Croset au Bouchet

Petite balade sous un ciel changeant qui nous permet de faire deux belles rencontres et de photographier des chalets désertés par la fin de l'été. Nous retournons sur les traces laissées lors de notre weekend du 1er août au Brassus. Nous renoncerons au Mont Tendre faute de temps.

Durant toute la semaine ce samedi était placé sous un grand soleil tout rond et éclatant. Ce matin, au réveil, le ciel est déjà voilé. Bof. Voilà ce qu'on peut appeler à juste titre une fake news, n'en déplaise à ce KΦZZ@ΓΔ de DT ?

Nous laissons la voiture à l'entrée de la route qui mène au Pré de Bière.

Et pour bien commencer la journée, quelques edelweiss, qui, même si domestiquées, restent très belles.

Edelweiss - Leontopodium Alpinum
Edelweiss - Leontopodium Alpinum

Désireux de nous approcher, l'accès au Chalet du Pré de Bière puis son dépassement se révèlent dignes d'une spartan : ouverture de barrière, marche dans la boue, fermeture de barrière, passage de fils électrifiés... Mais ouf, nous arrivons vivants de l'autre côté.

Nous partons en direction de La Plateforme...

mais coupons assez vite vers le nord est pour d'abord aller voir si nos marmottes sont là (nous en verrons une dressée sur ses pattes arrière en train de monter la garde) et ensuite pour voir si La Perrause va enfin pouvoir être photographiée : durant tout l'été, les nombreuses voitures garées à proximité nous ont gardés éloignés. Je ne parle pas de voitures utilitaires : je parle de grosses cylindrées, comme des Audi ou même une Porsche Cayenne.

Dans le coin gauche, le couvert de La Plateforme. Au centre, entre les arbres, un bout de toit des Petites Chaumilles.

Marchant à travers champs, profitant de l'absence de bétail, nous arrivons aux Grandes Chaumilles.

Le reste d'un corral.

La roulotte multicolore a changé de place.

Des Grandes Chaumilles, nous rejoignons le sentier qui mène aux Quatre Puits.

De loin, nous constatons que le chalet Les Chanterelles est ouvert. Chic. Et si nous allions faire connaissance avec les propriétaires ? Nous trouvons une charmante dame qui nous reçoit avec le sourire. Elle nous dit ne plus venir ici qu'au printemps et en automne, lorsque le bétail n'est pas là. A cause des mouches, des odeurs et du bruits des clarines. Elle nous raconte comment sa fille, alors âgée d'une dizaine d'année, allait s’asseoir dans champ pour lire des histoires aux petits veaux.

Alors que nous allons repartir, elle nous retient pour nous raconter une anecdote. Cet hiver, un couple s'est égaré lors d'une randonnée en raquettes. A la nuit tombée, les randonneurs n'ont eu d'autre choix que de forcer une fenêtre en brisant une vitre afin de se réfugier dans le chalet, où ils ont fait du feu et se sont restaurés. Avant de repartir, ils ont soigneusement tout rangé, laissé une lettre sur la table et fermé comme ils pouvaient le chalet. Lors de sa visite suivante, la propriétaire fut toute surprise de trouver la lettre, alors que le chalet était apparemment fermé. Après lecture de la missive, dans laquelle les deux randonneurs se disaient très gênés d'avoir dû rentrer par effraction, listaient toutes les denrées consommées et laissaient leur numéro de téléphone pour rembourser tous les frais occasionnés, la propriétaire constata effectivement la vitre cassée. Depuis, ils ont échangé quelques coups de téléphone et se sont même retrouvés pour dîner ensemble.

Le chalet La Chanterelle, vu de loin.

La Chanterelle - Le Chenit - Vaud - Suisse

Un peu plus loin, L'Arbalète où la dame de tout à l'heure nous a confirmé que les propriétaires étaient des taiseux, ce qui nous respectons et qui explique un bonjour froid reçu la seule fois où nous nous sommes approchés.

Et nous arrivons au Grand Croset Dessous. L'extérieur est soigné. Il faudra que nous revenions cet été pour apprécier le résultat des travaux d'aménagement extérieur.

Nous coupons à travers le pâturage...

et arrivons aux Quatre Puits.

Sur les quatre, un est un vrai puits, deux sont des citernes. Quant au quatrième, recouvert d'arbres, son statut reste indéterminé.

Au loin le Mont Tendre.

Nous innovons en suivant la route qui part vers le nord et trouvons un tout petit chalet privé, Le Jubilé. Il est microscopique.

C'est la première fois que nos pieds foulent cet endroit. Stefano, qui évidemment sait pertinemment où nous allons arriver me demande : tu sais où nous allons ? Fichtre, je n'en ai aucune idée même si je sais que nous marchons vers la Vallée de Joux.

Petit couvert, sis dans le pâturage de la Pièce chez Marc.

Car oui, nous sommes de retour sur les traces de notre weekend du 1er août. Avant de descendre voir la Pièce chez Marc, nous faisons un petit détour par le Chalet du Chef, que nous n'avions pu approcher lors de ce fameux weekend, pour cause de véhicule ouvert et d'occupants errants.

Nous le prenons à revers.

Sa face orientée Vallée de Joux.

Chalet du Chef - Le Chenit - Vaud - Suisse

Après cette courte visite, nous repartons vers la Pièce chez Marc.

La Pièce chez Marc où les vaches paissent encore.

C'est dans les environs que nous avions pu observer deux petits renards.

Arrivés à la Pièce aux Reymond, nous remontons vers les crêtes.

La montée est douce et nous ne prenons guère beaucoup d'altitude.

Nous trouvons une vieille route, une "route des Anciens", avons-nous coutume de dire, où poussent des amanites tue-mouche.

Le Croset du Buron.

De là, la montée une peu plus réelle commence. Le temps est en train de se dégrader et par moment, nous nous demandons même si nous n'allons pas nous prendre la pluie.

La Citerne du Buron.

Notre prochain arrêt se fait à L'Eglantier, ouvert. Nous rencontrons ainsi la seconde partie des propriétaires, ceux habitant Le Valais, comme l'avait mentionné la dame que nous avions rencontré au début de l'été. Il y a un couple, le père et la mère (que nous ne verrons pas, affairée à la cuisine) et le fils de 43 ans. Ce sont des gars fort sympathiques qui nous racontent qu'à l'époque les chalets de ce type étaient réservés aux hommes qui venaient y jouer aux cartes et boire des coups.

En repartant de L'Eglantier, en direction du Mont Tendre.

C'est au Croset au Boucher que nous faisons notre pose pique-nique. Le bois, parfaitement aligné, est du plus bel effet.

Nous nous rendons compte que nous n'aurons pas le temps de pousser jusqu'au Mont Tendre : il est presque 15h lorsque nous quittons le Croset au Boucher. Il ne nous reste plus qu'à prendre la direction de la voiture, si possible en mode le plus indirect possible.

En descendant de Pierre à Coutiau.

Nous arrivons au Grand Cunay par un chemin improbable.

Les sangliers s'en sont donnés à cœur joie.

Nous rejoignons la route qui mène au Mont de Bière Derrière, route que nous quittons bientôt pour descendre vers le plateau.

Nous repérons ainsi des passages sans trop de déclivité pour notre future activité de ski de randonnée nordique. Comme cet endroit-là.

Le chalet du Pré de Denens.

La dernière partie de la balade se fait en louvoyant entre les murs.

Stefano éteint le logger à 16:52. Bon timing. Nous aurons ainsi le temps de finir de préparer ses bagages sans stress. Pour ma part, j'ai eu un petit coup de froid durant la balade et je sens déjà que quelque chose de pas forcément bienvenu se prépare...

Itinéraire du jour

C’est ici et c’est chez Suisse Mobile.

Flore du jour

Cirse Capitule Laineux - Cirsium Eriophorum
Cirse Capitule Laineux - Cirsium Eriophorum
Cirse Capitule Laineux - Cirsium Eriophorum
Cirse Capitule Laineux - Cirsium Eriophorum
Amanite Tue-Mouches - Amanita Muscaria
Amanite Tue-Mouches - Amanita Muscaria
Amanite Tue-Mouches - Amanita Muscaria
Amanite Tue-Mouches - Amanita Muscaria

Une warrior, trouvée sur la terre recouvrant la citerne du Chalet du Chef : nous sommes quand même début octobre.

Marguerite Commune - Leucanthemum Vulgare
Marguerite Commune - Leucanthemum Vulgare

Autoportraits du jour

Alors que nous montons vers le Croset du Buron, profitant d'une souche à la surface bien horizontale.

En descendant vers le Pré de Denens.

Galerie d'images