Valley of Dreams – Ah-Shi-Sle-Pah

Valley of Dreams mérite bien son nom : elle est peuplé de personnages féeriques – les hoodoos – qui revêtent toutes sortes de formes, matières et couleurs. Nous passons le reste de notre journée à errer paisiblement dans cet incroyable et fabuleux décor.

Ravis de notre rencontre avec King of Wings, nous repartons vers le sud, car nous avons maintenant Valley of Dreams à découvrir.

Notre objectif est d’éviter la zone où se trouve le troupeau de vaches, de veaux et de taureaux. Nous dévions donc vers l’ouest. Ce qui s’avère ne pas être une très bonne idée car le bétail a eu la même. Les bêtes nous observent et nous tentons de marcher le plus vite possible, en oblique afin de nous éloigner, tout en évitant de donner cependant l’impression de courir. Une vache rejoint le troupeau en trottant. Nous entendons ses sabots marteler le sol. Nous avons un moment intense, lorsque nous réalisons qu’elle ne s’arrête pas et vient vers nous. Heureusement, quelques mètres plus loin, elle se calme et reprend son activité favorite, à savoir brouter des buissons secs et piquants, en nous regardant du coin de l’œil.

Nous devons trouver un passage afin de redescendre dans la dépression car c’est là que sont les hoodoos.

Chose faite assez rapidement car le sol sablonneux, meuble sous nos pieds. Même si la pente est raide, nous parvenons à enfoncer nos talons dans le sol et a trouver ainsi des appuis.

A partir de là, nous rentrons dans le vif du sujet.

La vallée des rêves porte bien son nom.

Une des stars de cette vallée enchantée.

Un peu plus loin, des hoodoos champignons.

De grosses pierres rondes d’un minimum de 2 mètres de diamètre, supportées par des piédestaux délicatement sculptés.

Vu de loin et de haut, c’est un véritable capharnaüm. Une vache n’y retrouverait pas son petit.

Et puis, sans crier gare, la rondeur des pierres s’estompe et la forme des têtes des hoodoos devient plus banale.

Cette pseudo arche ne fait qu’une trentaine de centimètres de hauteur. J’ai dû m’allonger sur le sol recouvert de petits cailloux hostiles pour prendre cette photo. Sympa, non ?

Nous errons ainsi d’une concentration de hoodoos à une autre.

Rencontre avec un tronc pétrifié.

Détail d’un autre tronc pétrifié sur lequel des lichens poussent.

Si nous revenions dans quelques centaines de milliers d’année, ces cailloux ronds seraient très certainement perchés en haut d’une colonne de sable.

Dans cette section de Valley of Dreams, les rochers deviennent oranges.

Posés sur du sable blanc, le contraste est magnifique.

Au milieu d’une étendue de sable blanc, cette rangée de pierres oranges attend que l’érosion ait décidé de son sort.

Les sommets des dunes virent au noir. Nous n’excluons pas qu’il y ait un peu de charbon. Ceux qui pensent que le changement climatique pour cause d’activité humaine est un canular aimerait bien pouvoir exploiter ces terres protégées. D’autant que maintenant et toujours d’après ces mêmes énergumènes, ils seraient capables de produire du charbon propre (clean coal). Là oui, nous sommes en plein canular…

Du noir nous passons au rouge.

Deux dunes sont rouges, et pas une de plus.

Elles sont coiffées des restes de roche écarlate. Un type de roche dure, mais très cassant. Les blocs entiers sont déjà subdivisés en petits cubes, près à dévaler la pente au prochain gel ou à la prochaine forte pluie.

Notre exploration nous ramène vers les hoodoos de sable blanc.

Nous rejoignons la plaine et son semblant de végétation. Quelques troncs épars jonchent le sol.

Nous sommes au nord-ouest de Valley of Dreams. Nous traversons une large zone plate pour retourner vers le sud, vers la voiture.

Au terme de notre traversée, une zone de hoodoos atypique : le sol est noir charbon et les hoodoos de sable blanc.

Au loin se profilent d’autres dunes rouges.

Nos derniers hoodoos avant de remonter sur le rim pour rejoindre la voiture.

En remontant sur le rim justement…

À 3h50, nous somme sortis de la dépression et marchons vers la voiture.

Voiture que nous atteindrons quelques 45 minutes plus tard. Au loin, un troupeau de chevaux sauvages. La voiture est entière, ce qui est toujours un soulagement : 4 roues avec des pneus bien gonflés, deux rétroviseurs toujours attachés à la carrosserie et un pare-brise en une seule pièce.

Balade du jour

Quelques 23 km (en comptant notre escapade à King of Wings) pour un tout petit peu moins de 8h. Une excellente préparation pour les 6 jours de randonnée qu’il nous reste.

Autoportraits du jour

Valley of Dreams.

Références externes

En anglais
En flamand

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