Islande – Sud-Est – 2022

Nous terminons la reconnaissance de la côte sud de l’Islande. Il reste encore de nombreuses merveilles à découvrir mais nous savions que ce voyage ne nous donnerait qu’un petit aperçu du pays. Au programme de la journée, la réserve naturelle de Dyrhólaey, un petit bain à Seljavallalaug (billet séparé) et une visite éclair à Sólheimajökull.

Nous quittons à regret notre guesthouse si confortable et accueillante. Nous lui donnons un 5 étoiles sans arrière-pensée, d’autant que le petit déjeuner offert a dépassé nos espérances.

Le tracé du jour annonce 233 km et 3 arrêts. Néanmoins, hier soir, en attendant de partir diner, nous nous sommes un peu mieux documentés sur la région et avons décidé d’en rajouter quelques-uns.

La réserve naturelle de Dyrhólaey

Ainsi, pour commencer, nous partons en direction de Vík, mais quittons la route n° 1 pour la n° 218 vers le sud, en direction de la péninsule de Dyrhólaey.

Autrefois île, d’ailleurs son nom signifie door hill island, avec le suffixe « ey » pour île, elle fut rattachée à la terre par une route.

Durant les mois de mai et juin, l’accès à la presque-île est règlementé pour protéger les colonies de macareux-moines. Au grand désespoir de Luana qui rêve d’observer ces oiseaux, ils sont partis depuis belle lurette.

La route débouche sur un parking. Sur la gauche, une immense plage de sable noir. Mais ni l’heure ni le temps ne se prêtent à la baignade.

Au bout du promontoire, un phare dont le feu clignote toutes les 10 secondes. Je me rappelle avoir vu sa lumière hier, en route vers Vík pour le diner. Le premier phare de la péninsule fut construit en 1910 et celui qui trône ici en 1927.

Nous suivons le sentier qui nous amène au bord de la falaise. A gauche, côté ouest, la plage. Infinie et déserte.

Sur la droite, encore des falaises, brutalisées par la mer. L’arche la plus imposante, qui a pris le nom de la péninsule, aurait même été le théâtre d’une cascade, il y a un peu plus de 30 ans, lorsqu’un pilote intrépide glissa son avion dans l’ouverture.

Si aujourd’hui les oiseaux qui y nichent sont protégés, leurs œufs et leur viande firent longtemps partie du régime des islandais.

Nous poursuivons la promenade en suivant le sentier qui se dirige vers un autre parking en contrebas. La météo n’étant pas très propice à la balade, l’idée de reprendre la voiture pour y aller ne nous répugne guère.

Quelques minutes suffisent à rejoindre le second parking, bien au chaud dans la voiture et à l’abri des éléments.

Je suis très déçue car l’accès à la mer est fermé. Moi qui rêve depuis trois jours d’y tremper mes jambes !

La face est de l’arche de Dyrhólaey.

De l’autre côté, une autre plage de sable noir.

La plage de Reynisfjara est une langue de sable noir d’environ 3 kilomètres de long et hérissée de blocs de rocher basaltique. Nichoirs d’oiseaux migrateurs au printemps et en été, ces blocs sont en réalité des trolls pétrifiés. Surtout ne pas confondre les trolls avec les hidden people. Les trolls sont des géants animés de mauvaises intentions. Comme ceux-ci qui, avant d’être transformés en pierre, attrapaient les bateaux pour les faire s’échouer sur les rochers. Absorbés par leur vilain jeu, ils en oublièrent le lever du jour et furent ainsi punis.

Peut-être ces méchants trolls utilisaient-ils ces bites d’amarrage pour arrimer les bateaux ?

Nous n’en voyons qu’un, mais discernons les colonnes de basalte qui forment sa base.

Nous nous ébrouons et reprenons la route, roulant obstinément vers l’ouest.

Autoportraits du lieu

Et hop. In the box!

Sólheimajökull

L’énorme calotte glacière du glacier Mýrdalsjökull, que nous apercevons brièvement depuis hier, se prolonge en 17 langues glacières. Sólheimajökull en est une, parmi les plus accessibles.

Le parking – payant – ressemble à un terrain vague. Nous espérons que les deniers ainsi récoltés contribuent à son aménagement futur. Des remorques de camions bariolées servent de camp de base à diverses activités touristique dont celle de se promener sur le glacier.

Pour nous, le menu sera une petite balade le long du sentier, tout comme la trentaine d’autres personnes.

Des colonnes de gens, harnachées, casquées, piolets en main, crampons suspendus aux sacs à dos, se dirigent résolument vers le glacier. Au loin, nous voyons ceux qui les ont précédées, marchant en file indienne sur la glace noire de poussière et de saleté.

Au pied du glacier, un petit lac sur lequel flottent des icebergs. Nous revenons au parking par la berge, ce qui nous donne un petit sentiment de transgression. L’endroit est joli, certes, mais des glaciers nous en avons vus et surtout le manque de soleil se fait cruellement sentir. Sans parler de l’humidité qui commence à pénétrer nos vieux os.

De retour à la voiture, au chaud et au sec, nous fermons les yeux quelques minutes avant redémarrer.

Autoportraits du lieu

Au diable l’avarice de pixels !

Skógafoss

Le ciel est un peu dégagé lorsque nous arrivons près de Skógafoss. Stefano y propose un petit détour.

Le moins qu’on puisse dire c’est beaucoup moins tranquille qu’hier !

Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Hof, plus à l’est et plus au nord, où nous dormirons deux nuits. En passant à Vík, nous faisons un petit détour par le magasin Icewear. Luana nous en a beaucoup parlé et comme ce voyage est avant tout un voyage pour elle, nous tenions à lui faire ce plaisir. Nous déambulons dans les rayons, un peu étourdis par la chaleur et la foule. Elle s’affaire à trouver des petits souvenirs pour ses amis. Je profite de l’occasion pour acquérir un joli bonnet vert qui vous verrez très prochainement sur des photos.

Autoportraits du lieu

Références externes

Avatar for Marie-Catherine

À propos de Marie-Catherine

Randonneuse, blogueuse et photographe amateur chez Two Swiss Hikers.

En phase de préparation de voyage, je m'occupe du choix voire de l'achat du matos et organise les bagages. Ma principale activité consiste à me réjouir des vacances qui arrivent ! Je deviens plus active au retour : il faut trier les photos (et des photos, il y en a...) et rédiger les billets de ce blog.

Galerie d’images