Creux à la neige

Nous avions envie de retourner voir une magnifique chalet au toit rouillé, découvert l’année passée. Nous nous arrêtons au Couchant faire le stock de gruyère pour la semaine et repartons d’un pas alerte pour La Baragne. Notre boucle nous emmène ensuite au Creux du Croue avant de nous ramener à Bassins, à la voiture

Nous laissons la voiture au camping de Bassins.  Stefano a pour idée de retourner vers le paturâge de La Baragne et vers un de ses chalets particulièrement beau mais hélas à l’abandon, dont le toit métallique, rouillé, a pris une belle couleur orange.

La première étape consiste à monter vers la Bassine. Nous passons ainsi près du Crot...

… puis en contrebas du Planet, inhabité et pire qui semble abandonné. Il y a quelques années, (en tout cas plus que 6 ans), nous nous y étions arrêtés pour papoter avec une bergère fort sympathique.

Nous rejoignons une route forestière qui nous amène à la Cabane de Peney. Trop mignonne, la Cabane de Peney, avec ses bacs de géranium soigneusement entretenus.

Nous arrivons sur la route de la Bassine, avec ses jolis murs de pierre sèche, refaits récemment. Au fond, le Mont Sâla et/ou le Mont Pelé.

De là, nous attaquons le flanc du Jura de face et arrivons une trentaine de minutes plus tard dans cette magnifique combe des Bégnines.

Impossible de s’en lasser. C’est une des plus belles combes que nous connaissons. Lorsque nous habitions Houston et rentrions à Genève pour notre visite annuelle, nous survolions systématiquement ce coin, ce qui nous laissait un peu mélancoliques.

Stefano n’arrive pas à engager la conversation. Les habitantes des lieux restent méfiantes.

Nous nous arrêtons au Couchant. Le berger nous apprend que le petit veau que nous avions vu frêle et chétif la dernière fois est mort peu de temps après notre passage. Nous repartons avec une belle tranche de gruyère local.

Hein qu’elle est belle cette combe, non ?

Nous poursuivons en direction du Mont Sâla mais laissons de côté les 10 minutes qui mènent à son sommet. Nous arrivons à la La Cabane des Électriciens.

Au centre, le Couchant et tout au fond, tout petit petit, Les Bégnines.

Nous continuons vers le nord.

Nous passons le Creux à la Neige qui n’est autre qu’un gros trou dans la roche calcaire.

Nous arrivons à l’extrémité nord du pâturage de La Baragne. C’est ce petit abri, qui sert à la récolte de l’eau qui nous l’indique.

La buvette des vaches. Stefano me dit que son père utilisait un tel système. L’eau arrive à la demande des vaches, qui poussent et relâchent une pièce métallique faisant office de pompe.

Nous arrivons à La Baragne. Le toit est toujours aussi rouillé et donc toujours aussi beau.

S’il est moins beau qu’il n’en parait, c’est la faute à l’appareil photo. Pour vous en convaincre, allez voir le billet de l’année passée : La Baragne.

Un autre chalet abandonné, sur le même pâturage. Les occupantes du pré nous ont superbement ignorés.

Stefano s’apprête à remonter par le Crêt des Danses lorsque je lui propose de remonter plutôt par le Creux du Croue. Un coup d’oeil à la montre confirme que nous avons le temps, avec une heure d’arrivée prévue à la voiture de 19h. Parfait. Nous aurons profité au maximum de cette journée.

C’est la dernière photo de la journée. Pourquoi ? Car durant la traversée et la remontée j’ai pensé plus à respirer qu’à gaspiller des pixels. Ensuite, après être sortis du trou et avoir marché une vingtaine de minutes, je me rends compte que l’étui de mon appareil photo est vide. Panique et demi-tour au pas de course. J’espère secrètement que mon petit Sony n’est pas tombé depuis trop longtemps. Je le retrouve quelques mètres avant la descente dans le Creux du Croue. Nous repartons en sens inverse et évitons soigneusement le troupeau de moutons et son chien de berger menaçant en bord de sentier.

Nous passons l’Arzière et suivons la route jusqu’au Marais rouge. La route goudronnée c’est un peu monotone certes, mais qu’est-ce que c’est reposant pour les pieds ! Après le Bois Rond, nous abandonnons le confort de la route (parce que quand même, les Two Swiss Hikers ne sont pas des gonzesses !) et passons entre la Petite et la Grande Enne. Nous rejoignons une route forestière à proximité du Mondion. Il ne nous reste plus qu’à marcher vers Les Frasses pour arriver à la voiture à 19h30. Ravis et également un peu fourbus.

Itinéraire du jour

C’est ici et c’est chez Suisse Mobile.

Faune du jour

Une belle représentante de l’espèce bovine.

Flore du jour

Gentiane Ciliée - Gentianopsis Ciliata
Gentiane Ciliée – Gentianopsis Ciliata

Autoportraits du jour

La Baragne.

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