Cabane des Yarpes

Fiat lux et facta est lux. Entre la demande et la fourniture, chez les Two Swiss Hikers, il y fallu près de 18 mois. Mais ça y est. Hier, nous avons enfin installé une lumière au-dessus de la table où nous petit-déjeunons et dînons. Nous allons pouvoir nous voir et voir ce qu’il y a dans nos assiettes. Ce qui explique que, hier, samedi, nous ne sommes pas sortis. Aujourd’hui, par contre, nous décidons d’aller faire un petit tour. Car en plus, le weekend prochain est un weekend travaillé pour moi et un weekend de retour de Houston pour Stefano. Et le weekend suivant sera celui du départ en vacances. Yay!

Comme d’habitude lorsque nous partons sur le tard, nous montons le plus haut possible. Nous nous garons donc sur le bord de la route qui monte au Marchairuz.

Je ne m’en lasse pas !

Il est 13:04. Nous sommes prêts à partir.

L’objectif du jour est de trouver des chalets privés dont nous connaissons l’existence soit pour les avoir entre-aperçus par hasard, soit parce qu’un berger nous en a parlé. Nous profiterons également, si possible, pour photographier des chalets d’alpage, car depuis quelques jours, nous avons un nouveau hobby : mettre à jour Google Maps en ajoutant tous les chalets privés et d’alpage que nous connaissons, photos à l’appui.

Nous commençons donc par La Bûcheronne, à quelques centaines de mètres de la route.

Nous empruntons le sentier qui part dans la trouée juste derrière le chalet. Ce sentier nous mène au Pré de St-Livres. Quelques résidus de neige atteste de la première chute de neige de l’hiver 2018-2019.

Le couvert de la Foirausaz.

Nous faisons un détour par le chalet de la Foirausaz. Nous avons jamais vraiment fait l’effort d’aller le voir de près. C’est vrai qu’habituellement il est encombré de voitures et nous, vous le savez sans doute, nous sommes très timides.

Mais aujourd’hui, il est à nous.

Nous aimons bien le bois de chauffage soigneusement empilé le long des murs (ci-dessus) ainsi que les ouvertures entourées de briques (ci-dessous).

Notre prochain objectif est de retourner voir un chalet trouvé par hasard, en juillet, alors que l’orage nous poursuivait. Il est là, quelque part. Nous décidons de la rejoindre à la hussarde, en nous frayant un chemin dans la forêt.

Stefano en recherche de passage praticable. Nous montons directement dans la pente. Nous apercevons de temps en temps un bout de toit, ce qui nous permet de garder une direction générale.

Nous y sommes !

Stefano a depuis très longtemps senti l’odeur du bois qui brûle. Il faut dire que Stefano a un nez fin, très fin d’ailleurs lorsqu’il s’agit de sentier l’odeur du bois pas tout à fait sec qui brûle. Stefano abhorre cette odeur. Lorsqu’il la sent, il peste. C’est un peu comme le réflexe de Pavlov. Moi, ça me rend hilare.

Or donc, oui, sans surprise donc, de la fumée s’échappe de la cheminée. Les fenêtres entre-ouvertes laissent entendre des voix. Nous passons de l’autre côté, parlant nous-même à haute voix histoire de ne surprendre personne. La porte s’ouvre et un monsieur en sort. Nous le saluons et le questionnons sur l’origine du chalet. Il a été construit dans les années 1950, comme la plupart des chalets privés de la région.

Ce chalet a même un nom : La Perce Neige.

Il nous propose même de rentrer boire un café. Nous apprécions l’offre mais refusons poliment. Déjà que la balade va être courte ! Il nous indique un sentier qui nous permettra de redescendre un peu plus facilement. Nous le remercions et nous remettons en route.

Nettoyage de chaussures…

Le sentier indiqué est peu fréquenté mais nous ramène au Petit Pré.

Certes, cet arbre reverra le printemps, mais passivement.

Le prochain chalet est un chalet aperçu par Stefano un après-midi d’été alors que nous étions au Pré de Ballens. Nous l’avions cherché en vain quelques semaines après. Cette fois, nous y allons directement, merci le GPS.

La cabane des Yarpes. Deux hommes y travaillent, le préparant pour l’hiver.

Ce chalet est loué à la commune par un groupe de spéléologues.  Le coin est truffé de gouffres, nous expliquent-ils. Gouffres qu’ils se plaisent à explorer. Ils nous confirment ce que nous savions déjà : deux coins sont absolument à éviter en hiver… Le Creux d’Enfer de Druchaux et le Creux d’Enfer du Petit Cunay. Ce sont des véritables morceaux de gruyère. Si la couche de neige n’est pas importante, un pas mal calculé peut vous amener très très vite (et trop vite) 20 mètres plus bas. Message retenu.

Le mot « yarpe » est du patois vaudois qui signifie « râpe ». Qu’est-ce qu’une râpe ? C’est un bout de pâturage où les pierres affleurent. Un peu comme ce que nous voyons ci-dessous.

Le Mont Tendre est à bout portant mais nous n’aurons pas le temps d’aller le chatouiller. Nous amorçons le retour.

Nous faisons un petit détour par Druchaux.

C’est un vieux chalet qui semble abandonné.

L’intérieur ne fait pas rêver, même si la cuisine est ornée d’un poêle en état de marche.

Druchaux - Vaud - Suisse

Nous accélérons le pas.

Même en dehors des deux creux mentionnés plus haut, le Jura reste un vrai gruyère.

Encore un arbre bien mal en point.

Le retour se fait en suivant la route par le Pré aux Biches.

Nous nous retrouvons au Pré de St-Livres et rentrant tranquillement à la voiture, en papotant joyeusement. Stefano part aux aurores demain matin à Houston et ma semaine s’annonce aussi bien chargée. Nous arrivons à la voiture à 18h16.

Autoportraits du jour

A Druchaux.

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