Eté 2022

Résumés en style télégraphique mais illustrés de nos balades, brèves ou conséquentes, dans notre Jura et ailleurs.

07 août 202206 août 202224 juillet 202223 juillet 202217 juillet 202216 juillet 202209 juillet 202203 juillet 202202 juillet 2022

07 août 2022

Partis pour le col du Marchairuz, persuadés que les travaux à la St-George sont terminés, nous nous retrouvons à errer dans les petits villages à la poursuite des panneaux oranges de déviation. Las de nous faire balader, nous nous arrêtons à Bérolle.

La montée au chalet de M’sieur Claude se fait en suivant des routes, pistes forestières et sentiers. En moins d’une heure et demie nous sommes en haut.

Deux petites génisses qui nous espionnent, tout en gardant une distance respectable.

Nous y pique-niquons et partons à l’assaut du Mont Tendre. Le sentier pour y parvenir est plutôt un sentier de vaches, que nous avions pris une fois dans le sens de la descente. Mais tous les sentiers mènent au Mont Tendre.

La jolie citerne, quelque part sur les contreforts du Mont Tendre.

Le Mont Tendre durant un petit moment de solitude.

Pour descendre, nous faisons un petit tour par Les Rochettes, pour aller dire bonjour à « notre » arbre.

Puis nous suivons un sentier de vache (encore !)  qui nous amène en contrebas de la cabane des Rochers.

Nous rejoignons le sentier des cœurs rouges et arrivons à la cabane des Yarpes avant de redescendre-remonter vers le chalet de Monsieur Claude. Les clôtures électrifiées à 5 fils pour tenir le loup à distance des troupeaux ne sont pas faciles à franchir.

La cabane des Yarpes.

La boucle est bouclée. Il n’y a plus qu’à rejoindre la voiture par là où nous sommes venus.

Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

Au chalet de M’sieur Claude.

Au Mont Tendre.

06 août 2022

Petite escapade à La Dôle pour garder nos jambes alertes. Nous montons par la cabane à Kuffer, les Rochers de Pierre Lente puis par La Barillette.

La baraque à Kuffer.

Pour être certains de charger nos gambettes avec plus que 1’000 mètres de dénivelé, arrivés en contrebas du chalet des Apprentis, nous descendons pour remonter au col de Porte par le petit sentier raide. La montée finale se fait par le sentier proche de la falaise.

La petite bise qui souffle près des deux boules nous contraint à chercher un abri pour notre pique-nique.

Nous ne l’avons jamais vue aussi jaune et sèche.

La descente se fait par le sentier « normal », décision que nous regretterons car les forestiers sont en plein coupe d’arbres et le sentier saccagé et ravagé par les pneus chaînés des engins. Dans le creux, au-dessous du chalet de la Dôle, un troupeau de chamois se désaltère dans les abreuvoirs destinés au bétail.

Une partie de la descente se fait par le sentier balisé de jaune puis nous dévions sur des pistes forestières pour rejoindre la voiture.

Flore du jour

Bain de pollen…

Cirse Laineux - Cirsium Eriophorum
Cirse Laineux – Cirsium Eriophorum
Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

A La Dôle.

En contrebas de La Dôle.

24 juillet 2022

Lorsque nous voyons un panneau annonçant une déviation pour monter au col du Marchairuz, nous y croyons à moitié. Une barrière plantée au milieu de la route, avant La St-George nous confirme que la route est bel et bien barrée.

Route déserte….

Nous laissons la voiture sur le bas-côté et partons par une route gravillonnée que nos pieds n’ont jamais foulée. La balade du jour commence sous de bons augures.

Stefano n’avait pas du tout prévu cet itinéraire et s’adapte au fur et à mesure. Partis vers l’ouest, nous arrivons à La Glacière puis le petit pré de Rolle.

Nous attrapons un petit bout du sentier du Coq qui nous propulse à la perroude de Marchissy. La montée au crêt de la Neuve est inévitable.

Nous mangeons exactement au même endroit que la semaine passée. Un peu d’air vient sécher nos tee-shirts. Le Mont Blanc est éthéré par la brume.

Puis, direction La Neuve puis les Trois chalets pour rejoindre le refuge de la Pierre à Ecusson. Stefano a prévu de rentrer par la Fontaine Vallier.

La sèche de Gimel et son couvert.

La sèche des Amburnex, son chalet et ses vaches, que nous contournons soigneusement.

De la Fontaine Vallier ne s’échappe pas une goutte d’eau. Le pré de Rolle.

Retour par le contour des Lâpes. La route est toujours déserte !

Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

Ça faisait longtemps que nous n’étions pas allés au crêt de la Neuve !

Au crêt de la Neuve.

23 juillet 2022

Encore une petite balade sympa dans notre Jura adoré, au départ du Marais Rouge.

Nous filons par la Combe Gelée vers le chalet du Croue puis vers la bergerie. Nous remontons l’éboulis du creux du Croue pour aller saluer le Noirmont des Français et y déjeuner.

Pour allonger un peu la balade, éviter le troupeau de moutons et surtout les patous, nous dévions vers Les Trois Suisses – où d’ailleurs un panneau « Propriété privée » tente de décourager les randonneurs un peu timides – pour finir à l’aplomb de la piste de ski où une des descentes s’appelle Raymond Berthet. Un skieur hors-norme.

Arrivés aux Copettes, nous remontons vers l’Arzière pour aller nous rafraîchir à la cabane du CAS avec un litre de jus de pomme pour 6 CHF. Oui oui, vous avez bien lu. Nous papotons un moment avec les gardiens qui nous confient que la cabane fut construite en 1930 et en 80 jours par des Anglais.

Nous retrouvons la route qui part de La Givrine, passons par Le Vermeilley avant de revenir à notre point de départ.

Flore du jour
Grande Astrance - Astrantia Major
Grande Astrance – Astrantia Major
Panicaut des Alpes - Eryngium Alpinum
Panicaut des Alpes – Eryngium Alpinum
Panicaut des Alpes - Eryngium Alpinum
Panicaut des Alpes – Eryngium Alpinum
Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

Avant d’arriver à la voiture, au Marais rouge.

17 juillet 2022

Et une fois de plus La Dôle est la gagnante du jour. Néanmoins avec un parcours atypique dans la mesure où nous en faisons une partie en sens inverse du sens habituel.

Nous commençons un peu plus haut que le marais de la Tropaz et partons en direction de la baraque à Kuffer. Jusque-là, normal.

Puis nous bifurquons vers les rochers de Pierre Lente. Depuis que nous avons découvert ce sentier, il nous donne vraiment de belles occasions de sortir des chemins battus.

Et en plus, cette zone rocailleuse est vraiment jolie.

Je ne parlerais qu’une seule fois de la chaleur dans ce billet. Car c’est le sujet de conversation du mois et qu’en parler ne change pas grand-chose. Alors je le dis… Il fait Chaud, chaud avec un grand « C ». Les tee-shirts sont trempés à la mode houstonnienne. Nous buvons abondamment, nous disant qu’il y aura sans doute moyen de trouver de l’eau soit au chalet du ski club de Nyon, soit, en désespoir de cause, au restaurant de la Barillette.

Nous rejoignons le Vuarne et grimpons vers la Pointe de Fin Château par notre sentier secret.

Nous suivons la crête en mode roller coaster pour arriver à La Glutte où nous trouvons une pierre bien plate pour nous asseoir (enfin moi) pour la pause déjeuner.

La descente vers le col de Porte et la remontée vers La Dôle, par le sentier qui longe la falaise, sont anecdotiques.

C’est ensuite seulement que nous commençons à affoler le GPS : non, nous n’irons pas à La Barillette pour descendre, mais plutôt à Potraux.

Passage obligé vers le petit chalet au privé d’Amour.

Hier, je me suis fait une méchante ampoule au talon. Allez savoir pourquoi ? Est-ce la combinaison chaussette-chaussure ? Ou la chaleur ? – Mince, je viens d’en reparler une seconde fois -. Alors aujourd’hui, j’ai choisi de garder mes chaussures de tous les jours, mes Keens Newport II. Elles sont assez bien classées en tant que sandales de trekking. Mais j’ai laissé de la poussière, de la terre et des petits cailloux s’accumuler et la plante de pied s’est un peu échauffée. Du coup, pour atténuer le frottement, je demande à Stefano de rentrer par la route.

C’est un peu plus long, un peu moins pittoresque et beaucoup plus dangereux car peu de voitures daignent ralentir en nous dépassant. L’une d’elle frôle même Stefano avec son rétroviseur.

Mais ça nous permet de papoter par intermittence et de profiter de l’un de l’autre.

Flore du jour
Sénéçon - Senecio
Sénéçon – Senecio
Campanule Pauciflore - Campanula Scheuchzeri
Campanule Pauciflore – Campanula Scheuchzeri
Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

A La Dôle bien sûr !

16 juillet 2022

Départ du parking situé près du chalet du Crot pour une montée expéditive au Planet. Avant de partir ce matin, je demande à Stefano s’il y a une chance que nous passions par Le Couchant. Comme la réponse est « oui », je mets le paquet de biscuits promis à Claudy dans mon sac à dos.

Le chalet du Crot.

Les pâturages sont jaunes et secs. L’herbe se casse sous nos pas.

Le Planet.

Nous suivons la jolie combe pour rejoindre la route qui mène à La Perroude de Vaud.

Nous attrapons le sentier qui monte vers le crêt de la Neuve où flotte un drapeau encore neuf.

Nous pique-niquons sous la croix car, comme chacun sait, la digestion y est toujours plus facile ! Peut-être que le paysage y est pour quelques chose aussi, d’ailleurs !

Petit passage à La Neuve avant de suivre le sentier qui va au col du Marchairuz. Nous le laissons pour descendre vers la route qui, l’hiver, se transforme en piste de ski de fond. Des hauts-savoyards sont en train de pique-niquer sur une route en terre battue. La cabane de l’Ecureuil n’est pas loin et nous leur comptons l’histoire de ce jeune juif blessé, égaré, qui s’était réfugié dans cette cabane où de bons samaritains l’avaient soigné puis caché en Suisse. Retrouvé il y a quelques années, il avait été invité ici même pour la commémoration de cet événement. Elle me dit que nos mots lui donnent de la chair de poule.

Ici, le pré n’est pas pâturé et l’herbe est encore verte et haute.

Les Trois Chalets.

Nous remontons vers le Ranch de la Pierre à Lièvre, ouvert mais désert.

Au chalet à Roch Dessus, les bergers sont là et cherchent une génisse brune qui a disparu.

Le bétail semble un peu hébété.

Nous faisons un détour par le chalet Le Fossile, les volets étant ouvert. Son propriétaire est assis sur le banc, observant la combe avec des jumelles. Il nous invite à nous assoir à côté de lui et à « jumeler ». Il s’appelle Gilbert Meylan et, pour le distinguer des 3 autres personnes portant le même nom, il fut surnommé Gibs. Agé de 90 ans, son ouïe très fine me surprend, habituée à mes parents sourds comme des pots. Il nous raconte quelques souvenirs des vacances qu’il passait en France dans les Landes. Nous ne nous attardons pas car nous devons encore passer au Couchant livrer nos friandises.

La combe des Begnines.

Claudy est en train de renter les veaux pour la nuit. Deux jeunes arrivent pour acheter du fromage et nous nous retrouvons tous les 5 dans la cuisine, à boire qui de la bière, qui du café. Nous passons un moment très convivial et sympa.

La combe, vue du Couchant.

Comme dira Stefano en arrivant à la voiture, ce fut une randonnée « sociale ».

Flore du jour
Knautie des Champs - Knautia Arvensis
Knautie des Champs – Knautia Arvensis
Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

Au crêt de la Neuve.

09 juillet 2022

Départ au-dessus du creux des Abériaux pour gagner un peu de temps et surtout raccourcir la descente sur la route en prévision du retour.

Le pâturage du Pré Nouveau a été bien tondu par le bétail. Il ne reste que quelques feuilles de gentiane jaune.

Un petit groupe de vaches pait près du couvert. Les bestioles nous regardent sans montrer un grand intérêt mais nous nous assurons néanmoins de rester à une distance respectable.

Le Mont Roux.

Aux Fruitières de Nyon, le magasin de fromage est ouvert et les tables de la terrasse bien occupées. L’odeur pestilentielle qui s’échappe de l’enclos à cochons nous chasse.

Stefano, super concentré, en train de photographier un tabac d’Espagne butinant une fleur.

Sur la piste qui monte à la cabane de Rochefort, un tracteur et sa remorque sont arrêtées à l’endroit où la pente est la plus raide. Le conducteur est nonchalamment allongé dans l’herbe, à l’ombre des véhicules, en plein casse-croute. C’est le dernier endroit que nous aurions choisi pour garer un tracteur. Prise d’un doute, je demande : c’est la pause ou c’est une panne? Une panne, confirme-t-il, la bouche pleine.

Stefano me propose de monter à la cabane du CAS pour redescendre ensuite sur l’Arzière. Il sait que la montée à la cabane n’est pas ma préférée. Etonnamment, malgré la chaleur, je ne me rends compte de rien.  Et je suis récompensée par de jolis chardons bleus, très photogéniques.

Arrivée à la cabane.

Vient ensuite le dilemme… Où allons-nous poursuivre la balade ? Nous choisissons de monter au Noirmont par le sentier secret qui n’est pas une science exacte car nous arrivons au sommet pas tout à fait au même endroit que la dernière fois.

Nous partons vers Les Trois Suisses, espérant ne pas croiser de patou. Manque de bol, le troupeau de moutons est là et bien qu’il soit dans un enclos, un patou nous fait comprendre que nous ne sommes pas les bienvenus. D’autant que Stefano essaie de lui parler, ce qu’il n’est pas recommandé. De guerre lasse, il le contourne et me rejoint tandis que le chien continue d’aboyer.

Au Noirmont des Français, avec mon galurin qui ne ressemble à rien (ca rime !).

Comme les moutons sont derrière nous, nous pouvons nous offrir la descente par le creux du Crou. Le départ est un peu raide, dans la caillasse qui roule, mais le paysage magnifique nous fait oublier ce petit désagrément.

Au bout de quelques minutes, nous sommes déjà en bas.

D’où nous venons, alors que nous espérons que ce gros nuage noir ne devienne pas plus menaçant.

Dociles, nous repronons le sentier officiel pour remonter vers le chalet du Croue où les travaux sont finis, car les échafaudages ont été démontés.

Nous frôlons le Mont Pelé lorsque nous descendons par la Combe gelée pour retrouver la route qui nous ramène au Marais rouge que nous suivons jusqu’à la voiture, coupant quelques virages quand même pour alterner goudron et pré.

Flore du jour
Mauve Musquée - Malva Moschata
Mauve Musquée – Malva Moschata
Tabac d'Espagne - Argynnis paphia
Tabac d’Espagne – Argynnis paphia
Gentiane Jaune - Gentiana Lutea
Gentiane Jaune – Gentiana Lutea
Panicaut des Alpes - Eryngium Alpinum
Panicaut des Alpes – Eryngium Alpinum
Panicaut des Alpes - Eryngium Alpinum
Panicaut des Alpes – Eryngium Alpinum
Grande Astrance - Astrantia Major
Grande Astrance – Astrantia Major
Ancolie Noirâtre - Aquilegia Atrata
Ancolie Noirâtre – Aquilegia Atrata
Compagnon Rouge - Silene Dioica
Compagnon Rouge – Silene Dioica
Grande Astrance - Astrantia Major
Grande Astrance – Astrantia Major
Succise des Prés - Succisa Pratensis
Succise des Prés – Succisa Pratensis
Oeuillet Superbe - Dianthus superbus
Oeuillet Superbe – Dianthus superbus
Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

Au Noirmont des Français.

03 juillet 2022

Départ de Fontaine Froide. Nous avons été surpris du peu de monde sur la route, tant au niveau des voitures qu’au niveau des vélos. Stefano n’a eu à souffler en prenant un air exaspéré qu’une ou deux fois, c’est dire. Et moi donc, malheureusement, n’ai pu rigoler qu’une ou deux fois. C’est triste !

Numero uno sur le parking.

Devant nous, le long ruban crème de la route qui mène au pré de Denens. Il souffle un petit air, le ciel est bien dégagé et la balade démarre sous les meilleurs auspices.

Panneau tout neuf indiquant La Perrausaz accompagné d’un rappel concernant l’attitude du bétail, stressé par la présence du loup. Nous avons pu en faire l’expérience il y a quelques semaines, quand, au pâturage des Loges, nous avons été confrontés à une vache aggressive qui nous a chargés.

Nous suivons la piste de VTT n° 996 pour éviter Les Grandes Chaumilles et ainsi nous laisser une ouverture pour le retour.

Le refuge du Bois Carré.

Nous montons vers Le Grand Croset Dessus en passant devant L’Anémone.

Le Grand Croset Dessus.

En sortant de la voiture, Stefano m’a prévenue : aujourd’hui, ce sera une balade touristique, sur les sentiers battus. Battus par qui ? Il n’y a personne aujourd’hui. Est-ce la chaleur qui rebute les gens ? Sont-ils en vacances ? Même L’Eglantier est fermé.

Arrivés sur les hauteurs du Croset au Boucher, nous partons vers la cabane du Servan, où nous nous arrêtons pour le pique-nique.

Le chalet de Yens.

Un petit bout du mur, que dis-je, de la grande muraille du jura s’est écroulé. Espérons que les raisons soient naturelles et pas le fait d’un randonneur l’ayant escaladé.

Le Mont Tendre et son point géodésique, transformé en tente.

Mont Tendre - Montricher - Vaud - Suisse

Nous avons droit à une diatribe d’un randonneur, se vantant d’être français, sur la flemmardise et fainéantise des chômeurs de son pays, qui refuseraient de venir construire ou reconstruire ou restaurer les murs. Nous laissons dire, sans faire écho.

Plutôt que de rentrer par Les Rochettes, nous préférons pousser jusqu’au Mazel, dans le seul but d’allonger la promenade.

Le chalet de Pierre.

Nous rencontrons enfin un peu de monde, dont la majeure partie parle suisse-allemand.

Arrivée sur la route gravillonnée qui vient du pré de l’Haut Dessus.

En arrivant près du pré d’Etoy, il se passe un truc un peu bizarre. Des gens sont attablées sur la partie louée du chalet. Une femme se lève et nous observe à la jumelle. Puis il nous semble entendre un « vous venez boire un jus ? ». L’invitation nous semble tellement improbable que nous l’ignorons, persuadés d’avoir mal compris. Sans doute était-ce le cas car la dame n’insiste pas, nous ayant peut-être confondus avec d’autres.

Pour éviter de recroiser nos traces du matin, nous contournons le Croset au Boucher pour descendre vers le Petit Croset, en laissant la citerne du Buron sur notre droite.

Le sentier est peu fréquenté mais praticable.

Le petit Croset.

Je baille à m’en décrocher la mâchoire depuis de longues minutes. Stefano a pitié de moi et me propose une sieste sur un banc, près d’un des quatres puits.

Il faudrait être folle pour refuser une offre pareille. Je m’offre une petite sieste de quelques minutes et parviens à m’endormir quelques secondes.

La bergère du Pré de Denens nous observe alors que nous traversons le troupeau de génisses, courbant l’échine, les batons dans la main, les yeux rivés au sol. Elle nous dit avoir remarqué quand même une certaine nervosité. Nous parlons du loup, bien sûr, mais de Bars également, le chat locataire, mort le printemps passé, des suites d’une course poursuite avec une bête sauvage. Elle n’a « que » 91 génisses aujourd’hui, en attend 60 de plus la semaine prochaine plus une quarantaine de veaux. Veaux qu’elle devra rentrer tous les soirs, générant une charge de travail supplémentaire, y compris le débarras du fumier de l’étable. C’est un métier-passion, confirme-t-elle.

Le retour à la voiture se fait tranquillement, alors que la chaleur est encore vive. Un passage nuageux nous a fait craindre une averse mais maintenant le ciel est majoritairement dégagé. Encore un joli weekend dans notre Jura bien-aimé.

Itinéraire du jour

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Flore du jour

Marguerite Commune - Leucanthemum Vulgare
Marguerite Commune – Leucanthemum Vulgare
Vératre Commun - Veratrum Album
Vératre Commun – Veratrum Album
Vératre Commun - Veratrum Album
Vératre Commun – Veratrum Album
Oeillet Superbe - Dianthus superbus
Oeillet Superbe – Dianthus superbus
Oeillet Superbe - Dianthus superbus
Oeillet Superbe – Dianthus superbus
Raiponce Globuleuse - Phyteuma Orbiculare
Raiponce Globuleuse – Phyteuma Orbiculare
Orpin Acre - Sedum Acre
Orpin Acre – Sedum Acre
Autoportraits du jour

A la cabane du Servan.

Au Mont Tendre.

Le cadrage n’est pas optimum, mais il nous fallait cacher deux randonneuses assises sous le point géodésique, en plein pique-nique !

02 juillet 2022

Bien que nous nous soyons levés raisonnablement tôt, nous partons vers La Dôle, peut-être pour avoir des vraies montées et prolonger ainsi les vacances du Tessin. A 11h03, nous sommes garés, préparés, et chapeautés. Car la journée promet d’être chaude. 14 heures d’ensoleillement annoncées par nos applications météo.

Stefano choisit contentieusement le tracé afin de m’éviter un départ trop rude. Nous passons ainsi de la route goudronnée vers une piste de graviers.

Ça monte tout doucement, nous sommes à l’ombre, et malgré le soleil au zénith, la chaleur est encore supportable.

La piste devient deux ornières.

Finalement, le sentier convoité par Stefano s’avère impraticable et nous nous retrouvons sur un des sentiers marqués de jaune, sentier qu’il voulait m’éviter. Mais aujourd’hui, les différents acteurs nécessaires à la marche ont l’air de bien s’accorder et l’effort est non seulement gérable mais également agréable.

C’est ainsi que nous arrivons à Potraux pour l’heure du déjeuner. L’avant-toit est à l’ombre, et, trempés comme nous sommes, le petit air qui souffle arrive à me faire frissonner.

En arrivant au mur qui sépare le pâturage de Potraux de celui des Creux, je me retourne. Le Mont Blanc est bien dégagé et semble si proche qu’il suffirait de tendre la main pour le toucher.

Tout comme La Dôle, d’ailleurs.

Les Creux, les champs, le lac et le Mont Blanc.

La Dôle.

Un groupe de vaches tient un conciliabule. Nous les imaginons fomenter un coup d’état, ou une grève, afin de demander de meilleures conditions d’élevage. L’une semble totalement étrangère à la discussion. Son vote sera blanc, c’est sûr. Nous nous demandons où elles trouvent leur eau.

Lorsque Stefano me demande ce que je veux faire – comprenez par où je souhaite revenir à la voiture -, je lui propose de monter à la Pointe de Fin Château, de descendre par notre sentier « secret » au Vuarne et de remonter soit jusqu’à La Barillette, soit jusqu’à la jonction de sentier qui part vers les Rochers de Pierre Lente.

Nous descendons donc en direction du col de Porte.

La Dôle, lors de la montée vers La Glutte.

La Glutte, où l’éolienne tourne gentiment, agité par une légère brise.

Vue côté Lausanne.

Les rochers de la Pointe de Fin Château.

Le sentier qui descend au Vuarne est un knee-breaker. Nous nous promettons de ne plus jamais le refaire dans le sens de la descente, sauf cas de force majeure. Il est si raide qu’il n’est même pas drôle.

Notre rythme s’est ralenti et nous avons mis le pilote automatique. Autant dire que la remontée sur l’antenne ne nous tente guère et que nous choisissons le retour par les Rochers de Pierre Lente. Là encore, la descente n’est pas appréciée car trop raide.

Nous arrivons à la voiture bien après 18h30. Heureusement que nous n’avons choisi l’option des Rochers de Pierre Lente. Nous rentrons à la maison en baillant. Le site du Paléo est une fourmilière. Les tentes se construisent et le camping se remplit doucement.

Itinéraire du jour

C’est ici et c’est chez Suisse Mobile.

Flore du jour
Campanule Agglomérée - Campanula Glomerata
Campanule Agglomérée – Campanula Glomerata
Campanule Agglomérée - Campanula Glomerata
Campanule Agglomérée – Campanula Glomerata
Aster des Alpes - Aster Alpinus
Aster des Alpes – Aster Alpinus
Campanule Agglomérée - Campanula Glomerata
Campanule Agglomérée – Campanula Glomerata
Aconit Tue-loup - Aconitum Lycoctonum
Aconit Tue-loup – Aconitum Lycoctonum
Valériane des Montagnes - Valeriana Montana
Valériane des Montagnes – Valeriana Montana
Lis Martagon - Lilium Martagon
Lis Martagon – Lilium Martagon
Lis Martagon - Lilium Martagon
Lis Martagon – Lilium Martagon
Lis Martagon - Lilium Martagon
Lis Martagon – Lilium Martagon
Oeillet des Rochers - Dianthus Sylvestris
Oeillet des Rochers – Dianthus Sylvestris
Autoportraits du jour

A Potraux.

A La Dôle.

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À propos de Marie-Catherine

Randonneuse, blogueuse et photographe amateur chez Two Swiss Hikers.

En phase de préparation de voyage, je m'occupe du choix voire de l'achat du matos et organise les bagages. Ma principale activité consiste à me réjouir des vacances qui arrivent ! Je deviens plus active au retour : il faut trier les photos (et des photos, il y en a...) et rédiger les billets de ce blog.

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