En partant de la St-George…

5 ans. 5 années passées dans le garage à Houston, avec une température annuelle moyenne de 30° C pour une humidité de 80%. Nos raquettes n’avaient qu’une envie: doing what they do best! Nous sommes plus qu’heureux d’exaucer leur souhait.

Notre dernier billet date de 3 semaines. La faute à la météo qui s’amuse a être exécrable lorsque arrivent les week-ends. Alors qu’en semaine, il y a toujours un voire deux jours de grand ciel bleu, exempt de nuages. La vie est trop injuste…

Il a neigé cette semaine et  hier nous avons vu avec effroi que, le symbole du soleil masqué par un nuage annoncé pour aujourd’hui s’était transformé cette nuit en un flocon de neige… Traîtrise ! La vie est décidément trop injuste…

Néanmoins, vers 11h, nous constatons qu’il ne pleut ni ne neige et que les crêtes du Jura sont dégagées. Nous prenons les raquettes, au cas-où, mais nous ne sommes pas certains que l’enneigement soit suffisant.

A St-George, les pistes de ski sont ouvertes. Notre optimisme remonte en flèche. Lorsque nous arrivons à la St-George, nous constatons que le parking est presque plein. Des dizaines de luge dévalent les pentes. Nous trouvons une place et nous préparons, plein d’enthousiasme : nous rêvons de cet instant depuis 5 ans.

Nous partons en suivant notre itinéraire habituel. Direction, le Contour des Lâpes.

Il y a une bonne couche de neige fraîche, 20 bons centimètres. Entre deux chutes de neige, la pluie est arrivée. En témoignent les arbres lourdement chargés de neige mouillée et glacée recouverte de la neige tombée hier, voire cette nuit.

La couche de neige en surface est légère et nous évoluons presque sans bruit.

Non, ce n’est pas un mur de pierre sèche, mais un mur de bois de cheminée prêt à être consommé. Les bûches ont déjà été fendues et coupées à la même longueur, emballées dans des filets.

Tadam !

Quelques minutes plus tard, je perds légèrement l’équilibre. Pour me rattraper, j’utilise mon bâton. Le traître s’enfonce dans la neige poudreuse, sans lui offrir de prise. Je me retrouve à genoux et j’éclate de rire…

Les arbres ploient. Certains se rompent d’ailleurs.

Nous arrivons au Sapin à Siméon.

Plutôt que de traverser la route du Marchairuz, nous partons vers le Pré de Rolle. Sur ladite route, une fraiseuse s’affaire. C’est que de la neige est encore annoncée cette semaine. Mieux vaut ne partir avec un passif.

Le Pré de Rolle.

Nous pique niquons au Chalet du Pré de Rolle.

Le ciel s’est refermé et il commence à neiger.

Mais nous sommes bien à l’abri, sous l’avant toit.

Nous repartons en suivant la trace d’un ou plusieurs skieurs.  Trace que Stefano élargit allègrement. Pour moi qui vient derrière, la marche est aisée.

L’abri du Pré de Rolle.

Nous atteignons l’extrémité sud du Pré de Rolle et nous nous enfonçons dans la forêt. La couche de neige reste importante, même sous les arbres.

Du Pré de Rolle, nous arrivons au Petit Pré de Rolle, dont on voit le toit du chalet, éclairé par le soleil.

Effectivement, nous avons droit à une éclaircie, courte certes, mais fort appréciée.

Le Chalet de Petit Pré de Rolle.

A partir de là, nous suivons la route en direction du Crêt de la Neuve. Stefano accélère le pas. C’est qu’il est déjà passé 3 heures et que les journées sont courtes.

Après une bonne suée (en tout cas pour moi), nous arrivons en vue du Crêt de la Neuve.

Une dame nous interpelle. Nous avons de la peine à comprendre ce qu’elle nous dit, le français n’étant pas sa langue maternelle. Elle est rejoint par son mari et son chien.  Ils sont sans sac à dos, sans bâton, en après-ski. Si nous avons bien compris, ils viennent de St-George et cherchent une route afin que leurs enfants puissent venir en voiture les chercher.

Stefano, en pleine discussion, GPS à la main, pour leur indiquer le chemin à suivre.

Nous les remettons dans le droit chemin (enfin, nous espérons) et commençons la descente.

Vu l’heure, nous renonçons à la boucle. Nous repartirons par le même chemin que celui emprunté à l’aller.

Ce sapin-là, c’est le plus beau sapin du Pré de Rolle, voir de la région. Il dépasse tous les autres et sa silhouette fine et élancée fait pâlir les mannequins les plus célèbres.

Il est presque 17h. La lumière baisse rapidement.

Nous rejoignons une trace qui nous mène dans la forêt. Nous godillons entre les arbres, tout comme le skieur qui nous a précédé.

Dernières lueurs avant que la nuit s’installe.

Lorsque nous arrivons au Contour des Lâpes il fait déjà sombre. Lorsque nous rejoignons la piste de ski de fond de St-George, il fait plus quasiment nuit. Mais à part quelques trous qui nous surprennent, les bords de la piste de ski de fond sont très réguliers. Nous arrivons à la voiture à 17h45. Il y a encore deux ou trois voitures. Nous avons vu des fondeurs s’activer sur la piste, pour certains sans lumière, pour d’autres à la frontale.

Je me réfugie dans la voiture. Le froid m’a rattrapé et je grelotte. Stefano offre un service minimum aux chaussures et raquettes et me rejoins très vite. Bien au chaud dans la voiture, nous laissons éclater notre joie et nous faisons un high five.  Première randonnée de raquettes 2017: done!

Autoportraits du jour

Au Chalet du Pré de Rolle.

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