Couvert du Pré de Rolle

Temps incroyable aujourd'hui. Ciel bleu, bleu de la couleur des ciels d'Utah. Malgré nos options limitées en raison du manque de neige, notre boucle nous emmène de combe en combe et de chalet en chalet. A part quelques skieurs aperçus au loin sur les pistes de skis de fond, nous ne croisons personne.

Grand ciel bleu depuis mardi sur le bassin lémanique. Le temps se gâte à partir de la semaine prochaine. Mais nous on sera au boulot.

Nous laissons la voiture au parking du Sapin à Siméon en espérant que le Pré de Rolle aura encore quelques tâches de neige communicantes. Pour y accéder, nous avons quelques détours à faire dans la forêt. Une fois arrivés, les zones d'herbe sont très éparpillées. Yes !

Sans surprise, la neige est dure lorsqu'elle est encore à l'ombre et molle et mouillée au soleil. Mais nous ne nous enfonçons que de quelques centimètres. Donc, la vie est belle.

Nous suivons l'ordre logique des choses et après le chalet du Pré de Rolle vient immanquablement le couvert du même pré.

Le voici !

Et de loin, il est encore plus joli.

Puisque nous sommes dans le coin, nous poursuivons vers le Petit Pré de Rolle. Le sentier dans la forêt est encore praticable, même si la poussière, les aiguilles de pins, les morceaux de lichen et autres objets tombés des arbres souillent la neige la rendant, par endroit, noirâtre.

Devant nous, une belle combe nous appelle.

Nous rattrapons la route qui mène à la Perroude de Marchissy et choisissons de délaisser le Sentier du Coq qui y monte plus rapidement certes, mais à l'ombre des arbres.

La Perroude de Marchissy.

Trouvant qu'il est trop tôt pour commencer le retour, nous continuons vers le sud ouest, par une jolie petite combe, en direction de la Perroude du Vaud.

Mais la rencontre avec un sentier nous fait délaisser la Perroude du Vaud et partir vers La Neuvaz (ou La Neuve si vous préférez).

La Neuve, avec son joli pan de mur recouvert de tavillons.

Stefano, en recherche d'angle parfait.

Angle trouvé.

Devant nous, encore une combe.

Un peu plus loin, la Cabane de L’Écureuil.

Entre nous et elle, la Combe des Amburnex et un joli mur qui sépare le Pré aux Veaux des Trois Chalets.

Depuis que nous avons quitté La Neuve, un gros coup de barre m'est tombé dessus. Comme ça, sans avertir, mais sans pitié. L'expression "bailler à s'en décrocher la mâchoire" prend tout son sens. Je suis Stefano dans un état second, tentant vainement d'étouffer le bruit de mes bâillements.

Deux abris à bétail, juste avant Les Amburnex.

Les Amburnex.

Bon, tôt ou tard, il va falloir que nous passions de l'autre côté.

Préférant le tôt au tard, nous ne procrastinons pas, montant dans la pente et retrouvons, après un beau crochet, le Sentier de Crêtes que nous abandonnons à la croisée avec celui qui descend vers la Fontaine Valier.

Hélas, la Fontaine Valier n'est toujours qu'un bout de bois dépassant d'une épaisse couche de neige, bout de bois duquel ne sort même pas un filet d'eau. Un large sentier à la pente douce mais dont la couche de neige devient aléatoire par endroit nous ramène au Pré de Rolle.

Nous retrouvons la voiture moins de 5 heures après l'avoir quittée, mais avec pas moins de 15km parcourus. Nous nous sommes préservés pour demain car demain, il y a de fortes chances que nous ressortions à nouveau.

Flore du jour

Les premières de l'année 2019.

Autoportraits du jour

Au Pré de Rolle. Ce qui est fait n'est plus à faire.

En passant près Des Amburnex.

Impossible de choisir entre le précédent et celui-là.

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