Printemps 2021

Résumés en style télégraphique mais illustrés de nos balades, brèves ou conséquentes, dans notre Jura et ailleurs.

18 avril 202117 avril 202111 avril 202110 avril 2021

18 avril 2021

Pas de pluie avant 18h00 paraît-il !

Garés au parking de la Chanelaz, nous démarrons la balade sur la route, sur la ligne droite bordée d’un magnifique mur de pierres sèches.

Durant le trajet en voiture, nous avons abordé le sujet du van que nous achèterons sitôt à la retraite. Partis avec l’idée de l’achat d’un California, nous dévions tout doucement sur quelque chose d’à peine pour plus gros mais qui offre une salle de bains et donc des WC. Parce que ça fait quelques années que nos vessies ne tiennent plus une nuit entière. Et là, paf, garé au milieu du pâturage en face du Bugnognet, là où le camping est autorisé, un van tout à fait comme je l’imagine ! Bon faut avouer que, sur ce coup-là, je fais déjà des plans sur la comète, des fichiers Excel de comparaison, alors que la date d’achat n’est pas prévue avant 1’260 jours. J’suis comme ça moi ! Donc, que voyons-nous, bien en évidence ? Un Sunlight 540 Cliff. Un bon candidat !

Tout ça pour dire que même s’il fait gris, sombre, froid et humide, la bonne humeur est là.

Le Bugnognet.

Nous quittons la route au premier virage pour prendre un sentier secret de 60 mètres qui nous ramène sur un sentier officiel.

De là, nous rejoignons La Pouilleuse, où les clôtures ont déjà été montées.

Entre le pâturage de La Pouilleuse et celui de La Grillette, il y a un petit pré sans nom. Son côté nord est bordé d’une haie naturelle de mélèzes, dont les jeunes aiguilles sont d’un joli vert tendre. Nous y trouvons quelques jonquilles.

Nous faisons une mini pause à La Grillette, alors que quelques flocons de neige volettent. Hum, charmant !

Pas étonnant ! Vous avez vu la couleur du ciel ?

On se croirait en automne.

Nous frôlons La Goncerue où flotte une bonne odeur de poulet rôti. Assis autour d’un barbecue sur lequel tourne lentement une broche, des convives en devenir discutent, un verre à la main. Y’en a qui ont de la chance, me lance Stefano. Sous entendu de pouvoir manger quelque chose de bon le dimanche midi au lieu d’errer sur les sentiers, par un temps maussade, un méchant sandwich dans le sac ! Je rigole.

La neige devient de plus en plus présente. Normal, nous montons.

Nous passons par La Reguéla, Les Frasses (de Longirod), arrivons à La Glacière puis montons à l’aire de pique-nique du Petit Pré de Rolle. La façade à l’abri du chalet étant déjà occupée, nous nous réfugions près de la citerne pour notre pause déjeuner. Où, vous l’aurez compris, il n’y a point de poulet rôti.

Le redémarrage est un peu dur pour mes gambettes qui n’apprécient pas trop les premiers cinquante mètres de montée. Chacune d’entre elles pèse une tonne. C’est donc par la route que nous arrivons au Crêt de la Neuve. Désert, étonnamment (ou pas, si l’on considère le temps).

Pour redescendre à La Perroude de Marchissy, nous suivons un bout de sentier que nous n’avions encore jamais fréquenté. Oh, c’est pas grand chose, quelques mètres, mais quand même, il y a encore des choses à découvrir ici.

La descente à La Perroude se fait mi-marchant, mi-glissant.

Nous arrivons aux Echadex par le sentier du Coq.

La citerne du Pré de Villars, tout au bout du pâturage.

Sous la table, je repère une fleur. Je me faufile sous le banc pour une photo. Je me rendrais compte, plus tard, avec un grand écran et surtout des lunettes, que la fameuse fleur n’est qu’une barrette.

L’arrêt suivant se fait aux Chenevières. En guignant au travers des fenêtres, nous nous apercevons que le chalet est loin d’être à l’abandon et que l’intérieur est plutôt coquet. Chouette. Car n’y ayant vu de berger ces dernières années, nous craignions le pire.

Psttt ! Vous avez vu ce gros trou de ciel bleu ? En quelques minutes, il conquiert le ciel.

Et avec le ciel bleu, le soleil et sa douce chaleur. Diable, qu’est-ce que ça fait du bien !

Comme il est tôt, nous remontons vers Le Crot, histoire de rallonger la balade.

Le Crot.

La Pessette, le soleil a déjà disparu. Nous décidons de faire le détour par La Dunanche. Le berger est en train de monter les fils. En descendant vers le bout du pâturage, il se passe deux choses : d’abord, nous sommes rejoints par Romain, Aline et leur chien Lover. Romain est un des gardiens protecteurs de la cabane des Rochers. Nous correspondons depuis quelques années et nous nous sommes rencontrés pour la première fois… la semaine passée. Par hasard. Et re-belote aujourd’hui. Nous savions que le monde était petit, mais pensions que le Jura plus grand. Raté. La seconde chose est la découverte de fleurs que nous n’avions jamais encore vues : des dents de chien.

Nous contournons Le Rebattiau et arrivons aux environs de La Chaumette où une affiche prévient le randonneur que les fils sont électrifiés, afin de lutter contre les sangliers. De là, la voiture n’est pas loin : nous remontons le long du camping du Jubilet par la piste forestière.

Flore du jour
Jonquille - Narcissus Jonquilla
Jonquille – Narcissus Jonquilla

Une première ! Nous n’avions jamais, mais jamais vu ces fleurs.

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Identification en cours
Identification en cours
Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

Au Petit Pré de Rolle.

Au Crêt de la Neuve.

Pas contents : il pleut, il neige et il vente. La totale !

17 avril 2021

Grand beau au réveil avec une température annoncée en-dessous de 0°, et un ressenti de -7°. Ça c’est dit. Celui ou celle qui a dit « en avril ne te découvre pas d’un fil » était un sage. Prudents, nous ajoutons une couche dans les sacs.

Ce matin, Stefano prend la route de l’Asse puis enchaîne sur la route de St-Cergue. Il fait beau, ça je l’ai déjà dit et donc les écueils sur la route sont nombreux, à savoir des pelotons de vélos et des motos. Nous prenons notre mal en patience et pensons aux riverains qui vont avoir le bonheur d’entendre les moteurs vrombir toute la journée. Une moto nous dépasse, un genou au sol dans le virage. Il revient en sens inverse quelques minutes plus tard, mordant sur la ligne blanche. En bas de la côte, un garage bien placé lui permettra de refaire le plein, une fois le réservoir vide. A chaque parking, deux, trois ou plus motards sont arrêtés, le pied à terre. Pas besoin d’être un devin pour imaginer les sujets de leur discussion.

Nous sommes numero uno sur le parking de La Givrine.

Le chalet de la Givrine, dont nous mangeons le fromage toute l’année, grâce à l’épicerie de notre village. Le meilleur n’est pas le gruyère mais simplement le fromage de La Givrine.

Voilà Stefano. Gants, bonnets, leggings sous le short, veste molletonnée. De tout l’hiver, nous n’avons jamais été aussi couverts.

La montée au Pré du Four n’a même pas le mérite de nous réchauffer.

Ce coin du Jura est assez rocailleux, ce qui lui donne un charme particulier.

Nous arrivons au Grütli, désert.

Ce n’est que lorsque nous montons vers la cabane du Carroz que nous commençons à avoir chaud.

Sans surprise, la neige devient omniprésente. Nous sommes contents d’avoir ré-ouvert le coffre de la voiture afin de prendre nos bâtons.

Là, nous sommes au-dessus de L’Arzière. En face, Le Noirmont.

L’Arzière nous semble déserte, ce qui serait à marquer dans les annales. En nous approchant, nous repérons une porte ouverte, une table, des chaises, et des convives.

Nous partons vers l’est, en direction du Croue.

La citerne, près du chalet du Croue. On se rend bien compte de l’épaisseur de la couche de neige restante.

On se demande bien ce que les vaches vont manger cet été. Des cailloux ? Heureusement, la surface du pâturage, qui va jusqu’au Mont Pelé, compense la faible densité de l’herbe.

C’est au Crêt des Danses que Stefano me fait miroiter la pause de midi. La bise nous fait nous réfugier en contre-bas de la croix, afin de se mettre à l’abri.

 

Itinéraire du jour

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Autoportraits du jour

Au Crêt des Danses.

Pareil.

11 avril 2021

En partant, nous nous disons qu’il ne peut pas faire plus froid qu’hier. Et comme nous avons survécu, nous repartons en short, mais avec un caleçon en laine dessous. Pas fous, les Two Swiss Hikers.  Nous laissons la voiture au parking des Abériaux, non loin des Orgères.

Et oui, on peut le voir grâce à l’ombre sous la voiture. Le soleil laisse échapper quelques rayons.

Nous traversons les bois d’Oujon.

Nous arrivons à La Conriéry. C’est en regardant le premier bâtiment qu’on se rend compte de l’énormité de la grange.

Flore du jour
Crocus - Crocus Albiflorus
Crocus – Crocus Albiflorus
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Autoportraits du jour

A la cabane de Rochefort. Il fait encore beau. Enfin, disons qu’il ne pleut pas.

A la Grande Enne. Il ne fait plus beau du tout.

10 avril 2021

De la douceur presque estivale de la mi-mars, nous sommes passés au froid glacial auquel nous pourrions nous attendre pour les Saints de Glace. Qui ne sont que dans un mois. Les agriculteurs et maraîchers sont désespérés : le gel de ces derniers jours a détruit des récoltes entières. Les vignerons font brûler des bougies dans leurs vignes pour tenter de réchauffer l’atmosphère. Pour compléter ce joli tableau, il souffle un petit vent sournois qui délivre, sporadiquement, de violentes rafales.

Nous laissons la voiture au parking de la Pessette. Il est 11h et malgré le temps maussade, 3 ou 4 voitures sont déjà là.

Voici La Pessette, justement, qui surplombe le parking.

Nous partons vers Le Crot. Le froid nous fait accélérer le pas.

La montée qui nous emmène au Planet a le mérite de nous réchauffer et c’est avec une seule couche que nous arrivons en haut du raidillon. Mauvais calcul car le vent nous accueille.

Le Planet, sous la grisaille. Banal. Alors qu’il peut être si beau sous le soleil…

Nous traversons le pâturage dans toute sa longueur et arrivons sur la route qui mène à La Perroude de Vaud. Nous croisons un groupe de randonneurs qui avouent avoir froid pour nous avec nos shorts. Ils nous disent qu’ils en sont à leur 3ème jour de randonnée. Lorsque je leur fais remarquer que leurs sacs sont tout petits, ils nous expliquent qu’ils dorment à l’hôtel. Comme cette nuit, à l’hôtel du Marchairuz.

Nous avons renoncé à espérer que le soleil se montre. Au moins, dis-je à Stefano, tu ne pourras pas dire que les nuages ont gâché la journée. Vu qu’ils sont là depuis le départ ! Il peste en italien, pour la forme et pour me faire rire. Ça marche à tous les coups. Nous suivons la route, appréciant son confort. Elle nous permet d’avancer d’un bon pas, et de nous raconter nos quatre jours de travail respectifs. Et des choses, y’en a à raconter !

La Rionde Dessous.

La neige occupe encore une belle portion du pâturage de la Rionde Dessus.

La sortie du pâturage et le début de la montée vers la Petite Chaux.

Nous constatons que la cavité que nous avons vue en train d’être creusée a été étayée par de grosses poutres. Des planches en protègent l’accès. Nous estimons que c’est un point d’entrée qui doit rejoindre des galeries souterraines.

Le pâturage de la Petite Chaux.

L’heure du déjeuner approche. Nous montons à La Place d’Armes où nous savons que nous pourrons nous abriter du froid, à condition que personne n’ait eu la même idée. Le refuge est encore propret, et aucune graffiti extérieur ou intérieur ne vient le défigurer. Le balais a disparu, les bougeoirs en aluminium vides ou en passe de l’être commencent à s’accumuler mais, à part ça, il est en parfait état.

De là, Stefano me propose de descendre vers les Petits Plats pour remonter par le sentier de la Vierge des Begnines. Proposition approuvée avec enthousiasme.

Le chalet à Roch Dessous.

Nous arrivons à La Rinaldi, encore plus neuf et propret que La Place d’Armes.

Nous partons encore vers le nord pour arriver aux Petits Plats.

Chez Bonaparte, ce petit chalet que les propriétaires nous ont invités à visiter, l’été passé.

Et là, cette grange qui nous projette dans l’ouest américain. Bon, je l’avoue, un peu moins depuis l’ajout des panneaux solaires.

Nous trouvons le départ du sentier qui remonte aux Bénignes. Une vague trace laissée dans la neige le matérialise, de même que des croix roses-rouges à intervalle régulier sur des troncs.

Nous nous appliquons à rester le plus proche possible du tracé de la carte car il y a quelques trous dans les environs. Ce serait dommage d’y tomber !

La vierge.

C’est la première fois que nous y passons l’hiver.

Nous retrouvons la route qui contourne les bois du Couchant et arrivons au chalet Le Fossile.

La combe des Bégnines, toujours aussi jolie, sous le soleil ou sous les nuages.

Là c’est en direction du chalet Le Couchant.

Et ici, à l’opposé, en direction du chalet Les Bégnines, depuis Le Couchant.

Nous descendons vers La Bassine. La piste de ski de fond, sur laquelle nous avions vu une dame skier il y a 2 semaines n’est plus qu’un souvenir.

Une fois sur la route, nous y restons jusqu’au parking. Le vent a forci et nous sommes contents d’arriver à la voiture et de nous mettre au chaud.

Itinéraire du jour

C’est ici et c’est chez Suisse Mobile.

Autoportraits du jour

A la Petite Chaux.

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À propos de Marie-Catherine

Randonneuse, blogueuse et photographe amateur chez Two Swiss Hikers.

En phase de préparation de voyage, je m'occupe du choix voire de l'achat du matos et organise les bagages. Ma principale activité consiste à me réjouir des vacances qui arrivent ! Je deviens plus active au retour : il faut trier les photos (et des photos, il y en a...) et rédiger les billets de ce blog.

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