De Horombo à Marangu Gate

Nous avons dormi comme des bébés. Rien vu, rien entendu. Nous n’avons même pas dû partager notre château.

Nous regardons le petit-déj de loin… Impossible d’avaler une cuillère de porridge de millet, ça ne passe plus. Pareil pour l’omelette. Reste les oranges. Innocenti est désespéré !

Nous commentons notre journée d’hier, nos sensations.

Stefano me dit… « En fait, je me demande ce qui pousse tous ces gens à monter au sommet du Kilimandjaro« .
Excellente question. Nous réfléchissons à la raison profonde qui nous a entraînés dans cette aventure. En fait il n’y en a pas… Il y a 2 ans, lors de notre voyage en Norvège, mon frère jumeau nous avait confié que c’était un de ses rêves qu’il voulait concrétiser l’année de ses 50 ans. Tout naturellement, j’avais répondu : « bon ben alors nous viendrons avec toi ». Le projet fut mis au placard avec la grossesse de sa femme jusqu’à ce que je tombe sur une offre d’eTravel (filiale de la société eBoutic). Sur le moment, je me suis dit : « tiens tiens !  » puis ce fût oublié.

Puis au matin du 27 novembre 2012, cette idée me revient en tête. L’offre est toujours valable. A 7h58, j’envoie un message à Stefano : « Pour mes 50 ans on pourrait être au Kilimanjaro. Ca te tente? ». Lui de me répondre, à 8h06 : « Ouille ouille mais ça monte ! Très bonne idée. Il va falloir se préparer à notre premier 5000 m ! ». Et voilà l’histoire. Nous avons simplement avancé la date car fin mars, c’est la saison des pluies.

Revenons à nos moutons.

Première chose : j’ai réussi à garder mon sac. Godfrey voulait absolument me le porter. Mais là, rien à faire. Je fus inflexible.

Puis, la première photo du jour est évidemment pour mes arbres favoris (1).

Ensuite, Stefano, qui marche tout guilleret (2).

Nous dépassons nos amis de R.E.I. Tina et Molly, les deux filles avec lesquelles j’ai discuté hier nous saluent avec enthousiasme. C’est la dernière fois que nous nous voyons.

Allez, une petite photo avec mon photographe préféré (3).

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Stefano et Godfrey sont devant. Le sujet de discussion porte sur la crémation ou l’enterrement des morts. Ici, en Tanzanie, c’est la mise en terre qui prime, il est vrai qu’il n’y a pas de pénurie de terrain. Godfrey nous annonce également qu’il sera papa d’un petit garçon dans moins d’un mois. Chouette ! Un bébé !

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Au loin, un petit volcan, une montagne sacrée aux dires de Godfrey.

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Bientôt le mont Mawenzi ne sera plus visible. Cette montagne nous attire. Qui sait, un jour peut-être ?

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Idem pour le Mont Kilimandjaro.

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Alors j’en profite. Et si je peux avoir les deux d’un coup, c’est juste le bonheur.

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La végétation se fait encore plus dense et nous retrouvons nos arbres poilus et chevelus, un poil hirsutes.

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Nous arrivons à Mandara environ 3h30 après avoir quitté Horombo. Le temps a filé. Il est 11h30.

Stefano me propose une sieste. Chic. Bon, c’est vrai que le rhume s’est installé, j’éternue par 5 fois toutes les 5 minutes, sans parler du nez qui coule, de la gorge qui gratte et du reste.

Prise en flagrant délit. Pas très glorieux, je vous l’accorde. Mais… qu’est-ce que c’était bon !

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Toute l’équipe attend patiemment que je me réveille.

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15 minutes plus tard, nous repartons. La hutte d’accueil. C’est la première image que nous avons eu du camp, il y a 4 jours.

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Au hasard ‘une discussion, Stefano me dit : « Nous sommes dimanche aujourd’hui ». Surprise… Je compte sur mes doigts et dois me rendre à l’évidence. Nous sommes bien dimanche. Incroyable comme nous avons perdu la notion du temps et des jours qui passent.

2 heures plus tard, sans même nous rendre compte, nous sommes déjà à Marangu Gate. Notre aventure est presque finie.

Innocenti nous a préparé un en-cas : biscuits, banane, mangue, avocats… et jus de fruit pur sucre. Un vrai régal. Nous parvenons à le faire s’asseoir avec nous. Godfrey nous rejoint et s’assied. Nous partageons la nourriture. C’est un chouette moment.

Des vendeurs tournent autour de nous, nous proposant tee-shirts, chapeaux, bibelots. Difficile de refuser mais en même temps nous n’avons besoin de rien.

Nous remettons aux porteurs qui resteront là les pourboires. Puis nous chantons LA chanson que nous tentons d’apprendre par coeur depuis 5 jours.

Jambo buana
Habarri ghani
Zuri saana
Ouagheni wakari bishwa
Kilimanjaro
Hakuna matata

Voilà l’équipe au complet.

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Nous recevons nos certificats. Il faudra finir de les remplir plus tard.

La jeep est là mais pas Richard.

Dès les premiers mètres, nous nous disons que nous ne perdons rien au change. Le chauffeur est beaucoup plus tranquille et respectueux de tout : de la voiture, des piétons, des cyclistes, des autres voitures, et de notre sécurité…

Nous déposons Eric à Moshi et continuons sur Arusha à la recherche d’un distributeur de billets de banque. Nous avons en effet discuté avec Godfrey et les montants des pourboires conseillés par l’agence sont insuffisants. Stefano a vérifié sur le net. Il faut que nous trouvions 400’000 shillings.

Le premier distributeur, à la  Barclays, est en panne. Nous n’arrivons pas à arracher plus que 100’000 shillings au second et nous faisons ainsi du tourisme d’ATMs. Il en faudra 3 et 4 cartes de crédit différentes pour réunir notre magot.

Nous arrivons à l’hôtel. Nous nous installons pour une bière bien méritée… Ah nous en avons rêvé de cette bière Kilimanjaro. Nous complétons nos certificats, sous l’oeil attentif de Godfrey.

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Et puis vient le moment de se quitter.

De gauche à droite : Innocenti, Godfrey, Naftaël et Alpha.

Thank you guys and take care!

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Allez, encore une p’tite dernière.

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Nous recevons la même chambre, la 206.

Stefano, galant, me laisse prendre ma douche en premier. Je savoure l’eau chaude (et en abuse même !).

Nous préparons ensuite nos affaires car demain, réveil à 2h30 (du matin, si si !), la jeep venant nous chercher à 3h (toujours du matin) pour nous emmener à l’aéroport.

Nous descendons dîner, joyeux, à la perspective d’un repas… différent des repas que nous avons eu ces derniers jours. Même si, et de loin, nous n’avons absolument rien à reprocher à la cuisine qui nous a été servie. Dîner que nous arrosons d’une bière  Serengeti, un peu décevante d’ailleurs.

A 20h nous sommes au lit. A 20h01, nous dormons à poings fermés.

Faune du jour

Un gros papillon…

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et un lézard multicolore.

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Autoportraits du jour

Au camp de Mandara.

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A Arusha… Nous nous étions promis de trinquer à notre réussite en buvant une bière Kilimanjaro.

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Dans la chambre, avant la douche. Après, ça n’aurait pas pas été pareil !

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