La Gerle

Encore une magnifique journée devant nous. Nous partons pour Bonmont avec pour objectif de monter jusqu’à La Dôle. Mais quel chemin allons-nous choisir ? Celui qui monte tout droit ou un autre ? Nos pas sont guidés par le hasard des routes forestières et des sentiers pas trop raides.

Levés à 9 heures, la journée s’annonce courte. Après le petit-déjeuner, nous ne sommes même pas certains de sortir. Mais l’appel du ciel bleu est plus fort que notre flemme. Allez, ouste, allons profiter de cette journée. Hier, nous avons dîné en très bonne compagnie à la Pizzeria Leggera, à Nyon. Pizza et tiramisu, s’il vous plait. En rigolant, j’ai lancé : bon, demain, il me faut une montée bien raide histoire de brûler un peu des calories ingurgités. Ce matin, lorsque je vois Stefano se diriger vers Bonmont, je me rends compte qu’il m’a prise au pied de la lettre. Ça sent la montée à La Dôle à plein nez !

Nous garons la voiture près d’un centre de stockage du bois. Pour éviter que les gens n’y viennent se servir, de nombreux panneaux annoncent : bois piégé. Nous sommes pensifs. Difficile de piéger du bois sans le faire brûler, non ?

Il est 12h20.

Nous commençons par un peu de descente. Si ça ne va pas vraiment m’aider à chauffer mon diesel, cela nous permet au moins dérouiller les jambes. Et puis, tout doucement, nous commençons la montée.

Il faut beau et tiède. Sans vent, lorsque le soleil est franc, il fait même presque chaud. Stefano est en tee-shirt. Moi j’ai quand même les bras couverts. Les couleurs d’automne sont magnifiques.

Si jamais vous aviez un doute quant aux couleurs d’automne.

Nous passons Le Reposoir et le chemin Philippe Paréaz, syndic de La Rippe, décédé soudainement en 2012.

Nous sommes sur la route, papotant allègrement de choses et d’autres. La pente est douce et notre conversation peut rester constante. Nous nous faisons dépasser par un couple à vélo. Sur des VTT électriques plus exactement.

Nous sommes impressionnés par la facilité avec laquelle ils gravissent la côte. Elle, est fraîche comme une rose, et pourtant, j’peux vous dire que ça monte. Les voilà en train de disparaître…

Nous retrouvons nos bikers au lieu dit Le P’titBard. Toutes les recherches que j’ai pu faire tant au niveau de P’titBard qu’au niveau Ernest Lüthi n’ont rien donné. Faux… Un résultat, trouvé sur le blog d’un cycliste fou qui enchaîne les cols comme d’autres enfilent des perles. Nous y étions passé en juin 2011, lors du balade à la Combe du Faoug. Est-ce un clin d’œil à la cité Petit Bard de Montpellier ?

Nous les resaluons. Je demande : c’est comment, ces vélos électriques ? Elle me répond du tac au tac: ben, essayez ! Wow… J’hésite 10 secondes et j’accepte. Elle me montre comment changer les vitesses et comment varier l’assistance électrique. Je me lance. C’est magique. Je suis en montée, en mode ECO, ou l’assistance est moindre, et je monte facilement, tout en devant forcer un peu. La combinaison idéale. Stefano, entre temps, a décidé d’essayer lui aussi. Il redescend tout aussi enthousiaste. Certes, les vélos sont lourds – quelques 24 kilos, mais ça donne envie. Nous barvardons. Elle, Eliane (ou Eli) vient d’ouvrir son studio de Pilates à Crans-Près-Céligny. Elle a également été instructrice de Body Pump. Un poil plus âgée que moi, elle tient une forme éblouissante ! Si nous avions un doute, il se dissipe : le sport conserve, et conserve bien.

Ils repartent. Pour eux, l’objectif est de monter à la Combe du Faoug. Nous repartons également. Au pas de course. Notre objectif reste le même : monter à La Dôle. Il est déjà 14h06. Nous suivons la route jusqu’à La Gerle.

La Gerle est un pâturage sans chalet ni citerne. Un gros réservoir vert vient défigurer le paysage. Un peu triste, dommage.

De La Gerle, nous pouvons contempler La Dôle. Elle semble à bout portant, mais nous savons qu’il n’en est rien.

Nous continuons notre montée. Le prochain pâturage sera Potraux. Lors de notre dernier passage, nous avions ignoré un sentier partant face à la pente et avions préféré continuer par la piste forestière. Aujourd’hui, nous ne jouons pas les frileux. Nous l’empruntons, sans réfléchir. Bien nous en prend. Certes il est raide, mais suffisamment raide pour pouvoir s’aider des mains à certains endroits et surtout avec des rochers où je peux poser les pieds à plat. La montée est courte et intense et bientôt nous arrivons sur le pâturage de Potraux. Nous ne verrons que le toit du chalet.

Nous retrouvons le sentier « officiel ».

La montée se poursuit, dans les pâturages où sont éparpillés quelques arbres. Certains endroits sont rocailleux et le contraste du calcaire sur l’herbe, même sèche, est très esthétique.

Nous avions perdu la boule. Nous la retrouvons. Elle est là et nous attend.

C’est aussi très très beau côté des Alpes même si c’est un peu brumeux.

A la croisée des chemin. La Dôle est une destination très prisée… Ce n’est pas encore la fréquentation du métro parisien mais nous n’en sommes pas loin.

Il n’y a qu’à voir le nombre de voitures garées au chalet.

Nous y sommes.

Comme tous les bons spots ont été pris d’assaut, nous décidons d’attendre d’être arrivés au Col de Porte pour notre pause sandwich.

On voit un petit bout du Lac des Rousses.

Nous faisons un détour par la croix, histoire d’envoyer une photo à Martino, frère franciscain et frère de Stefano.

Nous arrivons au Col de Porte. Nous nous installons sur un banc. Une famille nous rejoint. Deux adultes, 2 enfants, le plus grand d’environ 3 ans, le petit marchant à peine. Le grand parle suisse-allemand à sa mère, espagnol à son père et nous parle en français. Wow… Voilà un petit qui part dans la vie avec de sacrés atouts.

La vue depuis le Col de Porte.

Nous descendons moitié courant moitié marchant vers le chalet des Apprentis.

Nous n’avons pas le temps de pousser jusqu’à la Barillette. Nous prenons un sentier très peu fréquenté (il nous fait même douter d’être sur le bon chemin) qui est censé nous ramener sur la piste forestière qui descend de la Barillette.

17h30.

Pause pour ajouter une couche sur le sentier qui ne ressemble pas trop à un sentier. D’ailleurs, vous voyez un sentier, vous ?

La forêt s’assombrit. Nous préférons rester sur la piste forestière puis la route plutôt que de partir sur un sentier.

La baraque à Kuffer.

Dernière photo de la journée. Il est 18h12.

Nous arriverons à la voiture à 19h03. Magnifique journée, mémorable weekend, tout ce qu’il faut pour bien commencer la semaine.

Flore du jour

Salsifis des Prés - Tragopogon Pratensis
Salsifis des Prés – Tragopogon Pratensis

Cette photo n’est pas très nette mais elle rend hommage à cette fleur. Nous sommes quand même presque à la  fin du mois d’octobre.

Campanule Fausse-Raiponce - Campanula Rapunculoides
Campanule Fausse-Raiponce – Campanula Rapunculoides

Itinéraire du jour

C’est ici et c’est chez Suisse Mobile.

Autoportraits du jour

A une centaine de mètres de La Dôle, en descendant vers le Col de Porte.

Au Col de Porte.

Galerie d’images