Vallemaggia

La Vallemaggia est la plus vaste de toutes les vallées du Tessin: elle occupe un cinquième de la superficie totale du canton, caractéristique reflétée dans le nom Vallis Madiae qui signifie « vallée majeure » ou « la plus grande des vallées ». Toutefois, moins de 2% de la population tessinoise y habitait en 2018 (5’970 habitants sur une population totale de 351’491).

Prenant naissance en retrait des rives du Lac Majeur, et plus précisément à Ponte Brolla, la Vallemaggia pénètre jusqu’au profond de l’arc alpin. On y rencontre les plus fortes dénivellations de Suisse. On peut passer, en à peine plus de 40 km à vol d’oiseau, des 200 mètres d’altitude du delta de la Maggia aux 3’000 mètres du sommet du Basòdino et de son imposant glacier. L’embouchure de la vallée, étroite et malaisée, ne laisse aucunement imaginer l’ atmosphère que l’on trouve en amont: le paysage s’ouvre et se ramifie comme un éventail, formant d’importantes vallées secondaires qui se subdivisent, à leur tour, en de nombreuses vallées latérales.

La Vallemaggia est constituée de quatre zones principales, chacune ayant un charme particulier et des caractéristiques qui lui sont propres; ce sont le Bas Vallemaggia, le Val Rovana, le Val Bavona et le Val Lavizzara. Le relief de la Vallemaggia provient d’une érosion glaciaire extraordinaire qui a sculpté la vallée en accentuant la déclivité de ses versants; ces derniers arborent à certains endroits des parois rocheuses qui se dressent à pic sur des centaines de mètres.

Le fond de la vallée est occupé entièrement et sur de longues distances par la rivière Maggia qui divague, toujours à la recherche de nouvelles voies parmi les matériaux alluvionnaires. Une végétation spontanée et luxuriante colonise ce territoire de manière surprenante. Le paysage qui s’en dégage est d’un charme inouï, bien que sans retombées productives.

Sources :

Capanna Alzasca

Le sentier qui mène au Lago d’Alzasca depuis Someo par l’Alpe Soladino s’accroche à la montagne, enjambe des torrents et traverse de jolis alpages aux vieilles maisons de pierre. Sur les 2300 mètres de dénivelé positif, 80% se grimpent par marches. Nous passons un très bon moment à la cabane. Le lac ne nous laissera pas un souvenir impérissable.

Capanna Sovèltra

Pour la randonnée du jour, nous nous sommes fixés comme objectif de monter à la Capanna Sovèltra en passant par la gorge du ri della Valle Prato et ses impressionnants escaliers (Scalada Lónga). Nous pousserons jusqu’aux étables du pâturage Sovèltra où nous ferons connaissance avec un troupeau de joyeux moutons.

Laghi della Crosa

Inoubliable randonnée (à bien des égards) au départ de Foroglio, qui, après avoir atteint Puntid, parcourt le val Calnegìa, une vallée suspendue, avant de poursuivre vers Gradisc, puis Mött pour arriver aux Laghetti della Crosa, deux petits lacs aux eaux limpides. Des milliers de marches pour 1’865 mètres de dénivelé.

Lago dei Cavagnöö

Un mélange varié de sentiers alpins et de route. Un paysage beau à couper le souffle. Tour autour des quatre lacs les plus accessibles au départ de Robièi : Lago di Robièi, Lago Nero, Lago Bianco et Lago dei Cavagnöö. Nous avons ignoré le cinquième, le Lago del Zott car visité précédemment. Attentifs au temps qui passe, nous avons même réussi à attraper la dernière benne.

Lago Tomeo

Parce qu’il ne faut pas tirer sur la corde, la balade du jour est choisie en fonction de son faible dénivelé. Le lago di Tomé est petit et encaissé mais la vue depuis Corte Piatto, au pied du Monte Zucchero est exceptionnelle. Néanmoins, à part une ou deux sections, le sentier est monotone et inintéressant.

Rifugio Fiorasca

Une montée de 1’800 mètres et des poussières qui restera gravée dans notre mémoire, tout comme le passage de la Bochetta di Fiorasca, où, parait-il on faisait passer les vaches pour rejoindre le taureau qui attendait à Alpe di Brünesc. Nous avons de la peine à imaginer un bovidé sur ces chemins de chèvre. Mais nous faisons confiance aux récits d’époque.

Lago di Sascòla

Très belle randonnée majoritairement dans la forêt, au départ de Cevio qui, de marche en marche (et des marches il y en a eu beaucoup !) nous emmène au lago di Sascòla, 1600 mètres plus haut. Une grande partie du retour se fait par un autre itinéraire. A l’aller, nous traversons un village fantôme, isolé dans la forêt.

Lago della Froda

Nous partons Piano di Peccia, village où se situe la carrière Cristallina, la seule carrière de marbre encore en activité de Suisse. Au terme d’une montée ardue, nous arrivons à la capanna Poncione di Braga et continuons à flanc de montagne puis sur le Filo della Tanèda pour arriver au lago della Froda. Nous redescendons par l’alpage du même nom.