Les Bois du Marchairuz

Nous bravons les prévisions météorologiques pour une petite virée vers le Col du Marchairuz. Si nous avions cru un instant que le beau temps allait s'installer, nous déchantons très vite. Il neige. En quelques heures, la couche s'épaissit de 5 à 8 cm. Trempés mais heureux, nous chantons à tue-tête sur l'air de California Dreamin'.

Nous nous sommes levés dans l'idée de passer la journée à la maison. Mise à jour du blog plus corvées ménagères car une maison nécessite de l'entretien et il y a toujours quelque chose à faire. Vers midi, le ciel est bleu au-dessus de nos têtes. Les crêtes du Jura sont bien un peu encombrées mais un coup de vent suffirait à chasser les nuages. Il ne faudrait surtout ne pas manquer ça !

Le chargement de la TSH mobile se fait rapidement. Nous partons sans sandwich mais le  thermos de thé est de la partie.

Lorsque nous arrivons à St-George, les trous de ciel bleu ont disparu et les crêtes sont bien noires. Il neige lorsque nous arrivons au parking du Sapin à Siméon mais notre enthousiasme est au beau fixe. Nous partons pour le Pré de Rolle.

Le ciel bleu, il est dans la tête. Nous chantons à tue-tête des paroles sans queue ni tête sur l'air de la chanson California Dreamin', entendue en venant dans la voiture. Attention aux yeux si vous choisissez de cliquer sur le lien : ça pique un peu !

Pour commencer, nous partons voir le Chalet du Pré de Rolle. Ce sera toujours ça de pris, dit Stefano. En plus, si on doit rentrer rapidement, on aura au moins quelques photos de chalets pour venir enrichir Google Maps.

Et puisque nous y sommes, nous poussons jusqu'au couvert du Pré de Rolle. À plusieurs reprises, son avant-toit généreux nous a servi d'abri nous protégeant de la pluie, du vent voire de la neige.

D'ailleurs, en parlant de neige... les flocons sont bien visibles.

Nous sommes un peu désemparés. Le temps se dégrade mais en même temps ce serait dommage d'être venus pour une heure. Stefano nous donne un but : la Fontaine Valier et, qui sait, peut-être pourront aller jusqu'à la Sèche de Gimel.

Nous revenons sur nos pas et longeons le mur qui, en été, empêche le bétail d'accéder au sentier.

Malgré la neige qui tombe, la montée jusqu'à la Fontaine Valier est un vrai bonheur. Nous laissons nos traces dans une neige légère et poudreuse.

De la Fontaine Valier, nous ne verrons pas grand chose.

Nous continuons la montée, rejoignons le Sentier des Crêtes et longeons les Bois du Marchairuz en direction du sentier menant à la Sèche de Gimel.

Il a cessé de neiger et les minutes qui suivent sont parfaites.

Le répit est de courte durée car le vent se lève et la neige se remet à tomber. Stefano renonce à la Sèche de Gimel tout simplement pour ne pas être face au vent.

Nous reprenons donc la direction nord-est, en restant parallèles à la Combe des Amburnex.

Mais de là où nous sommes maintenant, nos options pour revenir sur le Sentier des Crêtes sont réduites. Surtout si nous ne voulons pas revenir sur nos pas. La seule option qui nous avons est de monter dans la forêt. Nous retomberons tôt ou tard sur le Sentier des Crêtes. Nous enjambons le mur et partons à l'aventure.

C'est un peu plus facile à dire qu'à faire. La pente est raide et nous devons louvoyer pour éviter quelques marches rocailleuses, la végétation trop dense et les arbres morts qui nous barrent la route. Sans compter la trace que Stefano doit faire dans 30 bons centimètres de neige fraîche.

Nos chansons reprennent de plus belle, toujours sur le même air. L'un chante, l'autre fait le chœur et nous inversons. Le résultat rendrait sans doute sourd tout mélomane averti mais nous, nous éclatons.

Après quelques minutes de bataille, nous arrivons sur le sentier.

Nous arrivons au Col du Marchairuz. Le parking de l'hôtel est plein et nombreux sont les conducteurs en train de mettre les chaînes. La route est toute blanche.

Les flocons prennent de la masse et la couche de neige s'épaissit à vue d’œil.

Nous chantons toujours, même si la neige s'amasse sur nos chapeaux et sur les vêtements.

Nous rejoignons le Pré de Rolle, laissons le chalet sur notre droite et arrivons au parking. Voici la preuve qu'il a neigé et bien neigé.

Nous rangeons à la va-vite les raquettes dans le coffre mais gardons les chaussures aux pieds pour rentrer... toujours en chantant à tue-tête...

3h30 de bonheur pour 9 km parcourus. Ce n'est de loin pas notre record ni de durée ni de distance mais c'est une de nos balades avec le plus de neige reçue sur nos têtes.

Itinéraire du jour

C’est ici et c’est chez Suisse Mobile.

Autoportraits du jour

À la Fontaine Valier.

Au terme de notre balade.

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