route forestière y menant étant à l’ombre. Nous ne nous sommes pas trompés. Et avons même sous-estimé la quantité de neige.

Une fois sur la route de La Bassine, la marche est un peu plus facile. La neige a été damée à de multiples reprises et est restée dure. C’est en fait de la glace. Arrivés au chalet Les Pralets, nous nous faisons tout bonnement hélés par une dame : si jamais nous sommes ouverts, crie-t-elle. Et nous n’avons pas eu beaucoup de client…  Bah, un jus de pomme n’a jamais tué personne, pensons-nous.

Nous passons un agréable moment social, sirotant notre jus de pomme en compagnie d’une dame qui ne connaît pas trop la région et qui n’est pas avare de questions. Stefano est tout content de contribuer à son savoir. Ce que nous ne savions pas c’est que le chalet, l’hiver, est sous la responsabilité du ski club de Nyon, qui répond au doux nom de La Gamelle. Des membres se relaient tout l’hiver et exploitent la buvette, idéalement située à quelques mètres de la piste de ski de fond.

Là, c’est l’endroit où, il y a quelques années, une vache aux longues cornes est venue en courant vers moi. Et s’est arrêtée à moins d’un mètre. Stefano me le rappelle à chaque fois que nous passons ici. J’ai eu une belle frayeur, et je crois que lui aussi.

La première chose que je remarque en arrivant près de La Grande Enne, ce n’est pas la cheminée qui fume, c’est l’absence du vieux camion qui donnait à l’ensemble un air de vieille décharge. Il a enfin été débarrassé.

Nous choisissons de rester sur la route. Il fait bon, nous avons le temps et nous profitons de la balade.

Les Biolles.

A la voiture, et même si nous n’avons pas fait beaucoup d’effort, le coup de fatigue nous rattrape. Plutôt que de lutter et de bailler durant les 20 minutes qui vont nous ramener à la maison, nous nous offrons une petite sieste réparatrice. Nous avons tout deux un long moment d’absence…

Je repère le camion de la Grande Enne parqué dans la cour d’une ferme, en contrebas d’Arzier.

Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

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À propos de Marie-Catherine

Randonneuse, blogueuse et photographe amateur chez Two Swiss Hikers.

En phase de préparation de voyage, je m'occupe du choix voire de l'achat du matos et organise les bagages. Ma principale activité consiste à me réjouir des vacances qui arrivent ! Je deviens plus active au retour : il faut trier les photos (et des photos, il y en a...) et rédiger les billets de ce blog.

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