Crow Canyon – 2017

Nous retrouvons avec joie des pétroglyphes déjà admirés en 2014 et en découvrons de nouveaux. Crow Canyon abrite des pétroglyphes très divers, réalisés durant 2 périodes distinctes : la période Pueblo (500 à 900 ans après J.C) et la période Navajo (1500 à 1750 ans après J.C).

Revenir et prendre notre temps à Crow Canyon était une des raisons de notre retour au Nouveau Mexique. Nous avions l’impression d’avoir un unfinished business. Nous avions dû écourter notre visite et rentrer au pas de course à la voiture car le ciel était menaçant et la pluie arrivait. Nous craignions de ne plus pouvoir traverser le gué de la rivière. Et puis, il y avait les lapins, les cottontail rabbits, pas farouches pour un sou. Nous nous réjouissions également de leur faire un coucou.

Nous avions presque oublié que la piste était si longue. Mais heureusement en bon état, donc pas de trop de stress pour le conducteur, toujours préoccupé de ne pas abîmer nos voitures de location et de les rendre dans le même état, mais si possible plus propres. Oui, car à chaque fois, nous faisons un détour par le car wash.

Impossible d’ignorer les conséquences de l’exploitation pétrolière et gazière de la région. Les citernes, pompes à pétroles et autres installations y fleurissent. La seule chose positive est que cette activité contribue grandement à l’entretien des pistes.

Nous nous sommes garés tout au bout de la piste. Nous commencerons par l’endroit que nous avons dû quitter à toute vitesse, il y a 3 ans.

Au loin, côté ombre, un pueblito que nous espérons cette fois aller voir de plus près.

Nous avons décidé d’aller d’abord tout au bout du canyon sans nous arrêter avant de revenir et commencer  notre exploration.

Nous suivons un sentier qui longe le bord de la falaise.

Et très vite, notre idée de ne pas nous arrêter est un vieux souvenir. La faute à cette bête à cornes et à cette ribambelle de formes humaines.

Comment résister à ce que nous pensons être un scène de chasse : des bêtes à corne, probablement du gibier, un chien (en bas, à gauche) et des formes armées de lances ou peut-être d’arcs.

Nous pardonnons à ce monsieur Rodriguez. A l’époque, en 1908, les graffitis n’étaient pas encore interdits et, pour sa défense, il n’a écrit par-dessus d’autres dessins.

Certaines parois, qui pourtant nous semblent propices à de l’expression artistique, ont été complètement ignorées. Nous n’avons pas encore réussi à comprendre les raisons pour lesquelles certains endroits sont utilisés (voir sur-exploités) et d’autres laissés intacts.

Ce pan de falaise avait sans doute les critères requis. Un impact de balle est visible sur le postérieur de la bête à cornes.

44 Panel

Vue sur les pétroglyphes de 44 Panel, à Crow Canyon, près de Farmington, Nouveau-Mexique.

L’homme moderne a interprété ces formes comme étant des 4.  D’où le nom du panneau.

Les 44 ne sont pas tout seuls.

Marie-Catherine devant 44 Panel, à Crow Canyon, près de Farmington, Nouveau-Mexique.

Sur ce panneau, une magnifique scène : un cerf dont le cœur est transpercé par une flèche (ou une lance).

Crow Canyon - New Mexico

Plus à droite, des bêtes, tachetées et courtes sur pattes, avec ce qui semble être des cornes ou des oreilles et qui ne ressemblent à aucun animal que je connaisse. Puis, cet entrelacement de lignes, un espèce de filet, à moins que ce ne soit une carte ? Tout à droite, des formes anthropomorphiques.

Le BLM a fait un sacré travail de consolidation afin d’éviter que le wash ne sape ce qui reste de la plateforme sableuse, au pied de la falaise. Les bords du wash ont été renforcé de cailloux enserrés dans du grillage, afin de stabiliser son lit.

Des pétroglyphes à mi-hauteur de falaise, inaccessibles, témoignent du travail de l’érosion. Là où devaient se tenir les artistes, il n’y a plus qu’un grand trou.

Et ces dessins sont tout simplement magnifiques.

Nous regrettons presque de ne pas avoir un drone pour pouvoir le positionner à la hauteur des dessins et prendre des photos non déformées, avec beaucoup plus de détails.

Nous poursuivons notre balade. Par rapport à hier, nous sommes en pleine forme. Nous papotons de tout et de rien.

Nous continuons à remonter le wash. A partir de là, nous sommes en terrain inconnu.

Nous trouvons quelques pétroglyphes, très abîmés.

10h30. Nous décidons de repartir à la voiture et aller voir les autres panneaux.

Nous marchons dans le wash et même si le sable est parfois meuble, notre rythme est plus rapide que si nous étions restés au pied des falaises.

Le seul arbre du wash. Un magnifique cottonwood tree.

Chemin faisant, Stefano me demande si je veux monter voir le pueblito. Je lance un oui plein d’enthousiasme.

Voir le billet Pueblito et ruines à Crow Canyon pour un récit de notre visite au pueblito de Crow Canyon.

Big Warrior Panel

Nous avons repris la voiture et conduit quelques centaines de mètres. Le parking se fait sur le bas-côté de la piste. Le Big Warrior Panel est au centre de la photo, au bas de la falaise.

La marche d’approche est courte, 200 mètres maximum.

Là encore, des impacts de balles ont abîmés le pétroglyphe.

Superbe vue sur Big Warrior Panel, à Crow Canyon, près de Farmington, Nouveau-Mexique.

La photo suivante est là juste pour donner une idée de la taille du Big Warrior.

Marie-Catherine devant Big Warrior panel, à Crow Canyon, près de Farmington, Nouveau-Mexique.

Un dessin est rarement seul : des mains et deux formes anthropomorphiques, dont une est une magnifique représentation d’un chasseur (guerrier ?) en train de tirer une flèche avec son arc.

Là, un oiseau, aux ailes déployées.

Et enfin un magnifique kokopelli (à droite) et un guerrier, tout aussi magnifique.

Nous retournons à la voiture et partons pour le Main Panel.

Main Panel

Tout près du parking, ce panneau donne quelques explications quant à la signification de certains dessins.

Il n’y a pas un mais plusieurs main panels. Et une multitude de petits pétroglyphes éparpillés.

Stefano à l'oeuvre devant un panneau à Crow Canyon, près de Farmington, Nouveau-Mexique.

Certains sont très abîmés.

Main Panel - Crow Canyon - New Mexico

Un des panneaux principaux.

Ce panneau est un des plus beaux que nous ayons vu. Les détails et la précision des contours y sont extraordinaires.

Des arcs et des rubans pour les cheveux (voir le panneau explicatif, un peu plus haut). Et MC, un peu déformée par le grand angle.

D’autres guerriers.

Encore un autre panneau, presque effacé.

Puis encore un autre, où les formes sont indistinctes, exception fait d’empreintes de pieds ou de sandales.

Un reste d’habitation…

Voilà, c’est le dernier.

Les personnages sont très différents et très excentriques.

La voiture est là. Aujourd’hui, pas de scénarios catastrophes imaginés… Nous étions confiants de la retrouver intacte.

Les installations de pompage semblent laissées à l’abandon, bien qu’un bourdonnement émis par l’un des moteurs soit audible. Une porte est ouverte et bat au vent. Dedans, des tuyaux et installations électriques. L’air sent l’huile. Stefano ferme la porte et tente de la bloquer. Nous savons qu’il y a de grandes chances que ces installations ne soient jamais démantelées et qu’elles pourrissent sur place, laissant s’échapper huile et autres produits chimiques.

Le dernier pétroglyphe de Crow Canyon, un peu en contrebas de la voiture.

Il ne nous reste plus qu’à reprendre la piste en direction de Farmington. Piste qui s’avère… interminablement longue.

Faune du jour

Olaf, le piaf, qui nous tourne le dos. Mais ce sera le seul représentant de la faune de Crow Canyon pour aujourd’hui car les lapins sont restés extrêmement discrets et bien cachés.

Flore du jour

Spectacle Pod - Dimorphocarpa Wislizeni
Spectacle Pod – Dimorphocarpa Wislizeni

Je ne suis pas certaine à 100% de l’identification de la fleur ci-dessous.

Newberry’s Twinpod – Physaria Newberry
Newberry’s Twinpod – Physaria Newberry
Western Wallflower - Erysimum Asperum
Western Wallflower – Erysimum Asperum
Woolly Locoweed - Astragalus Mollissimus
Woolly Locoweed – Astragalus Mollissimus
Woolly Locoweed - Astragalus Mollissimus
Woolly Locoweed – Astragalus Mollissimus
Scarlet Globemallow – Sphaeralcea Coccinea
Scarlet Globemallow – Sphaeralcea Coccinea

Autoportraits du jour

Stefano imite Pops. Ceux qui ne savent pas qui est Pops n’ont pas vu le film Terminator Genesys. Arnold Schwarzenegger y est de retour, dans le personnage d’un terminator, père adoptif de Sarah Connor, qui a appris à s’humaniser, notamment en faisant des sourires très artificiels, toutes dents découvertes. Très très drôle. Donc là, le sourire de Stefano est totalement Pops compatible.

Crow Canyon - New Mexico

Vers le Main panel.

Stefano et Marie-Catherine à Crow Canyon, près de Farmington, Nouveau-Mexique.

Références externes

En français
En anglais

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