Les Rochettes

Il a encore plu cette semaine… Avec de la douceur… Notre indicateur, les pistes de ski de St-George, n’est pas pour nous rassurer : les deux pistes sont fermées. La piste de luge est toute râpée. Mais la neige, ou ce qui y ressemble au rendez-vous, au col du Marchairuz. Plus de peur que de mal…

Je ne sais pas ce qui nous prend aujourd’hui mais à 10h15, nous sommes garés non loin du Col du Marchairuz. Le bassin lémanique est dans le brouillard, un brouillard épais et dense. Tout comme celui que nous trouvons au départ du sentier.

Mais très vite, le brouillard se déchire (ou nous prenons de l’altitude, c’est selon) et bientôt nous sommes sous le soleil.

Tadam ! La journée s’annonce, comment dire, prometteuse.

Stefano a bien l’intention d’atteindre l’objectif raté de la semaine passée : la Cabane du Rocher. C’est donc d’un bon pas que nous partons, avec presque deux heures d’avance par rapport à notre tentative précédente.

La neige est dure, gelée mais recouverte par 2 cm de neige fraîche. A condition qu’elle n’ait pas été soufflée. Une très belle combinaison, confortable et nous permettant un rythme de marche assez soutenu. Aujourd’hui, je n’ai aucun problème pour mettre le cœur, les poumons et les jambes d’accord.

La première étape sera les Monts de Bière Devant. Mais avant, il nous faut marcher dans la forêt, sur des traces à peine visibles.

Les traces d’animaux, par contre, elles sont bien présentes, toutes fraîches.

11h11… Nous sommes dans le pâturage des Monts de Bière Devant. L’hiver rend leur mise au ban moins traumatisante. Bien sûr les arbres ont poussé mais la mauvaise herbe et les ronces sont cachées.

La nappe de brouillard, particulièrement élevée… A quelques dizaines de mètres près, nous serions dedans.

Les Monts de Bière Devant. Un banc est sorti et un sac de couchage sèche.

Le temps d’un autoportrait, de deux ou trois photos, dont ce magnifique petit arbre et nous continuons.

En quittant les Monts de Bière devant : le point de vue.

Ici, la couche de neige fraîche est plus épaisse.

Les sapins ont deux visages : la face à l’ombre est blanche, recouverte de neige. De l’autre côté, la neige n’est plus et le vert sombre des aiguilles ressort.

Nous suivons des traces, puis nos traces, laissées la semaine passée, et tracées la semaine d’avant encore.

13h10. Nous sommes passés en contre-bas de Pierre à Coutiau.

Commence alors la marche en bordure de crête, en direction de la Cabane du Rocher.

Nous arrivons à l’aplomb de la Cabane du Rocher. Stefano a depuis longtemps senti l’odeur du bois en train de brûler et nous ne sommes donc pas surpris de constater que de la fumée sort de la cheminée. Stefano et l’odeur de bois brûlé : une longue histoire d’amour de haine. :-)

Au centre, le Mont Blanc. Le brouillard tente de s’échapper en lâchant de grandes volutes.

Nous arrivons sur une sorte de replat.

C’est une étendue assez vaste, protégée par le nord par la crête qui mène au Mont Tendre et coté sud par une mini-crête.

Derrière nous, Pierre à Coutiau.

Nous allons guigner de l’autre côté de la crête.

Non loin, il y a notre petit arbre fétiche.

Le plus photogénique du coin. Jamais de mauvaise surprise. J’ai beau sortir mon sourire Colgate, il me vole la vedette.

Ne nous égarons pas. Restons concentrés sur l’objectif du jour. Puisque nous avons atteint puis dépassé la Cabane du Rocher, le Mont Tendre est à nous.

Mais attend, y’a encore un joli petit arbre…

Le sommet est en vue.

Nous y sommes. Et nous ne sommes pas les seuls. Un jeune est arrivé un peu avant nous et il y a déjà un groupe de 5 personnes.

Stefano, en train de réveiller La Gang di Vignino, le groupe WhatsApp de tous ses frères, sœur et nièces.

Nous mangeons nos sandwichs en tentant d’ignorer le groupe. L’un deux raconte des blagues qu’il qualifie de « graveleuses ». Il ne fait rire personne (et en tout cas pas nous), sauf un homme, sans doute pris de pitié. Nous sommes soulagés lorsqu’ils s’en vont.

La crête du Jura, côté est.

Et côté ouest, par là où nous allons repartir.

En parlant de repartir, c’est parti. Plutôt que de marcher sur de l’herbe à peine recouverte de glace, nous reprenons le même chemin qu’à l’aller, au moins au début.

Nous avions gardé nos vestes à cause de la bise soufflant au sommet mais nous nous rendons compte très vite qu’elles sont superflues.

Nous nous arrêtons donc au couvert, en contrebas du point géodésique du Mont Tendre.

Quelques minutes plus tard, il est déjà loin.

Sapin de Noël givré.

The Wave, façon Jura Vaudois. Petite pensée pour nos potes randonneurs, Michèle et Jean-Michel qui y seront bientôt, eux, le 6 mai pour être précis… Mais ce sera The Wave façon Utah, Coyote Buttes. (Bon, il s’avérera que l’info n’est pas tout à fait exacte, mais ils ne seront pas loin… Je laisse le clin donc le clin d’oeil)

Nous arrivons au Sorcier.

De là, nous errons (mais une errance parfaitement contrôlée) dans la forêt pour arriver en contrebas de Pierre à Coutiau.

Au bas de la descente, sans surprise, nous retrouvons le brouillard.

Le Grand Cunay, fantomatique.

Le soleil alterne avec la mélasse.

Le Grand Cunay toujours, cette fois avec un petit rayon de soleil.

Nous sommes encore à un peu moins de 2 heures de la voiture mais les photos se raréfient. Sans raison particulière d’ailleurs.

Et voici la dernière… à nouveau une vague…

Nous arrivons à la voiture à 17h45, soit 7h30 après l’avoir quittée. Le thermomètre affiche -2°, nos Fitbit un peu moins de 30’000 pas et le compteur 18.3 km. Sur l’échelle du bonheur des Two Swiss Hikers, nous sommes à 10 sur 10.

Autoportrait du jour

Aux Monts de Bière Devant.

Non loin Des Rochettes.

Au Mont Tendre, point culminant du Jura, je le rappelle…

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