Eté 2021

Résumés en style télégraphique mais illustrés de nos balades, brèves ou conséquentes, dans notre Jura et ailleurs.

25 juillet 202124 juillet 202111 juillet 202110 juillet 202102 juillet 202127 juin 202126 juin 2021

25 juillet 2021

Eh oui. Est-ce la rencontre hier avec deux cyclistes ? La faute à la météo capricieuse qui nous empêche de planifier une longue rando ? Allez savoir…

Hier soir, au dîner, pour mon plus grand plaisir, Stefano me dit : demain, essayons les vélos et allons faire le tour du quartier.

Ce matin, après le petit déjeuner, nous nous affairons à remettre en état les vélos. Révisés par notre marchand de vélo préféré quelques mois après notre retour en 2017, ils sont restés sagement enfermés durant 4 ans. Sans surprise les pneus sont à plat. Il me faut un moment pour retrouver les casques et les chaussures. Les pneus restent gonflés et les vitesses passent en douceur. Nous partons donc pour le tour du quartier. Qui nous emmène au Muids, puis à Trelex pour terminer à Givrins.

37.5 km de bonnes sensations, entre soleil et nuage, avec quelques gouttes de pluie rafraîchissante. Du pur bonheur.

Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

Le Moulin - Dullier - Vaud - Suisse

24 juillet 2021

Après 1 semaine de beau, les orages sont de retour. Nous savons que la journée va être nuageuse mais qu’elle devrait être sèche, jusqu’en fin d’après-midi. C’est donc pour cela que le réveil nous tire du sommeil du juste à 7h30. A 8h15, alors que nous sommes au petit déjeuner, il se met à pleuvoir. Hum… On ne rit pas !

Puisque nous sommes debout et que l’averse a été de  courte durée, nous nous entêtons. Let’s stick to the plan.

Nous partons du parking du Creux des Abériaux.

Les Orgères. Il reste une fraction du tronc du gogant qui trônait dans le pré. Toutes les branches et autres déchets ont par contre été nettoyés.

Une petite averse vient nous rafraîchir. Nous décidons de l’ignorer. Bien nous en prend, car ce ne sera pas la dernière.

Nous constatons qu’en quinze jours la flore a bien changé. Les couleurs et les formes sont différentes.

Nous croisons un couple de randonneurs souriants et lourdement chargés. Pour engager la conversation, la meilleure question à poser est : comment fut votre nuit ? Compliquée, nous répondent-ils. A cause du vent et de la pluie. Ils ont dormi au Crêt de la Neuve, sous l’arbre, là où nous avons retrouvé, il y a quelques semaines,  Kurt. Eux viennent de Wettingen, près de Zurich. C’est leur quinzième jour de marche. Ce soir, ils descendent sur Nyon, à cause des orages. Leur dernière étape aurait dû être La Dôle. Ils nous demandent si ça vaut le coup qu’ils fassent un détour par les ruines d’Oujon. Nous tentons de leur décrire le site. Même s’il ne reste pas grand chose, c’est quelque chose à voir.

Nous venons de passer le chalet Les Frasses et sommes dans la montée vers Le Crot. Un gros coup de tonnerre retentit. Nous stoppons net. Stefano me dit. Allez viens, on s’abritera au Crot.

Un petit lapin perché.

Au Crot, la pluie s’arrête et le ciel s’éclaircit. Nous n’avons plus rien entendu. Nous tentons donc un saut de puce vers le prochain abri : Le Planet.

Prudents, nous décidons de tenter un autre saut de puce vers la cabane du Peney.

Dans la descente, il se met à pleuvoir. Au-dessus de nous, le ciel est bien noir. Nous faisons demi-tour et remontons vers Le Planet. Nous aurons un abri éventuel si la météo s’empire.

La pluie joue avec nous. A peine sommes-nous arrivés qu’elle s’arrête de nouveau. Nous attendons un peu, histoire de voir. Rien ne se passe. Au loin, nous voyons distinctement tomber la pluie des nuages.

L’étable du Planet.

Nous haussons les épaules et repartons, penauds, vers la cabane du Peney.

La table et ses bancs sont une invitation au pique-nique.

Repus, nous poursuivons jusqu’au parking de la Bassine. Les places de camping sont toutes occupées : camping cars, vans aménagés, tente accolée à une jeep (ou range-rover)  pour finir avec un joli campement constitués de 5 petites tentes, 3 tables et des jeunes, profitant de la vie.

Compte tenu de la météo, nous renonçons à monter en direction du Couchant.

Le prochain abri potentiel sera Les Pralets.

Les yaks sont là. Il y a même deux bébés.

Nous rejoignons La Grande Enne, après un autre arrêt au chalet privé à proximité, à cause de la pluie. Nous nous asseyons sur les marches et attendons patiemment. Stefano a renoncé à pester.

La Grande Enne.

Vu que le ciel s’est un peu ouvert, plutôt que de rentrer directement, nous remontons vers le Mont Roux. Un lièvre traverse la route, devant nous, à environ une cinquantaine de mètres.

Dans un enclos de quelques mètres carrés, une dizaine de veaux, pataugeant dans la boue. Certains sont si jeunes qu’ils n’ont pas encore de boucles d’oreille jaunes.

Ils sont tous apathiques, à part un qui vient joyeusement nous saluer.

Du Mont Roux, nous prolongeons encore le plaisir et allons vers La Borsatte.

Nous décidons de rentrer, histoire de ne pas trop compter sur notre chance.

A la sortie du pâturage des Agozats, nous passons quelques minutes à essayer de re-façonner le lit d’un petit ruisseau (ou du surplus de la citerne) qui envahit le sentier. La mission ne pourra être qu’à moitié accomplie, faute du manque d’outil adéquat.

La Conriéry.

Nous contournons les ruines d’Oujons. Les prés n’ont pas été fauchés depuis longtemps, occultant les rares fondations et murs de pierre encore visibles.

Nous arrivons à la voiture vers 16h30. Je suis toute surprise d’apprendre que nous avons marché un peu plus que 22km. La randonnée m’a paru si courte !

Flore du jour
Knautie des Champs - Knautia Arvensis
Knautie des Champs – Knautia Arvensis
Centaurée Scabieuse - Centaurea Scabiosa
Centaurée Scabieuse – Centaurea Scabiosa
Centaurée Scabieuse - Centaurea Scabiosa
Centaurée Scabieuse – Centaurea Scabiosa
Campanule à feuilles rondes - Campanula Rotundifolia
Campanule à feuilles rondes – Campanula Rotundifolia
Grande Mauve - Malva Sylvestris
Grande Mauve – Malva Sylvestris
Grande Mauve - Malva Sylvestris
Grande Mauve – Malva Sylvestris
Molène à Fleurs denses - Verbascum Densiflorum
Molène à Fleurs denses – Verbascum Densiflorum
Molène à Fleurs denses - Verbascum Densiflorum
Molène à Fleurs denses – Verbascum Densiflorum
Knautie des Champs - Knautia Arvensis
Knautie des Champs – Knautia Arvensis
Oeillet Superbe - Dianthus Superbus
Oeillet Superbe – Dianthus Superbus
Oeillet Superbe - Dianthus Superbus
Oeillet Superbe – Dianthus Superbus
Raiponce Orbiculaire - Phyteuma Orbiculare
Raiponce Orbiculaire – Phyteuma Orbiculare
Raiponce Orbiculaire - Phyteuma Orbiculare
Raiponce Orbiculaire – Phyteuma Orbiculare
Lis Martagon - Lilium Martagon
Lis Martagon – Lilium Martagon
Lis Martagon - Lilium Martagon
Lis Martagon – Lilium Martagon
Oeillet des Chartreux - Dianthus Carthusianorum
Oeillet des Chartreux – Dianthus Carthusianorum
Oeillet des Chartreux - Dianthus Carthusianorum
Oeillet des Chartreux – Dianthus Carthusianorum
Grande Astrance - Astrantia Major
Grande Astrance – Astrantia Major
Grande Astrance - Astrantia Major
Grande Astrance – Astrantia Major
Grande Astrance - Astrantia Major
Grande Astrance – Astrantia Major
Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

A la cabane de Peney.

11 juillet 2021

Pas de risque de pluie mais un petit 11° au départ du parking de la Grande Rolat. L’été arrivera un jour, c’est certain. Quand ? On ne sait pas !

Droite ou gauche, m’a demandé Stefano en arrivant. Droite, ai-je répondu. C’est plus ouvert. On aura peut-être plus de chance d’être au soleil, si celui-ci se décide à sortir.

Le couvert de la Plate-Forme.

Flore du jour

Et aujourd’hui, la moisson fut bonne.

Oeillet Superbe - Dianthus Superbus
Oeillet Superbe – Dianthus Superbus
Raiponce Orbiculaire - Phyteuma Orbiculare
Raiponce Orbiculaire – Phyteuma Orbiculare
Hélianthème Nummulaire – Helianthemum Nummularium
Thym Serpolet - Thymus Serpyllum
Thym Serpolet – Thymus Serpyllum
Lis Martagon - Lilium Martagon
Lis Martagon – Lilium Martagon
Lis Martagon - Lilium Martagon
Lis Martagon – Lilium Martagon
Lis Martagon - Lilium Martagon
Lis Martagon – Lilium Martagon
Trèfle Rampant - Trifolium Repens
Trèfle Rampant – Trifolium Repens
Campanule à feuilles rhomboïdales - Campanula Rhomboidalis
Campanule à feuilles rhomboïdales – Campanula Rhomboidalis
Silène penché - Silene nutans
Silène penché – Silene nutans
Silène Enflé - Silene Vulgaris
Silène Enflé – Silene Vulgaris
Géranium des Bois - Geranium Sylvaticum
Géranium des Bois – Geranium Sylvaticum
Chardon Décapité - Carduus Defloratus
Chardon Décapité – Carduus Defloratus
Cirsium Erisithales
Cirsium Erisithales
Orpin Acre - Sedum acre
Orpin Acre – Sedum acre
Sarriette des Alpes – Acinos Alpinus
Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

Avant même de partir, sur le parking de La Grande Rolat.

A la cabane du Rocher.

Cabane du Rocher - Berolle - Vaud - Suisse

Au Mont Tendre. Une fois de plus !

Mont Tendre - Montricher - Vaud - Suisse

10 juillet 2021

Réveil 7h30 pour un départ le plus rapide possible en direction de Montricher. Au programme la montée au Mont Tendre par le Pré Anselme.

9h34.

Sans surprise, le terrain est glissant et les pierres mouillées et lisses des coulisses prennent plaisir à nous faire parfois reculer.

Le Pré Anselme. Deux lapins sortent de la petite maison de bois: un avec les oreilles bien dressées et translucides, l’autre, aux oreilles pendantes. Un troisième, blanc taché de noir, nous montre son museau.

Les vaches ont déserté le pré. Nous entendons leur cloches tinter au loin, dans la forêt.

Le chalet Neuf du Mont Tendre.

Dans la dernière montée.

A la buvette, le générateur est muet. Nous regardons le Mont Tendre, hérissé de petits bâtons mouvants et multicolores. Le sommet n’est pas prévu au programme, me dit Stefano. Mais si tu veux, on peut y faire un aller-retour rapide. Dans des situations telles que celles-ci, ma réponse est quasiment toujours la même : let’s stick to the plan. OK, me répond-il, mais ce sera de tout manière le plan B. Le plan A, soit la boucle de 29 km qui nous aurait fait passer au Bucley est, compte tenu de l’heure, remisée. Car le radar de pluie de Météo Suisse annonce de la pluie et des orages pour 18h. Par mesure de sécurité nous nous sommes mis comme limite d’être à la voiture pour 17h30.

Nous partons donc vers le chalet de Pierre, puis Le Mazel.

Avant de nous engager dans la descente.

Le Mazel et son pré de fauche.

Le Pré d’Etoy, bien calme, sans pick-up, ni jeep, ni, camion, et sans bruit ni gazebo. Un havre de paix.

Le Bon Accueil, désert, ce qui est surprenant.

Nous pique-niquons sur des rochers, non loin du sentier, en contre-haut du Croset au Boucher.

Nous remontons ensuite vers La Pivette puis Le Sorcier.

Le bout de tôle qui s’était fait la malle cet hiver a été retrouvé et revissé.

Les génisses nous empêchent de nous approcher de Druchaux. Il faut dire que les sabots, la terre meuble et la pluie ne font pas bon ménage. Nous pensons au Paléo, qui n’a pas eu lieu cette année pour cause de Covid mais qui, sinon, aurait transformé la plaine de l’Asse en une gigantesque mare de boue.

Le pré de fauche de Druchaux. Avec, au loin, la fusée de Pierre à Coutiau.

Nous descendons vers le pré de Ballens. Où là aussi il y a un joli pré de fauche.

Les volets du chalet de M’sieur Claude sont clos.

En route vers le pré de Mollens, des génisses un peu fofolles nous regardent d’un air suspicieux. Et nous, nous les regardons d’un œil méfiant, redoutant un mouvement de groupe.

Au chalet, Monsieur Olivier nous dit que M’sieur Claude va bien. Ils se sont rencontrés à l’occasion d’un apéro des bergers, il y a une quinzaine de jours. Nous sommes ravis de la nouvelle.

Nous nous engageons sur la route qui descend vers le village de Mollens.

A ce moment là nous sommes persuadés que c’est la première fois que nous passons ici. Mais un billet retrouvé datant du 3 juillet 2011 et intitulé La Blondinette le dément.

Un autre Bon Accueil. De Mollens cette fois. Qui est aussi un des objectifs, enfin le dernier objectif de la balade. Nous pouvons maintenant rentrer sereins.

La descente se fait par de longues traversées, sur la Côte de Mollens, sur une route tantôt goudronnée, tantôt gravillonnée. Nous retrouvons notre trace du matin et terminons de descendre par le sentier aux coulisses un peu moins glissantes que ce matin.

Mais où donc est le sentier ?

Nous arrivons à la voiture vers 17h25. A peine ai-je ouvert les portières pour laisser la chaleur s’échapper que de grosses gouttes de pluie viennent s’écraser sur le pare brise.

Et c’est donc joyeux que nous rentrons, emplis du bonheur du hiker ayant fait un pied de nez à la pluie.

Flore du jour
Petit Rhinanthe - Rhinanthus minor
Petit Rhinanthe – Rhinanthus Minor
Campanule Barbue - Campanula Barbata
Campanule Barbue – Campanula Barbata

Certes, un œillet superbe qui a perdu un peu de sa… superbe !

Oeillet Superbe - Dianthus Superbus
Oeillet Superbe – Dianthus Superbus
Mélitte à Feuilles de Mélisse – Melittis Melissophyllum
Gentiane Jaune - Gentiana Lutea
Gentiane Jaune – Gentiana Lutea
Nigritelle Noire – Gymnadenia Nigra
Nigritelle Noire - Gymnadenia Nigra
Nigritelle Noire – Gymnadenia Nigra
Nigritelle Noire - Gymnadenia Nigra
Nigritelle Noire – Gymnadenia Nigra
Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

Au chalet de M’sieur Claude.

Lors de la pause, en contre-haut du Croset au Boucher.

02 juillet 2021

Nous devions partir dans Les Grisons. A Disentis. Mais nous avons renoncé faute au temps pourri annoncé. Quitte à rester enfermés, autant l’être en nos murs. Mais comme nous avions pris congé vendredi après-midi et qu’il fait beau, nous partons pour La Dôle après mon cours de BodyPump.

Je mange un sandwich dans la voiture (!) et nous verrons plus tard que ce n’était pas forcément la meilleure idée de la journée.

Le plan est de monter le plus rapidement possible mais je cale après la troisième section bien raide. J’aime imaginer que c’est la faute au sandwich dont je parlais précédemment. Ou les charges conséquentes mise sur ma barre durant le cours. En tant qu’instructrice, je ne peux me permettre de mettre léger. Un petit bout de route permet à mon cœur fou de se calmer pendant que Stefano fredonne une chanson tout à fait adaptée à la situation (Cuore matto, de Little Tony). Nous repartons face à la pente pour arriver à La Combe du Faoug.

Combe du Faoug - La Rippe - Vaud - Suisse

Nous prenons le raccourci pour arriver à Potraux.

La Dôle est déserte.

Le temps d’un autoportrait (quand même !) et nous attaquons la descente. Il est 17h40.

Arrivés au col de Porte, nous descendons par le chemin le plus direct, le sentier étroit qui se faufile sous la falaise. Nous apercevons un chamois qui s’est trahi par le bruit d’une pierre qu’il a fait rouler. Nous croisons quelques randonneurs, chargés comme des ânes, en corvée de ravitaillement du chalet.

Mon appareil photo est resté à la maison et l’objectif de mon téléphone est encrassé.

Nous descendons par l’itinéraire par lequel nous aurions dû monter. Enfin, pas tout à fait, car nous coupons par les sentiers de VTT.

Au bord du sentier, un pied de lys martagon solitaire, encore en bouton mais déjà mal en point atteste des conséquences de la météo de ces dernières semaines.

Nous arrivons à la voiture à une minute avant 20h00. Vu l’heure tardive, je donne à Stefano un choix : un séré à la maison en guise de dîner ou une pizza à notre restaurant favori. La Suisse joue contre l’Espagne les quarts de finals. Nous terminons notre pizza alors que les tirs au but sonnent le glas de l’aventure suisse. Mais quand même, un grand bravo à La Nati. Elle n’a pas à rougir de sa défaite.

Flore du jour

Nous en avions vu dimanche, au Creux du Van, inaccessibles. Ici, elles sont entre le sentier et le vide.

Aster des Alples - Aster Alpinus
Aster des Alples – Aster Alpinus
Aster des Alples - Aster Alpinus
Aster des Alples – Aster Alpinus

La photo manque cruellement de contraste, mais…

Arnica des Montagnes - Arnica Montana
Arnica des Montagnes – Arnica Montana
Lis des Alpes - Paradisea Liliastrum
Lis des Alpes – Paradisea Liliastrum
Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

A La Dôle. Petit clin d’oeil à Luana qui prend toutes ses photos de travers. On fait de même, à la mode Djeuns 2.0.

 

27 juin 2021

Pour ses 32 ans, Luana nous a commandé une randonnée au Creux du Van. Son anniversaire, c’était il y a un mois mais entre les weekends où elle travaille ou où il ne fait pas beau, la date fut fixée à aujourd’hui. Nous avons eu un peu peur en début de semaine mais la météo s’est tout gentiment améliorée au fil des jours. Une fois n’est pas coutume. Nous ne nous attendons pas à un ciel bleu et un franc soleil mais nous avons la quasi certitude d’une journée sans pluie. Beggars cannot be choosy, dit-on.

Nous quittons la maison à 9 heures et arrivons à Noiraigue vers 10h30.

A quelques mètres du parking des fortifications et des toblerones à la mode neuchâteloise.

Noiraigue est à 725 mètres au-dessus du niveau de la mer et le sommet du Creux du Van culmine à 1’462 mètres. Il y a donc 737 mètres à monter. Nous avons laissé le choix à Luana, à savoir de cheminer sur le sentier des Quatorze Contours pour la montée ou pour la descente. Elle a choisi la première option.

Ce qu’elle n’avait pas compris c’est qu’avant de commencer le sentier, il faut atteindre Les Oeillons, quelques 290 mètres plus haut. Une belle piste forestière y mène, belle par sa largeur, son terrain mais aussi sa déclivité. Nous sommes tout de suite dans le vif du sujet.

Aux Oeillons, nous prenons un moment pour discuter avec un charmant monsieur qui nous présente ses animaux : des lapins, des cochons d’inde, des ânes et quelques chèvres. Les Oeillons, c’est un refuge pour animaux en fin de carrière et nous laissons une obole pour contribuer un tant soit peu à l’achat de la nourriture.

Les choses sérieuses commencent ensuite.

Les premiers zigzags sont de longues traversées. De mémoire, nous promettons à Luana qu’ils vont en se rapetissant. Ce qui s’avère vrai. Le septième est bientôt là, puis le dixième et enfin, le quatorzième ! She did it!

Nous faisons une photo pour immortaliser ce moment de joie.

Et pourtant, bientôt nous distinguons les falaises du cirque.

Allez, encore un !

Sans surprise, nous ne sommes pas les seuls à avoir eu l’idée de visiter ce lieu. La foule est disparate, entre les familles avec de jeunes enfants, des bouledogues tirant sur une laisse si fort qu’ils soufflent comme des locomotives, et des randonneurs comme nous. Des sections du sentier longeant le bord sont fermés, dans l’espoir que la végétation repousse.

Une partie de la falaise s’est écroulée, laissant apparaître une roche jaunâtre.

Arbre solitaire.

Nous suivons le sentier qui parcourt le bord du cirque et trouvons un endroit sympa, sur des rochers, mi à l’ombre mi à découvert, où nous pique-niquons. Nous écourtons un peu la pause à cause de sorte de scarabées volants, fort jolis au demeurant. Il faut espérer que ce ne soit pas des scarabées japonais, considérés comme des ravageurs, et qui ont déjà colonisé le Tessin.

Nous voici au début de la descente, par un sentier rouge et blanc, un joli sentier de montagne.

Hum, Luana a bien choisi. Elle aurait très certainement détesté devoir le parcourir en montant.

Ouf, ici nous retrouvons la route, un peu moins casse-gueule (à prononcer avec un « e » long et fermé, à la neuchâteloise !).

Maintenant, c’est facile.

Pour nous. Moins pour cet ours, sans doute un des derniers, tué en 1757.

Nous nous arrêtons boire une citronnade pour les filles et un Rivella pour Stefano à la Ferme Robert. Le masque n’est plus de mise depuis hier. Luana est toute joyeuse et ravie de sa journée. L’ambiance est bonne enfant et la citronnade maison délicieuse et rafraîchissante.

Nous arrivons à la voiture sur le coup des 17 heures, en même temps que deux familles de japonais qui étaient arrivées plus ou moins à la même heure ce matin et qui nous avaient dépassés sur le sentier. Nous applaudissons les 3 enfants, dont la plus jeune a peut-être 5 ou 6 ans. Ils sembles éreintés mais nos battements de main ramènent des sourires sur leur visage.

Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

Au 14ème contour du Sentier des 14 contours. Ca veut dire quoi ? Que nous sommes presque arrivés !

Les falaises du Creux du Van.

Encore au Creux du Van.

A la Ferme Robert, devant une bonne citronnade. C’est fou ce qu’une boisson toute simple peut rafraîchir.

26 juin 2021

Parce que nous ne nous levons pas assez tôt, nous nous fermons la porte à un départ de randonnée depuis Montricher. J’ai bien cru à un moment que Stefano allait se rabattre sur La Dôle mais nous restons sur la route de St-Cergue et laissons la voiture à La Givrine où il ne reste qu’une place, la nôtre.

Nous commençons par suivre la piste forestière qui nous mène près des Fruitières de Nyon.

A mi-chemin, un banc et une fontaine accueillent le randonneur fatigué et assoiffé.

Les voitures garées près du Chalet Derrière, puis les clients de la cabane Rochefort nous font passer tout droit, sans même ralentir.

En arrivant sur le pâturage du Haut-Mont, le berger, un pulvérisateur à la main, marche de touffe de mauvaise herbe en touffe de mauvaise herbe. Nous le saluons et il semble ravi de la pause que nous lui offrons. Votre pâturage ressemble à un jardin » le complimente Stefano. Son visage s’éclaire encore un peu plus. C’est vrai : pas une seule gentiane jaune, ni même un sapelet. Les orties, rumex et autres chardons ont été totalement éradiqués. Il nous dit tenter de tenir ses vaches à l’écart d’un coin du pâturage où poussent des lys martagon. Qui sont encore en boutons. J’en profite pour lui demander s’il sait où trouver des sabots de vénus mais il reste évasif.

Les vaches sont agglutinées autour du Vermeilley et nous devons nous montrer un peu autoritaires pour pouvoir passer.

L’objectif du jour est de se faire une belle montée, histoire de préparer un peu plus nos gambettes aux efforts qui les attendent au Tessin. Nous imaginons donc une montée vers le Mont Pelé par notre sentier « secret » puis une sortie du Creux du Croue par le sentier du bas. Avec un peu de chance, nous dépasserons les 1’000 mètres de dénivelé positif. Nous mettrons toutes les chances de notre côté si nous montons, en plus, aux deux Noirmont.

Au Mont Pelé. Cette année, les cytises ne fleuriront pas.

Le chalet du Croue.

Et enfin le crêt des Danses, que nous gravissons juste pour avoir le plaisir de pique-niquer près de la croix.

En descendant de notre perchoir.

En arrivant à proximité de la bergerie, nous entendons des bêlements et avons un moment de déception. Mince, qui dit bêlement dit mouton et qui dit mouton dit patou. Zut !

Nous retrouvons très vite le sourire en apercevant Paulo, le berger avec qui nous avions eu des beaux échanges l’année passée et qui ne devait pas revenir. Chic. Le propriétaire du troupeau n’ayant trouvé personne l’a convaincu de refaire la saison.

15 minutes après être repartis, nous sommes sortis du trou.

Et quelques minutes plus tard, nous voici au Noirmont des Français.

Au fond, Les 3 Suisses.

Que voilà de plus près.

Et là, la combe, entre la sortie du creux et le chalet. Le sentier balisé suit le mur, sur la gauche. Celui qui passe au centre est plutôt celui fait par le passage du bétail.

Parce que nous ne sommes pas racistes : l’autre Noirmont.

Nous descendons par la piste de ski vers Les Coppettes où c’est l’heure de la traite.

A une centaine de mètres du chalet, la route devient un champ de boue et de bouse de vache.

Nous devons encore faire preuve d’autorité pour passer entre les génisses, peu concernées par la traite.

De l’autre côté, quatre veaux sont parqués dans des niches à veau. Parmi eux, un petit veau noir très excité et enthousiaste par notre visite. Un peu trop d’ailleurs. A force de caracoler, il se prend une belle bûche, atterri sur les genoux et tape la barrière avec le museau. Le pauvre. Du tout, il se calme.

Alors que je croyais n’avoir que de la descente devant moi, Stefano nous fait remonter dans la combe pour attraper la route qui descend du Pré au Four. Mes jambes ne sont pas contentes mais il a raison. C’est un bon raccourci pour arriver un peu moins tard à la voiture.

Dans la descente vers Nyon, quelques motards s’amusent à nous effrayer, coupant les virages, un genou au sol.

Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

Au Crêt des Danses.

Toujours au Crêt des Danses. Celui-ci est pour la famille.

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À propos de Marie-Catherine

Randonneuse, blogueuse et photographe amateur chez Two Swiss Hikers.

En phase de préparation de voyage, je m'occupe du choix voire de l'achat du matos et organise les bagages. Ma principale activité consiste à me réjouir des vacances qui arrivent ! Je deviens plus active au retour : il faut trier les photos (et des photos, il y en a...) et rédiger les billets de ce blog.

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