Haut Mont

Chut, il ne faut pas le crier sur tous les toits mais hier nous étions contents d’être réquisitionnés pour du montage des meubles et du perçage de trous. Ce fut une journée de repos bien méritée, surtout pour les pieds. Je ne sais pas ce qui s’est passé mais depuis quelques sorties nos pieds se sont rappelés à nous : ampoules, douleurs sous la plante ou au talon… Nous espérons que c’est passager et qu’un peu de repos remettra tout cela en ordre.

Et pour être raisonnable j’ai demandé à Stefano une courte balade, pas plus de quatre heures.

Nous partons du parking du Creux des Abériaux, à proximité des Orgères. Puisque nous avons le  temps, nous faisons un petit détour par un refuge que nous n’avons jamais visité même si nous en connaissons l’existence depuis fort longtemps.

C’est le Refuge d’Oujon, fermé, ce qui est étonnant pour un refuge.

Comme Les Fruitières de Nyon sont au programme, nous nous dirigeons vers le Pré Nouveau.

De là, nous traversons le pâturage, du nord au sud. Ici le passage entre le Pré Nouveau et le Pré d’en Haut. Ça nous fait toujours rire jaune, ces doubles clôtures : jaune parce qu’elles sont deux fois plus difficiles à passer.

Une dizaine de vaches se sont réfugiées à l’intérieur du petit couvert du Pré d’en Haut.

Ayant retrouvé un sentier, nous montons vers le Mont Roux.

Les travaux de réfection du toit du chalet seront-ils terminés ?

Et bien oui, le toit est tout neuf et les échafaudages ont été démontés.

Non loin, Le Mazot, un petit chalet privé au toit rouge vif.

Sans surprise, une bonne dizaine de touristes rôdent autour des Fruitières de Nyon. Malgré l’odeur pestilentielle qui flotte, nous allons dire bonjour aux cochons avant de repartir.

Le Chalet Derry (ou Chalet Derrière) est occupé et nous restons à distance. Nous trouvons à proximité deux rochers bien plats. J’en profite pour ôter chaussures et chaussettes et faire respirer mes pieds. Une recette gagnante que nous avions mis en oeuvre lors de nos deux rim to rim au Grand Canyon.

Rebroussant chemin, nous montons vers la Cabane de Rochefort.

Les vaches qui paissent ici sont différentes de celles que nous voyons habituellement : elles sont trapues et musclées et ne doivent pas être très à l’aise en terrain difficile.

La terrasse de la Cabane de Rochefort est animée. Nous passons sans nous arrêter, traversons un pré, une langue de forêt, une combe, encore une langue de forêt avant d’arriver au Haut Mont.

La voiture et la barrière fermée nous gardent éloignés. Le pâturage est très bien entretenu. Pas une gentiane jaune à l’horizon.

Nous suivons la Vy du Fromage. Vy (ou vie), mot régional vieilli de Suisse et du Jura français,  signifie voie (issu du latin via, de même sens). De fromage point, mais une jolie piste forestière marquée de deux ornières qui nous conduit au Vermeilley. Nous espérions y trouver Pierre, le berger qui nous avait accueilli au Pré de St-Livres par un après-midi d’orage mais le chalet est vide.

Arrivés non loin Marais Rouge, Stefano m’avoue, un peu penaud, que la balade durera un peu plus que les quatre heures demandées. J’éclate de rire. Je m’y attendais tellement ! Et c’est tant mieux car mes pieds me laissent quand même assez tranquille aujourd’hui.

Néanmoins, à La Bucheronne, je prends le temps de les mettre à l’air et de les laisser se reposer un peu. Car comme a écrit Racine, qui veut aller loin ménage sa monture.

Le joli mur qui sépare le pâturage du Bois de la Grande Enne.

La présence de veaux nous fait dévier du sentier pour les éviter. Néanmoins, certaines vaches se montrent très intéressées par notre présence et viennent très nonchalamment à notre rencontre juste avant que nous arrivions à La Grande Enne.

Et, pour une fois, le Crêt des Grisons est sous le soleil.

Les Frasses, au loin.

Le retour à la voiture s’effectue sur un sentier bien connu. Nous le retrouvons souvent en fin de boucle, lorsque la voiture est aux Orgères.

Une petite demi-heure avant d’arriver à la voiture, nous croisons un randonneur solitaire et bien chargé : il porte un sac à dos ventral (donc à sac à ventre ;-) ) en plus d’un gros sac à dos de backpacker et d’une tente type parapluie en bandoulière. Parti de Saint-Cergues il y a deux heures, sa destination ultime est Bâle, quelques 200 km plus loin. Mais pour l’heure, il veut aller jeter sa tente (difficile de dire planter avec ce type de tente) au Crêt de la Neuve. Nous lui souhaitons plein de joie et de bonheur et lui donnons un e-gel histoire de lui montrer notre sympathie.

Les Orgères.

Noir et Blanc, le petit veau bicolore.

Nous arrivons à la voiture un peu après 18h00.

La balade n’a duré que 5 heures et cinquante deux minutes pour une distance de moins de 20 km. Parfait pour une journée de repos.

Itinéraire du jour

C’est ici et c’est chez Suisse Mobile.

Autoportraits du jour

A La Bûcheronne.

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À propos de Marie-Catherine

Randonneuse, blogueuse et photographe amateur chez Two Swiss Hikers.

En phase de préparation de voyage, je m'occupe du choix voire de l'achat du matos et organise les bagages. Ma principale activité consiste à me réjouir des vacances qui arrivent ! Je deviens plus active au retour : il faut trier les photos (et des photos, il y en a...) et rédiger les billets de ce blog.

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