La Combe des Puits

Forts de notre expérience d’hier et parce que l’hiver n’est pas éternel, nous choisissons de reprendre les skis pour notre balade dominicale. Nous savons exactement ce que peut nous réserver le sort : un gros paquet de neige sous chaque ski, pour tout ou partie de la randonnée. C’est donc en toute connaissance de cause que nous avons « choisi notre poison« ; en raquette, ça aurait été la même galère, si galère, avec le fun de la glisse en moins.

Si nous avons l’habitude des parkings pleins, aujourd’hui, ils débordent, voire vomissent. Des voix, amplifiées par des hauts parleurs, viennent troubler la tranquillité des lieux. Des fondeurs habillés de couleurs bariolées sillonnent les lieux, portant leurs skis ou un sac avec plusieurs paires de skis. D’autres, torse nu, se font sécher au soleil, assis dans le coffre de leur voiture, de leur camionnette ou, pour les plus chanceux, de leur VW California. Ils s’interpellent et commentent leur course. Hier, une tente temporaire dressée sur un parking aurait dû nous mettre la puce à l’oreille : aujourd’hui, 8 mars 2020, est le jour du 50ème trophé du Marchairuz. L’atmosphère est bon enfant et courtoise. Chanceux, nous trouvons une place encore toute chaude de la voiture précédente. Nous arrivons à la bonne heure. Les premiers participants sont en partance.

Et puisqu’hier nous sommes partis du côté du Mont Tendre, aujourd’hui nous partons du côté opposé.

Les premières centaines de mètres se font au son des hauts parleurs. Le commentateur encourage les participants, des juniors, lors des derniers mètres avant la ligne d’arrivée. On entend les cris des parents lançant des prénoms et des « allez » à qui mieux mieux.

Au début, nous sommes tout surpris de pouvoir glisser. Mais très vite la réalité nous rattrape et nous voici marchant péniblement, un bloc de béton à chaque pied. Mais rien ne pourra assombrir notre bonne humeur et la joie que nous éprouvons à être dehors.

Au loin, le chalet Joux de Bière. Dans le creux, la piste de ski de fond. Un des rares moments où il n’y a personne.

Un peu plus loin, la cabane de l’Ecureil.

Un peu comme par magie, les skis se mettent à glisser. Nous retenons notre souffle et évitons tout commentaire comme « t’as vu comme ça glisse bien ? » car ça porte malheur avons-nous coutume de dire. La dernière fois que nous nous étions dit « nous avons échappé à la pluie », cinq seconde plus tard, le ciel s’était ouvert, laissant dégringoler des torrents d’eau. Hilares mais mouillés nous nous étions promis de réserver ces commentaires une fois bien à l’abri dans la voiture.

Effectivement, le répit est de courte durée.

C’est en arrivant à La Neuve que la situation tourne à notre avantage : est-ce à cause de l’heure et du soleil un peu plus chaud ? Nous ne savons pas mais ne posons pas de question : nous prenons ce qu’on nous donne, et en plus c’est gratuit. La sensation de glisse est de retour.

Un petit tour et puis s’en vont ? Qui, quoi ? Les paquets de neige sous les skis.

Nous continuons dans une combe étroite, nous émerveillant des conditions du jour. Parfaites, répétons-nous. On ne pourrait rêver de mieux.

Nous hésitons un petit moment près de ce panneau : allons-nous monter au Crêt de la Neuve?

Nous laissons la bifurcation et continuons vers la Perroude du Vaud.

La Perroude du Vaud, avec le sol bien labouré par les sangliers.

Nous rattrapons le sentier des Crêtes qui nous conduit au Planet. Le Planet est particulièrement photogénique, été comme hiver : d’abord à cause de « son » arbre et ensuite d’un panneau, situé à une centaine de mètres, vieux et vermoulu.

Admirez l’ombre des branches sur la neige.

Un sandwich et deux carrés d’Einmalzin plus tard, nous voilà repartis.

Le fameux panneau. Vous avez-dit vieux et vermoulu ? Un peu licheneux également, non ?

Nous traversons les Bois de Peney pour arriver sur le sentier qui mène à la cabane du Peney.

Mais avant, vu que le précédent était illisible, un panneau jumeau, mais en meilleur état.

La couche de neige fraîche, bien que fine, nous permet de glisser facilement. Nous faisons de longues enjambées et progressons ainsi rapidement.

Arrivée à la cabane du Peney.

Nous retrouvons la route qui mène à La Bassine que nous abandonnons bientôt pour une combe, laissant le Crêt des Grisons sur notre gauche.

La Bassine.

La Bassine - Arzier-Le Muids - Vaud - Suisse

Nous continuons dans la Combe des Puits, puis La Crotte, gardant la route sur notre gauche, route, qui, en cette période de l’année, est occupée par la piste de ski de fond.

Arrivée à La Rionde Dessous.

Des oiseaux piaillent et se poursuivent. Le printemps n’est pas loin.

Nous n’avons pas d’autre choix que de rejoindre la piste de ski de fond avant de reprendre la Combe des Amburnex puis la direction des Trois Chalets.

Les Trois Chalets.

Stefano prend la direction de la cabane de l’Ecureuil.

De là, nous avons une belle vue sur la Combe des Amburnex. Comme Stefano s’est engagé dans la pente pour faire la photo ci-dessus, nous continuons la descente, en utilisant la valeur sûre que constitue la technique de la descente en escalier.

Nous rejoignons Les Amburnex en nous demandant si les fils téléphoniques sont toujours utilisés.

Nous retrouvons nos traces du matin qui nous suivons sur les derniers kilomètres. Lorsque nous arrivons à la voiture l’agitation de ce matin s’est éteinte.

Tout est silencieux et seules quelques voitures esseulées occupent le parking.

Nous sommes ravis de cette journée d’autant qu’elle risque bien d’être la dernière de l’hiver à ski. Dans la voiture, nous faisons une petite rétrospective de notre saison SRN 2019-2020. Pourtant débutants, nous avons pu aller voir nos coins privilégiés, dont Les BegninesLe Mont Tendre et le Pré de St-Livres. Certes, la saison fût un peu trop courte à notre goût mais nous espérons que l’hiver prochain sera plus rude.

Itinéraire du billet

C’est ici et c’est chez Suisse Mobile.

Autoportraits du jour

Au Planet.

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Aux Trois Chalets.

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À propos de Marie-Catherine

Randonneuse, blogueuse et photographe amateur chez Two Swiss Hikers.

En phase de préparation de voyage, je m'occupe du choix voire de l'achat du matos et organise les bagages. Ma principale activité consiste à me réjouir des vacances qui arrivent ! Je deviens plus active au retour : il faut trier les photos (et des photos, il y en a...) et rédiger les billets de ce blog.

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